Stratégies
A-E

A | B | C | D | E


A  

Acide folique

L’acide folique est une vitamine du groupe B, nécessaire pour maintenir le corps humain en santé. Il aide également à prévenir les malformations du tube neural, c’est-à-dire des malformations congénitales telles que le spina-bifida (défaut de fermeture d’une partie du canal rachidien) et l’anencéphalie (défaut de développement du cerveau).

Le spina-bifida et d’autres malformations du tube neural se manifestent entre la troisième et la quatrième semaine du développement du foetus, avant même que la plupart des femmes ne sachent qu’elles sont enceintes.

Santé Canada recommande à toutes les femmes en âge de procréer de prendre de l’acide folique quotidiennement afin de prévenir les malformations du tube neural.

Les femmes devraient prendre 0,4 mg d’acide folique tous les jours, avant la conception et durant les quatre premières semaines de la grossesse. Les résultats de recherches scientifiques confirment que la consommation d’acide folique avant la conception permet d’obtenir une réduction de l’incidence du spina-bifida allant jusqu’à 50 pour 100.

Renseignements : L’Association de spina-bifida et d’hydrocéphalie du Canada, 388, rue Donald, bureau 220, Winnipeg (Manitoba), R3B 2J4, tél. : 1 800 565-9488, téléc. : (204) 957-1794, courriel : spinab@mts.net




Activités socioculturelles et sportives

Sommaire du projet : activités para-scolaires; sports; activités socioculturelles; climat de l'école; responsabilisation

Établissement : École secondaire Samuel-de-Champlain

Personne-ressource : Léo Dufour

Objectifs du projet : Permettre à plusieurs adolescents d'explorer, de découvrir et de développer leurs goûts et leurs habiletés
Responsabiliser les jeunes et développer leurs compétences

Description de l'intervention : Près de 200 élèves participent à des activités socioculturelles — photographie, harmonie, théâtre, piano, guitare, improvisation, coop étudiante, radio étudiante. Près de 300 élèves sont inscrits à des activités sportives : badminton, basket-ball, volley-ball, hockey sur table, haltérophilie.

Renseignements : École secondaire Samuel-de-Champlain, 2740 avenue Saint-David, Beauport (Giffard), G1E 4K7, Téléphone: (418) 666-4530, Télécopie: (418) 666-4513
C.S.: CS des Premières-Seigneuries
Région: Québec




Alberta Registered Apprenticeship Program

L’apprentissage allie la formation en cours d’emploi offerte sous la supervision d’une personne de métier qualifiée (un compagnon) avec des leçons en salle de classe données dans un établissement de formation postsecondaire.

Il s’agit d’un partenariat. Par l’entremise d’un compagnon, l’employeur fournit la plupart de la formation que requiert l’apprenti pour apprendre son métier. Afin de faciliter ce partenariat, le ministère du gouvernement de l’Alberta qui s’occupe de l’enseignement postsecondaire et du perfectionnement professionnel inscrit l’apprenti, lui offre des conseils au besoin et surveille son progrès. Le ministère fait aussi le nécessaire pour que l’apprenti reçoive sa formation de type scolaire (en salle de classe), dans un établissement de formation qui convient au métier en question.

Le site Web dont l’adresse est donnée ci-dessous offre de plus amples renseignements sur l’inscription, les genres de métiers visés par le programme, la durée de la formation et les possibilités offertes aux apprentis inscrits.

Renseignements : Apprenticeship and Industry Training, Advanced Education and Career Development, Edmonton Career Development Centre, 10155, 102 rue, Edmonton, Alberta, T5J 4L5, tél. : (780) 427-8765, téléc. : (780) 422-7376, courriel : aitinfo@gov.ab.ca, site Web : http://www.tradesecrets.org




Alexandra Park Residents’ Association

Autrefois un lieu de prédilection pour le trafic de drogues, où le crime et la violence marquaient la vie quotidienne des résidents, Alexandra Park s’est transformé en une communauté unie et dynamique, où des résidents de tout âge participent à la vie communautaire — tout cela, grâce aux efforts déployés par l’Alexandra Park Residents’ Association.

Cette association a subi une grande restructuration en 1990, lorsque les résidents du quartier, ne pouvant plus tolérer leur mauvaise qualité de vie, ont entrepris une série de projets visant le renouveau. Dotée d’un nouveau conseil de direction, l’association a renforcé ses liens avec d’autres organismes communautaires, en demandant l’aide des politiciens de la localité, des écoles, du service de police, de la Commission de logement de la communauté urbaine de Toronto, des services de la ville et d’autres organismes dans la communauté.

Avec l’aide de la Commission de logement et de représentants de la Ville de Toronto, l’association des résidents a enlevé des murs et des buissons derrière lesquels se cachaient les trafiquants de drogues et a amélioré l’éclairage dans la communauté. Elle a collaboré avec le service de police et la Commission de logement pour expulser les locataires qui avaient installé des fumeries de crack et augmenter les rondes de surveillance afin de décourager les bandes de trafiquants de drogues.

En plus de ces mesures visant l’application de la loi, l’association des résidents a collaboré avec la Commission de logement et le Groupe de travail du maire de Toronto sur la toxicomanie en vue d’élaborer un programme de prévention à l’intention des jeunes. Dans le cadre de ce programme, un coordonnateur travaillait avec un groupe de jeunes qui présentaient un risque élevé relativement à l’abus et au trafic de drogues.

L’association des résidents continue d’allouer des ressources à des activités visant à prévenir la consommation abusive d’alcool ou d’autres drogues chez les jeunes. Divers projets sont en cours, dont un projet de développement économique pour aider les jeunes à créer des petites entreprises et à obtenir une formation préparatoire à l’emploi ; des activités récréatives pour les enfants (telles que le basketball) ; et des « danses » pour les jeunes de même que d’autres activités sociales organisées au centre communautaire.

Fidèle à sa philosophie portant sur l’habilitation des jeunes, l’Alexandra Park Residents’Association assure la participation active de jeunes dans ses activités. De fait, deux jeunes sont membres du conseil de direction de l’association, composé uniquement de membres de la communauté. Le centre communautaire local, où se déroulent les activités organisées par l’association, a adopté une politique sur l’embauche des jeunes de la communauté. Au cours de la dernière année, huit jeunes ont obtenu un poste à temps partiel ou un poste saisonnier au centre.

Le travail accompli par l’association des résidents a produit des résultats tangibles dans la communauté. On dit que les résidents ont une attitude moins méfiante à l’égard des étrangers qui se présentent dans leur communauté. Les bandes de trafiquants de drogues ont été dispersées et la plupart des fumeries de crack, éliminées. Les résidents négocient présentement avec la Commission de logement en vue de la transformation de leurs logements en habitations coopératives. En 1995, le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies (CCLAT) a octroyé à l’Alexandra Park Residents’ Association son Prix d’excellence en reconnaissance des changements positifs que l’association a réussi à apporter dans la communauté, grâce à ses activités.

L’association des résidents finance le programme pour les jeunes et d’autres activités par divers moyens tels que la location de salles de bingo et des ventes de plats maison, activités qui lui rapportent plus de 30 000 $ par année. Un réseau de partenaires communautaires permet également d’obtenir le soutien permanent nécessaire aux divers programmes. Les programmes récréatifs pour les jeunes, par exemple, sont offerts en collaboration avec une école du quartier, qui permet l’utilisation de son gymnase, ainsi que la commission de logement dans la localité, qui fournit le personnel et le matériel.

Renseignements : Alexandra Park Residents’ Association, 105, Grange Court, Toronto (Ontario), tél. : (416) 603-9603

Description tirée de : FRALICK, P., et HYNDMAN, B. Youth Substance Abuse and the Determinants of Health, 1996.




Animation lecture-littérature

Sommaire du projet : lecture; bibliothèque scolaire; animation scolaire

Établissement : École La Providence

Personne-ressource : Gaëtan L'Heureux

État de la situation à l'origine du projet : Faiblesse en français écrit chez beaucoup d'élèves. Habitudes de lecture limitées chez la majorité des élèves

Objectifs du projet : Donner le goût de la lecture aux élèves

Description de l'intervention : Parni les activités réalisées dans le cadre de ce projet, mentionnous une expo-vente de livres en collaboration avec une maison d'édition. Les profits de la vente sont remis en volumes dans les classes et des rencontres ont lieu dans les classes de la maternelle à la 6e année

Résultats de l'évaluation : Les élèves démontrent un intérêt accru pour la lecture, selon les statistiques de la bibliothèque et les commentaires des parents.

Renseignements : École La Providence, 460, rue du Couvent, Saint-Tite (Québec), G0X 3H0, tél.: (418) 365-5104, téléc.: (418) 365-3132




ASAP: A School-based Antiviolence Program

Le programme ASAP a été mis sur pied par la London Family Court Clinic en collaboration avec des éducateurs et des résidents de la ville de London, en Ontario. À l’origine, ce programme visait à prévenir la violence dans les écoles secondaires et était surtout axé sur les questions connexes se rapportant aux sexes. On y incorporait ensuite des projets destinés aux écoles primaires, y compris des programmes de prévention de la brutalité et d’autres visant l’équité entre les sexes et les cultures. Les évaluations ont fait ressortir des résultats positifs et les interventions sont bien documentées dans un manuel, de même que sur des films vidéos. La mise sur pied de programmes identiques se fait présentement dans plusieurs endroits d’un bout à l’autre du pays. En plus des ressources fournies à l’échelle locale par les écoles, la communauté et le gouvernement, divers organismes ont contribué au financement du développement, de l’évaluation et de la diffusion du programme — entre autres, Santé Canada, le ministère de l’Éducation et de la Formation de l’Ontario, la London Free Press, l’Ontario Hydro Corporate Citizenship Fund, la Richard and Jean Ivey Foundation et la Fondation canadienne Donner.

Renseignements : London Family Court Clinic, 254, rue Pall Mall, bureau 200, London (Ontario), N6A 5P6, tél. : (519) 679-7250, téléc. : (519) 675-7772, courriel : info@lfcc.ca

Agent des publications : family@lon.hookup.net



  B  

The Baby Project

Le projet BABY figure parmi les vingt et un Pregnancy Outreach Programs (POP) offerts en Colombie-Britannique, soit des programmes qui offrent de l’information et du soutien aux femmes enceintes qui n’ont généralement pas recours aux services de santé prénataux traditionnels. Pour distinguer son programme des autres programmes POP de la province, le Dze I K’ant Aboriginal Friendship Centre lui a donné un nom auquel peu de futures mamans ne sauraient résister : BABY ou Best Available Baby Yet (le meilleur bébé qui soit).

Le Dze I K’ant Aboriginal Friendship Centre participe ainsi à une tentative provinciale visant à offrir des services de soutien aux femmes qui risquent de donner naissance à un bébé de faible poids ou dont la grossesse risque d’avoir d’autres résultats indésirables, tels que le syndrome d’alcoolisme foetal et les effets de l’alcool sur le foetus. Le projet BABY est le premier programme POP de la Colombie-Britannique à offrir des services dans des réserves.

Dans le cadre de ce projet, des services d’approche en cours de grossesse sont offerts aux familles à risque élevé, y compris les communautés autochtones et les communautés ethniques minoritaires. Au cours des dix-huit mois suivant l’inauguration du programme, 67 pour 100 des clients étaient autochtones, 54 pour 100 habitaient une réserve, 77 pour 100 avaient un faible revenu et 31 pour 100 avaient 19 ans ou moins. Les autres clients avaient généralement entre 19 et 25 ans.

Le projet BABY a pour objet d’encourager les femmes enceintes à modifier leur style de vie afin d’assurer le meilleur état de santé possible pour leur bébé. Les familles apprennent quels aliments permettent au foetus de bien croître, on les aide à cesser de fumer et de consommer des drogues et de l’alcool, et on encourage le soutien par les pairs et la communauté. Le projet vise également à accroître l’estime de soi des clients, à promouvoir une bonne hygiène dentaire et à encourager l’activité physique, la consultation rapide d’un médecin et l’allaitement maternel. Chaque programme POP est coordonné par une professionnelle de la santé (soit une infirmière, soit une diététiste ou nutritionniste professionnelle), mais la majorité des services directs aux clients sont fournis par des pairs ou des conseillers non professionnels qui habitent la même localité.

Le succès du projet BABY tient en partie au soutien offert par les communautés desservies. Les dons de nourriture, de vêtements de grossesse, de vêtements pour enfants, de matériel éducatif et de meubles, de même que des recommandations données par des organismes, des professionnels de la santé et de l’éducation et autre, ou des recommandations données à l’intention de ces intervenants, permettent d’assurer la prestation du programme.

Le comité consultatif du programme tient des réunions régulières (tous les deux mois) afin de guider les intervenants, d’étudier les progrès réalisés et de prévoir tout changement nécessaire. Une infirmière de la santé communautaire, un médecin, un conseiller en matière d’alcool et de drogues, une ancienne cliente, un travailleur social, un travailleur en soutien familial et le directeur général du Friendship Centre siègent à ce comité.

Renseignements : Coordonnateur du programme, The BABY Project, Dze I K’ant Aboriginal Friendship Centre, C.P. 2920, Smithers (Colombie-Britannique), V0J 2N0, tél. : (604) 847-5211, téléc. : (604) 847-5144




Bear Creek Park

Le parc Bear Creek est une réussite qui témoigne des bienfaits de l’implication des jeunes dans la planification et le développement communautaires. Le service récréatif de Surrey avait invité les jeunes à participer à la conception du parc Bear Creek. Résultat : ces derniers pourront jouir d’un planchodrome, d’un mur d’escalade, d’une piste de patinage à roues alignées et d’un carré de jeu avec un demi-court. Des jeunes ont participé à toutes les étapes de la planification et assureront l’exploitation sans heurt des installations une fois le tout construit.

Renseignements : Gaston Royer, Surrey Parks and Recreation, 7452, 132e Rue, Surrey (Colombie-Britannique), V3W 4M7, tél. : (604) 501-5065

Description tirée de : Promouvoir des apports positifs pour les jeunes de douze à dix-huit ans, Conseil national de prévention du crime, mai 1997.




Bébés en santé, enfants en santé

En 1997, le gouvernement de l’Ontario a lancé un programme provincial visant à améliorer les possibilités de santé des enfants dès la petite enfance. Dans le cadre de ce programme, intitulé « Bébés en santé, enfants en santé », on repère les enfants de la naissance à l’âge de six ans qui risquent d’avoir une mauvaise santé sur le plan social, affectif, cognitif et physique, et on intervient afin d’aider à leur assurer un meilleur départ dans la vie.

Les visiteurs non professionnels à domicile constituent un élément unique du programme. Lorsque le personnel hospitalier détermine qu’un nouveau-né est à risque, il dirige les parents vers le programme. Les parents qui décident d’y participer bénéficient des services d’un parent dûment formé, qui sera supervisé par un professionnel de la santé ou des services sociaux et qui leur fournira des conseils ainsi que du soutien affectif en vue de leur permettre d’améliorer leurs compétences parentales.

Le gouvernement provincial s’attend à ce qu’environ 25 pour 100 des 150 000 bébés qui naissent généralement chaque année dans la province, c’est-à-dire 37 500 bébés, soient dirigés vers les bureaux de santé publique. De ce nombre, il estime que 9 000 bébés auront besoin des services d’un visiteur non professionnel à domicile.




Black Learners Advisory Committee

Le Black Learners Advisory Committee (BLAC), en Nouvelle-Écosse, a constaté que le taux de décrochage scolaire chez les jeunes hommes noirs était de 57 pour 100, tandis qu’il était de 42 pour 100 chez les autres hommes de 15 à 18 ans. La probabilité de décrochage chez les jeunes femmes noires était 25 pour 100 plus élevée que chez les femmes qui n’étaient pas noires. Plusieurs facteurs motivaient souvent les élèves noirs à quitter l’école. Bon nombre des décrocheurs (76 pour 100) disaient qu’ils ne s’intéressaient pas à l’école ou s’y ennuyaient; 69 pour 100 devaient travailler; et près de la moitié (42 pour 100) avaient des problèmes personnels ou familiaux. De plus, 12 pour 100 ont quitté l’école à cause du racisme, tandis que 4 pour 100 ont dû quitter à la demande des autorités scolaires.

Dans son rapport, le comité BLAC signale que les écoles doivent être beaucoup plus sensibles aux besoins particuliers des élèves noirs. De nombreux décrocheurs ont décrit un milieu scolaire aliénant, dans lequel ils recevaient peu ou pas d’encouragement ou de direction. Ils devaient également composer avec des enseignants insensibles qui avaient parfois des préjugés.

Le comité BLAC a conclu, dans son rapport, que la société et les écoles doivent combattre le désespoir que ressentent beaucoup d’enfants noirs en leur offrant un renforcement positif, en les félicitant et en les encourageant.

Renseignements : Council of African Canadian Education, 2021, rue Brunswick, C.P. 528, Halifax (Nouvelle-Écosse.), B3J 2S9, tél.: (902) 424-2678. Black Report on Education, Readdressing Inequity, Empowering Black Learners, 1994.

Description tirée de : Le progrès des enfants au Canada, 1996.



Bridges Employability Project
Dans le cadre du Bridges Employability Project, on a découvert que les femmes qui étaient victimes d’abus pendant leur enfance ou leur jeunesse et qui reçoivent de l’aide financière du gouvernement peuvent devenir autonomes sur le plan financier, mais que cela leur prendra plus de temps que les six mois généralement alloués en vertu des directives de financement d’Emploi et Immigration Canada. En outre, ce projet démontre que si ces femmes doivent pouvoir se libérer de la nécessité d’avoir recours à l’aide financière du gouvernement, il faut répondre à leurs besoins en leur offrant du soutien, du counseling et un suivi individuels et intensifs.

Le profil des femmes qui ont bénéficié du programme Bridges suggère également que les femmes qui ont été maltraitées et qui doivent avoir recours à des programmes d’amélioration de l’aptitude au travail sont plus susceptibles, comparativement aux autres femmes qui reçoivent de l’aide financière, d’avoir divers problèmes qui s’ajoutent aux difficultés qu’elles éprouvent concernant l’emploi. De fait, elles sont plus susceptibles :

  • d’avoir été victimes d’abus pendant leur enfance;
  • d’être des mères célibataires de jeunes enfants qui requièrent des services de garde ;
  • d’avoir un niveau de scolarité inférieur à la 12e année;
  • de ne pas avoir eu de formation antérieure liée à l’emploi;
  • d’avoir quitté la maison à un âge plus jeune;
  • d’avoir eu un emploi de courte durée;
  • de ne pas avoir eu d’emploi stable;
  • d’être en mauvaise santé;
  • d’avoir eu ou d’avoir présentement un problème relatif à la consommation abusive d’alcool ou d’autres drogues.

Les coordonnateurs du projet soulignent la nécessité de remédier à toute la gamme de problèmes qui créent des obstacles à l’emploi pour les femmes maltraitées. C’est seulement ainsi que ces femmes pourront à la longue devenir autonomes sur le plan financier.

Le projet a donné lieu à la préparation d’une trousse intitulée Building Bridges: A Guide for Setting Up an Employability Project for Women Abuse Survivors in Your Community. Cette trousse unique a été rédigée par Arlene Wells et réalisée par la Bridges for Women Society de Victoria, Colombie-Britannique, en 1994. Elle montre aux communautés par quels moyens aider les femmes maltraitées qui cherchent le rétablissement en devenant autonomes sur le plan personnel et financier. Le programme Bridges vise à améliorer l’aptitude au travail des femmes qui ont été victimes d’abus. Des évaluateurs ont comparé ce programme à un autre programme du même genre destiné à l’ensemble de la population. Ils ont conclu que les femmes qui ont été maltraitées ne bénéficieraient probablement pas autant du programme général, puisqu’elles ont besoin des services supplémentaires offerts dans le cadre du programme Bridges.

Renseignements : C.P. 5732, Succursale B, 519, rue Pandora, Victoria (Columbie-Britannique), V8R 6S8, tél. : (250) 385-7410, téléc. : (250) 385-7459




Bureau des services à la jeunesse d’Ottawa-Carleton

À Ottawa, un grand nombre d’organismes se sont mis ensemble pour se pencher sur la question de l’itinérance et de la violence chez les jeunes. Le Bureau des services à la jeunesse (BSJ) agit en tant que courtier pour la gamme de services offerts dans la ville, au lieu d’abriter les organismes membres sous un seul toit. Les jeunes de la rue ont bien accepté les efforts du BSJ. Un certain nombre de solutions communautaires innovatrices ont été élaborées, notamment un projet d’emploi pour les jeunes, dans le cadre duquel les entreprises du centre-ville appuyaient les efforts déployés par les jeunes de la rue et les jeunes sans abri en vue de créer et de gérer leur propre entreprise artisanale.

Renseignements : 1338 ½, rue Wellington, Ottawa (Ontario), K1Y 3B7, tél. : (613) 729-1000, téléc. : (613) 729-1918, site Web : http://www.ysb.on.ca/e000main.htm

Description tirée de : Caputo, T., et Kelly, K., 1996.


  C  

Campagne de nettoyage du sol contaminé au plomb de South Riverdale

Action communautaire afin de nettoyer le sol contaminé au plomb dans le quartier.
Renseignements : Nita Chaudhuri, agente de promotion de l’hygiène du milieu, 119, rue Queen Est, Toronto (Ontario.), M4M 1K7, tél. : (416) 469-3917




Canadian Mothercraft’s Birth Companion

Renseignements : Kim Hiscott, 475, avenue Evered, Ottawa (Ontario) K1Z 5K9, tél. : (613) 728-1839, téléc. : (613) 728-0097




CAPSLE - Community Alternative Program for Suspended Learners in Etobicoke

Ce programme volontaire offre un soutien intensif aux apprenants âgés de 10 à 18 ans qui ont été renvoyés de l’école pour une longue période durée (de 6 à 20 jours). L’objectif est d’aider l’apprenant à réintégrer l’école, sa famille et sa communauté, en adoptant des solutions de rechange positives à son comportement actuel ainsi que des nouvelles stratégies visant la réussite à tous points de vue. Le personnel affecté au programme communique avec les fournisseurs de services communautaires, le personnel des écoles et le service de police de la localité afin de pouvoir offrir aux apprenants un soutien aux études, l’apprentissage des habiletés à la vie quotidienne, du counseling individuel, du soutien en matière de perfectionnement professionnel, des programmes parascolaires, des séances d’information et des services d’approche pour les parents. Le programme met ainsi à la disposition des apprenants, de leur famille et de leur école un vaste réseau offrant un soutien continu. Le processus est amorcé dès l’admission au programme et l’apprenant continue de bénéficier du soutien offert jusqu’à la fin du processus de réadmission à l’école d’accueil.

Renseignements : Etobicoke Board of Education, 1 Civic Centre Court, Etobicoke (Ontario) M9C 2B3, tél. : (416) 394-4953, téléc. : (416) 394-4965

Description tirée de : Promouvoir des apports positifs pour les jeunes de douze à dix-huit ans, Conseil national de prévention du crime, mai 1997.




CATCH

Ce programme communautaire, offert dans Hamilton Est et à Stoney Creek, vise à :

  • assurer la participation réelle de la communauté à la prise de décisions concernant la planification de stratégies qui permettront d’améliorer son environnement;

  • promouvoir un mode de vie sain pour les enfants, les familles et la communauté en améliorant les systèmes de soutien et de soins communautaires

  • assurer un environnement plus sécuritaire pour les enfants (à l’intérieur comme à l’extérieur du domicile).

Renseignements : Coordonnateur du projet, tél. : (905)546-4295, ou Heather Thomas, tél. : (905)525-9140, poste 22404, téléc. : (905)546-4389




Centre national d’information sur la violence dans la famille

Le Centre national d’information sur la violence dans la famille (CNIVF) est un centre de ressources national auprès duquel tous les Canadiens peuvent obtenir de l’information sur la violence dans la famille ainsi que des solutions à cet égard. De nombreuses publications paraissent sur le site Web dont l’adresse est donnée ci-dessous. Une bibliothèque et une collection de films vidéos sont également mises à la disposition du grand public.

Renseignements : Santé Canada, Direction générale de la promotion et des programmes de santé, Immeuble Jeanne-Mance, 18e étage, repère postal 1918c2, Pré Tunney, Ottawa (Ontario), K1A 8C2, tél. : 1 800 267-1291 ou (613) 957-2938, téléc. : (613) 241-8930, site Web : http://www.hc-sc.gc.ca/hppb/familyviolence/index.html




Chicago Child-Parent Center Program

Le Chicago Child-Parent Center Program offre des services globaux dans le domaine de l'éducation, de la famille et de la santé à des enfants provenant de familles à faible revenu qui participent à des programmes parallèles dans 25 établissements de Chicago, en Illinois. Il comprend un programme préscolaire par demi-journée pour les enfants de 3 et 4 ans, des classes maternelles par demi-journée ou journée complète et des services scolaires à l'intention des enfants de 6 à 9 ans des écoles affiliées.

Une étude de suivi menée sur 15 ans a été effectuée sur les effets à long terme du Child-Parent Center Program pour ce qui est des réalisations en matière d'éducation et des arrestations juvéniles. L'importance de cette démarche vient du fait qu'il s'agit de la première étude sur les répercussions à long terme d'un programme préscolaire de grande envergure mis en place par des arrondissements scolaires et des organismes de services sociaux. Jusqu'à maintenant, de telles études mettaient l'accent sur les effets de programmes pilotes plutôt que sur des programmes en établissement à grande échelle financés par l'État ou le gouvernement fédéral.

Les résultats de l'étude ont révélé que, comparativement au groupe témoin, les enfants qui ont bénéficié de l'intervention préscolaire durant une ou deux années avaient un meilleur taux d'achèvement des études secondaires, davantage d'années d'instruction et un taux inférieur d'arrestation juvénile, d'arrestation pour crime avec violence et d'abandon scolaire. Les auteurs en ont conclu que la participation à un programme établi d'intervention préscolaire pour les enfants provenant de famille à faible revenu favorise de meilleurs résultats jusqu'à l'âge de 20 ans pour ce qui est de l'éducation et de la vie sociale. Ces conclusions prouvent que les programmes administrés par l'entremise des écoles publiques peuvent promouvoir la réussite à long terme des enfants.

Renseignements : (Pour plus d'information sur la recherche) Arthur J. Reynolds, Waisman Center on Mental Retardation and Human Development, University of Wisconsin - Madison, 1500 Highland Ave., Madison WI 53705. Courriel : ajreynol@facstaff.wisc.edu




Child Friendly Calgary’s Youth Volunteer Corps and Youth Advisory Council to the Mayor

Conseiller le maire au sujet des politiques municipales, faire la critique d’une exposition dans un musée, évaluer un restaurant, aider des aînés dans un foyer - voilà des activités typiques auxquelles s’adonnent les adolescents qui participent au Youth Volunteer Corps et au Youth Advisory Council to the Mayor, de l’organisme Child Friendly Calgary. L’objectif de cet organisme est de sensibiliser davantage la ville aux besoins des enfants et de faire participer les jeunes à la vie communautaire.

Cet organisme proactif, sans but lucratif, chapeaute plusieurs projets. En plus du corps de jeunes bénévoles et du conseil consultatif, lesquels comptent 250 et 30 membres respectivement, Child Friendly Calgary a mis sur pied les projets suivants : une fondation pour les jeunes, dirigée par des adolescents, qui recueille des fonds pour des œuvres de bienfaisance; le programme Peace Heroes, qui favorise un milieu d’apprentissage pacifique dans les écoles; un programme d’agrément dans le cadre duquel des adolescents bénévoles inspectent des entreprises qui veulent obtenir la désignation « pro-enfants »; et un programme à l’intention des enfants qui accompagnent leurs parents, venus à Calgary pour assister à un congrès.

Le fait d’accorder la priorité aux enfants dans la communauté a produit des résultats tangibles. La communauté est bien plus sensible aux besoins de ses enfants et recherche activement l’opinion des jeunes sur des questions qui les touchent. Les membres du corps de jeunes bénévoles travaillent dans 50 organismes sans but lucratif dans toute la communauté et leurs efforts, de même que leur énergie, sont fort appréciés.

Quant aux adolescents, les programmes de Child Friendly Calgary leur donnent l’occasion d’exprimer leurs opinions concernant les affaires municipales, de prendre leurs responsabilités à l’égard de leur communauté et de se faire une bien meilleure idée de tout le travail que représente la gestion d’une ville.

Renseignements : Child Friendly Calgary, 720, édifice Lancaster, 304, 8e Avenue Sud-Ouest, Calgary (Alberta.), T2P 1C2, tél. : (403) 266-5448, téléc. : (403) 265-1932, site Web : http://www.calcna.ab.ca/populati/communit/friendly/friendly.html

Description tirée de : Les enfants du Canada, 1996.




Children Learning for Living

Le projet Children Learning For Living (CLFL), du conseil scolaire d’Ottawa, offre à l’intention des élèves de la maternelle à la 5e année des programmes d’études portant sur des sujets tels que les sentiments, la communication et la résolution de problèmes. Il comprend également le programme Amigo, qui vise à enseigner aux élèves de la 5e et de la 6e année des jeux de plein air qu’ils enseignent ensuite à des élèves plus jeunes. D’après les évaluations non officielles qui ont été effectuées, les résultats sont positifs. Les enseignants disent qu’ils passent moins de temps à régler des problèmes sociaux. Les administrateurs des écoles signalent moins de problèmes dans les terrains de jeux et moins d’exclusions temporaires. Les efforts sont axés sur la résolution de problèmes, avec l’aide des enfants, au lieu de la discipline.

Renseignements : superviseur, CLLP, Ottawa Board of Education




City of Vancouver Civic Youth Strategy

Le défenseur des intérêts des enfants et des jeunes et le gestionnaire des services aux jeunes du service Parks and Recreation de Vancouver assurent conjointement la présidence du programme Civic Youth Strategy, dont l’objectif est d’offrir des services de soutien aux enfants et aux jeunes. Dans le cadre de ce programme, des jeunes participent activement au développement et à la prestation des services municipaux qui ont une influence directe sur eux, et des groupes dirigés par des jeunes servent de ressource aux urbanistes lors de consultations.

Renseignements : Social Planning Department, 250, édifice West Heritage, City Square, C.P. 96, 555, 12e Avenue Ouest, Vancouver (Colombie-Britannique), V5Z 3X7, tél. : (604) 871-6032

Description tirée de : Promouvoir des apports positifs pour les jeunes de douze à dix-huit ans, Conseil national de prévention du crime, mai 1997.




Club de garçons et filles du Canada : initiative Vie active

Le programme Jeunes à risque, qui fait partie de l’initiative Vie active du Club de garçons et filles du Canada, encourage l’activité physique chez les jeunes et offre à ces derniers la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences qui leur permettront d’accroître leur estime de soi de même que leur capacité de prise de décisions et de leadership.

Le club d’Ottawa-Carleton est l’un des trois clubs qui ont participé au projet-pilote Jeunes à risque en 1995. Les autres clubs étaient situés à Red Deer, en Alberta, et à Saint John, au Nouveau-Brunswick. Voici des exemples des activités entreprises dans le cadre du projet-pilote :

À Ottawa-Carleton, des matchs de basketball organisés tard le soir aident à garder les jeunes occupés et à les éloigner du crime. Le basketball n’est pas simplement un jeu puisqu’il permet aux joueurs d’acquérir des compétences ayant trait au leadership, à la résolution de conflits et aux communications. Un programme de soutien en matière de leadership, conçu à l’intention des filles, donne aux adolescentes la formation nécessaire pour arbitrer les matchs.

Dans le cadre de son Outdoor Adventure Program, le club de Red Deer a organisé des randonnées pédestres, des excursions de ski de fond et d’autres activités de plein air pour aider les enfants à acquérir de nouvelles capacités physiques. Ce projet visait également à aider les jeunes à développer leur estime de soi et à avoir confiance en eux-mêmes.

À Saint John, le Club de garçons et filles a collaboré avec les écoles afin d’offrir aux jeunes des activités internes après les classes.

En Nouvelle-Écosse, le Club de garçons et filles de Cole Harbour a proposé un programme qui favorise l’activité physique en plus d’offrir aux jeunes la possibilité de se prononcer sur des sujets qui les touchent de près.

À Calgary, le Club des garçons et filles travaille à la conception d’un projet qui aidera les adolescentes à surmonter les obstacles à la participation régulière à des activités physiques et à des loisirs.

Renseignements : 412, rue Nepean, Ottawa (Ontario), K1R 5G7, tél. : (613) 232-3951, poste 22, téléc. : (613) 230-0891, site Web : http://www.boys-girls.com




Club de Lecture

Sommaire du projet : lecture; français; encadrement pédagogique; enseignement stratégique.

Établissement : École des Perséïdes

Personnes-ressources : Mireille Lépine, Louise Fraser

Objectifs du projet :

  • Faire acquérire des habitudes et habiletés de lecture.
  • Permettre aux titulaires d'évaluer les enfants en difficulté et de réajuster leur enseignement à chaque semaine.
  • Permettre à un groupe de parents de participer à la vie scolaire et de donner leur point de vue.
  • Permettre à chaque parent bénévole de mieux connaître son groupe et d'intervenir de façon plus efficace.

Description de l'intervention :
Les parents des élèves de pre année sont invités à participer à des activités de classe. Il y a d'abord formation des parents bénévoles, par une enseignante, sur les aspects suivants : stratégies de lecture et présetation des objectifs du projet.

Une heure par semaine est prévue pour l'activité. La période peut être augmentée à deux heures par semaine.

Renseignements : École des Perséïdes, 1020 Simonne, Pointe-Calumet (Québec), J0N 1G5, Télé.: (450) 623-9494, Téléc.: (450) 623-2289



Club spécial des naissances

Depuis sa création en janvier 1990, le Club spécial des naissances de Kingston, en Ontario, suscite l’intérêt d’un bout à l’autre du pays. Plus de 95 organisations se sont inspirées du modèle du club pour établir leur propre programme prénatal et les demandes d’information ne cessent d’arriver.

Le Club spécial des naissances est un programme prénatal du centre de santé communautaire de Kingston Nord, dans un quartier que l’on appelle « l’autre côté de la voie ferrée ». Le caractère unique du programme tient à deux choses : le style d’apprentissage actif et le groupe de clients (adolescentes et femmes enceintes de moins de 23 ans et femmes enceintes célibataires de moins de 30 ans). Les adolescentes et les jeunes femmes célibataires enceintes sont à risque élevé d’avoir un bébé de faible poids à la naissance en raison de facteurs comme l’alimentation, le style de vie et la pauvreté. La faiblesse du poids à la naissance, en retour, peut entraîner de nombreux problèmes de développement chez les enfants.

La clientèle du club est difficile à attirer aux programmes prénataux. Les adolescentes, en particulier, ont tendance à délaisser les cours prénataux traditionnels parce que l’atmosphère et le format des cours existants ne répondent pas à leurs besoins. Les participants des cours traditionnels sont habituellement des couples à revenu moyen qui sont plus vieux que les adolescentes, et les jeunes célibataires ont de la difficulté à s’identifier à eux.

Les participantes du club se réunissent chaque semaine, pendant deux heures, après l’école ou le travail. Bien que le programme puisse être adapté à une clientèle multiculturelle, la plupart des participantes de la région de Kingston sont des adolescentes à faible revenu, de race blanche et de langue anglaise qui sont nées au Canada. Beaucoup d’entre elles fréquentent l’école secondaire, mais prévoient abandonner à la naissance du bébé avec l’intention d’y retourner ou de se trouver un emploi par la suite. Certaines sont célibataires, d’autres ont un partenaire, mais la plupart ont une relation instable. Lors d’une séance récente, le pourcentage de femmes ayant un partenaire était d’environ 50 pour cent.

Le club présente l’information sur la santé de façon positive, créative et amusante. On utilise des techniques d’apprentissage actives conçues pour les adolescentes enceintes, comme des jeux et des activités sur les habiletés à la vie quotidienne. Chaque séance est coanimée par une pair qui est aussi diplômée du programme.

Le club agit un peu comme un tremplin pour amener les membres à participer à d’autres programmes du centre de santé. Le Rock and Rattle Club est un groupe de soutien parent-bébé pour les diplômées du programme prénatal. Il offre de l’éducation et un soutien et donne aux jeunes parents l’occasion de se rencontrer avec leurs bébés afin de socialiser. Le Rock and Rattle Club a été créé, en septembre 1990, après que les membres du premier groupe du Club spécial des naissances ont manifesté le désir de continuer à se réunir en tant que groupe après la naissance des bébés. Le club continue à s’épanouir. Community Kitchens, une autre initiative issue du programme cadre, permet aux participantes de se réunir pour créer des repas à bon marché, acquérir des techniques de cuisine nutritive et préparer des repas à emporter à la maison.

L’administration et le personnel des écoles secondaires de la région s’intéressent vivement au Club spécial des naissances. À l’automne de 1990, on a pris les dispositions nécessaires pour que les élèves enceintes obtiennent un crédit partiel pour la participation au programme.

Renseignements : coordonnatrice de la promotion de la santé, Club spécial des naissances (Special Delivery Club), North Kingston Community Health Centre, 400, av. Eliot, Kingston (Ontario) K7K 6M9, tél. : (613)542-2949; téléc. : (613) 542-5486




Colorado Task Force on Parent Education and Involvement

Le Governor’s Task Force on Parent Education and Involvement a pour objectif de promouvoir l’éducation, le soutien et la participation des parents au Colorado. Ce groupe de travail a élaboré plusieurs recommandations, qui sont soumises à une étude approfondie en vue d’amorcer une discussion sur les besoins et les intervenants qui pourraient répondre à ces besoins. Les particuliers, les employeurs, les écoles, les organismes civiques, communautaires et religieux, les fournisseurs de services de santé, les médias et tous les échelons du gouvernement peuvent tous contribuer à assurer le respect et le soutien du rôle parental. Les recommandations sont affichées en totalité sur le site Web dont l’adresse est donnée ci-dessous.

Renseignements : Governor, 136 State Capitol, Denver, CO, 80203-1791, États-Unis, tél. : (303) 866-2471, courriel : romer@governor.state.co.us, site Web : http://governor.state.co.us/gov_dir/govnr_dir/parent/intro.htm




Communities in Schools

Les partenariats créés dans le cadre du programme Communities in Schools (CIS) permettent d’aider les jeunes qui risquent d’abandonner leurs études secondaires en leur offrant, à l’école, des ressources fournies par les entreprises, des organismes sociaux et bénévoles ainsi que des fondations. L’équipe CIS offre une expérience d’apprentissage très positive et atténue le stress qui est attribuable à des problèmes sociaux et affectifs. Pour ce faire, de petites équipes formées d’adultes bienveillants travaillent au sein de l’école, laquelle fournit les ressources nécessaires. Ce programme, mis sur pied aux États-Unis, prétend pouvoir diminuer le taux de décrochage, augmenter le nombre d’élèves qui terminent leurs études secondaires et donner aux jeunes à risque les compétences qu’ils requièrent pour obtenir un emploi. Lors de deux projets-pilotes mis en oeuvre à North York, en Ontario, 75 pour 100 des 259 élèves qui étaient inscrits au programme n’ont pas abandonné leurs études.




Communities Together for Children

Ce groupe sans but lucratif a pour mission d’aider les familles à trouver des services de garde de qualité pour leurs enfants. L’accent est mis sur la famille et sur l’enfant. Le groupe distribue de l’information au public et sert de point d’accès unique pour tous les genres de services de garde. Il collabore avec les systèmes de santé, d’éducation et de services sociaux afin de sensibiliser davantage la communauté aux besoins des jeunes enfants ainsi que d’améliorer et d’accroître les services qui répondent aux besoins des jeunes familles.

Renseignements : 200, avenue Syndicate Sud, bureau 501, Thunder Bay (Ontario), P7E 1C9, tél. : (807) 622-3980 ou Heather Exeley, tél. : (807) 624-5690




Compliance for Kids

L’initiative Compliance for Kids illustre la façon dont les communautés et les gouvernements peuvent favoriser des environnements sociaux et physiques qui encouragent les jeunes à faire des choix santé. Ce programme comprend deux grands volets : un projet de lobbying en vue de l’adoption d’un règlement municipal interdisant la vente de produits du tabac aux mineurs; et un programme éducatif visant les détaillants de produits du tabac. Ce dernier volet repose sur l’hypothèse selon laquelle une plus grande connaissance et acceptation du programme influera sur le comportement des détaillants. Tous les vendeurs de produits du tabac dans les communautés participantes reçoivent des écriteaux, des autocollants, des exemplaires des textes législatifs et réglementaires appropriés, une lettre du maire, du matériel pour la formation du personnel, et d’autres ressources pour restreindre la vente de produits du tabac aux mineurs.

Dans une communauté, les connaissances des vendeurs ont considérablement augmenté (de 43 à 86 pour 100). Ailleurs, les vendeurs ont quand même été sensibilisés au programme. Le nombre de vendeurs qui acceptaient de vendre des cigarettes à des mineurs qui avaient un mot de leurs parents ou d’un autre adulte a considérablement baissé.



  D  

Dads Canada Initiative

Dads Canada Initiative est un nouveau programme innovateur, mis sur pied en 1996 à London, en Ontario. Le concept provient des « Dad Classes », un programme communautaire de séances d’information destinées aux futurs et aux nouveaux papas, offert depuis 1990. Les responsables du programme se sont donné comme mission la promotion d’un rôle paternel consciencieux et attentif en appuyant le développement personnel des hommes lorsqu’ils deviennent pères ainsi qu’en favorisant des comportements paternels sains dans notre société. Ils estiment que chaque enfant mérite d’avoir un père dévoué et aimant, qui assume ses responsabilités et qui participe à la vie familiale.

L’Institut canadien de la santé infantile parraine ce programme.

Renseignements : Dads Can, annexe St. Mary's, pièce 411, London (Ontario), N6A 1Y6, tél. : (519) 646-6095 ou 1-888-DADSCAN, site Web : http://www.dadscan.org




Daybreak Healthy Baby Club

Le Daybreak Parent Child Centre, à St. John’s, Terre-Neuve, dessert les enfants ayant des besoins spéciaux et leur famille. Financé principalement au moyen d’une entente d’achat de services conclue avec le ministère provincial des services sociaux, le centre Daybreak offre des services spécialisés aux enfants et un programme pour les parents. Les familles qui sont défavorisées sur le plan social et économique peuvent y obtenir du counseling sans rendez-vous, des services d’approche et des services de soutien généraux.

Le centre Daybreak compte deux emplacements : le Children’s Centre, qui offre quotidiennement un programme d’éducation de la petite enfance à 50 enfants, et le Parent Space, un appartement à trois chambres situé dans un immeuble avoisinant. Le Parent Space sert de halte-accueil non structurée et on y donne également des cours prénataux ainsi que des cours sur le mode de vie et le développement personnel. Le Healthy Baby Club, un programme de soutien pour les femmes enceintes, y est également logé.

Ce club est ouvert aux familles qui ont des liens avec le centre Daybreak. Il offre, entre autres, des suppléments alimentaires quotidiens, du counseling prénatal et des services d’approche de soutien aux femmes enceintes à faible revenu afin d’aider à réduire le nombre de bébés ayant un faible poids à la naissance. La plupart des participants sont de jeunes adultes.

La « mère modèle » est une composante unique du Healthy Baby Club. Il s’agit d’une employée du centre Daybreak qui passe environ le quart de son temps à rendre visite aux femmes enceintes et aux nouvelles mamans. Bien qu’elle donne des conseils pratiques, sa principale tâche consiste à servir de « personne significative attentive » aux femmes enceintes. En leur offrant un soutien réconfortant, elle gagne leur confiance et aide à éliminer les obstacles qui séparent les futures mamans défavorisées de leur communauté.

Renseignements : directeur du programme, Daybreak Healthy Baby Club, 3, chemin Barnes, St. John’s (Terre-Neuve) A1C 3X1, tél. : (709) 726-8373, téléc. : (709) 738-0255.




Dene Yati Project

En 1993, des adultes de la communauté de Lutsel’Ke dans les Territoires du Nord-Ouest craignaient la disparition de leur langue autochtone, le chippewyan. Les enfants ne le parlaient qu’à l’école, lors des cours de langue structurés, et parlaient l’anglais entre eux ainsi qu’à la maison. Les membres de la communauté savaient que s’ils perdaient leur langue, ils perdraient non seulement leur culture, mais aussi dans une certaine mesure leurs liens familiaux, car les communications entre les enfants et les adultes seraient limitées.

Avec l’aide de l’Institut culturel déné, la communauté a mis sur pied un programme proposant aux familles élargies des activités telles que la chasse, la pêche, le camping et les piques-niques, activités qui étaient propices à la culture dénée. Les familles étaient chargées d’organiser ces activités et de parler leur langue autochtone tout en y participant, mais l’Institut et l’école locale leur fournissaient des ressources linguistiques et surveillaient le déroulement du programme. Les tests linguistiques ont révélé une amélioration des compétences en déné des enfants, qui d’ailleurs, d’après les adultes dans la communauté, parlaient plus souvent le déné à la maison. Le succès du projet Dene Yati ne s’est pas limité aux compétences linguistiques, car ce projet a permis aux familles de resserrer les liens entre leurs membres et de réaffirmer leur culture.

Renseignements : Joanne Barnaby, directrice générale, Institut culturel déné, C.P. 570, Hay River (Territoire du Nord-Ouest.) X0E 0R0, tél. : (403) 874-8480, téléc. : (403) 874-3867

Description tirée de : Les enfants du Canada, 1996.




Dialogue avec les enfants et les jeunes d’Ottawa-Carleton

Entre 1989 et 1993, le Service de la santé d’Ottawa-Carleton menait un projet de planification stratégique comprenant un dialogue et des consultations de grande envergure auprès des parents, des enfants et des jeunes de la région, de même qu’auprès des principaux intervenants et fournisseurs du secteur des services de santé pour les enfants et les jeunes.

Ce projet a donné lieu à la publication de plusieurs rapports et de deux importants documents de planification :

  • Des enfants en santé, c’est l’affaire de tout le monde

  • Pour une saine adolescence : De la concertation à l’action

Ces documents décrivent des stratégies de collaboration au sein de la communauté et dans les écoles qui visent à améliorer la santé des enfants et des jeunes en se fondant sur leurs besoins et leurs préoccupations, de même que ceux des organismes de services à la jeunesse.

Renseignements : Service de la santé d’Ottawa-Carleton, 495, chemin Richmond, Ottawa (Ontario) K2A 4A4, tél. : (613) 722-2242, téléc. : (613) 724-4217




Dispensaire diététique de Montréal

Le Dispensaire diététique de Montréal travaille auprès des femmes pauvres à risque élevé, y compris les adolescentes enceintes. Une première visite à domicile permet d’entrer en contact avec ces femmes, puis on leur offre du counseling pour les renseigner et les motiver. Quatre-vingt-quatorze pour cent des clientes reçoivent également des suppléments alimentaires. Seulement 4,9 pour cent des bébés des clientes du Dispensaire diététique de Montréal qui sont nés en 1991 avaient un faible poids à la naissance, soit moins de la moitié du taux habituel chez cette population.

Renseignements : 2182, avenue Lincoln, Montréal (Québec) H3H 1J8, tél. : (514) 937-5375




Dufferin Mall

Au centre commercial Dufferin à Toronto, en Ontario, de sérieux problèmes s’étaient manifestés relativement aux jeunes, aux drogues de la rue et à la sécurité des femmes. Le gérant du centre commercial a décidé de développer le de l'établissement en tant que ressource communautaire pouvant aider à régler ces difficultès. Au moyen d’une série de négociations, il a réussi à attirer des services pour réagir aux divers sujets de préoccupation.

Plusieurs partenaires l’ont appuyé dans ses efforts :

  • Le West Toronto Collegiate a offert des services éducatifs, sur place, à l’intention des élèves à risque et des décrocheurs.
  • Bon nombre des élèves qui traînaient au centre commercial y suivent maintenant des cours et ils travaillent à temps partiel afin d’obtenir des crédits.
  • Une école secondaire de la localité a mis sur pied un programme de réintégration qui a réussi à encourager un certain nombre d’élèves à reprendre leurs études.
  • Un travailleur auprès des jeunes passe 40 pour 100 de son temps à fournir du counseling quotidien sur place (ce travailleur organise une série de programmes ainsi que des tournois, pour lesquels le centre commercial fait don de l’équipement nécessaire et des trophées).
  • Le personnel de sécurité du centre commercial s’allie avec les familles des jeunes qui manifestent des problèmes et fait participerces derniéres au processus décisionnel concernant l’exclusion de jeunes du centre commercial en raison d’un comportement perturbateur.
  • Le Bloor Lansdowne Committee Against Drugs a mis sur pied un programme de redressement économique afin d’offrir des programmes visant à revitaliser l’activité commerciale dans le quartier.

En plus de réduire les problèmes qui surviennent, ce projet profite nettement aux personnes qui se rendent au centre commercial. Les résidents conviennent qu’ils se sentent plus en sécurité dans le centre commercial ainsi que dans le quartier. Un certain nombre de jeunes ont poursuivi leurs études grâce aux services et aux possibilités d’accès à l’éducation qui leur sont offerts au centre commercial. Ils peuvent en outre se prévaloir des possibilités de formation à l’emploi qui ont été créées. Le programme de redressement économique a également donné des résultats tangibles, tels que l’ouverture de nouveaux commerces et l’augmentation des recettes.

Renseignements : Dufferin Mall Youth Services, tél. : (416) 535-1140

Description tirée de : Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur la sécurité communautaire et la prévention du crime, Modèles d’intervention en sécurité communautaire et de prévention du crime.



  E  

École secondaire Curé-Antoine-Labelle

Le programme qui est offert dans cette école vise à fournir un soutien et de l’aide aux élèves âgés de 13 à 16 ans qui ne s’intéressent pas à l’apprentissage et qui sont aux prises avec des problèmes chroniques. Une équipe d’adultes bienveillants (comprenant, entre autres, un enseignant spécialisé, un psychologue et un directeur adjoint) tente de répondre aux besoins multiples des élèves relativement à leur vie personnelle et à leur développement social. La partie du programme qui porte sur les études est adaptée aux besoins et aux compétences de chaque élève. On offre également un programme d’éducation physique et de développement des compétences techniques. L’objectif est de donner aux jeunes le sens des responsabilités et de créer des relations d’aide entre ces jeunes et leurs aidants adultes. Le personnel rencontre les parents au début du programme et les encourage à y participer à toutes les étapes. Les intervenants font tout leur possible pour assurer un milieu d’apprentissage positif, qui tient compte des besoins des élèves.

Renseignements : Claudine Moreau, psychologue, Commission scolaire des Mille-Îles, 2275, rue Honoré-Mercier, Laval (Québec) H7L 2T1, tél. : (514) 625-2042

Description tirée de : Promouvoir des apports positifs pour les jeunes de douze à dix-huit ans, Conseil national de prévention du crime, mai 1997.




Éducation physique quotidienne de qualité (ÉPQQ) : Association canadienne pour la santé, l’éducation physique, le loisir et la danse

L’éducation physique quotidienne de qualité (ÉPQQ) est un programme structuré d’activité physique, offert à tous les élèves, chaque jour de l’année scolaire. Les activités peuvent inclure des classes d’éducation physique, des activités internes, des sports, des jeux et des activités de conditionnement physique.

Des études effectuées partout dans le monde ont confirmé que les enfants qui bénéficient d’une ÉPQQ ont une meilleure santé et sont en plus grande forme et qu’ils ont de meilleurs résultats dans les matières scolaires que les autres. Le concept a été approuvé par l’Association médicale canadienne et l’Association canadienne de santé publique.

Renseignements : ACSEPLD, 1600, promenade James Naismith, Gloucester (Ontario) K1B 5N4, tél. : (613) 748-5622 ou 1 800 663-8708, téléc. : (613) 748-5737, courriel : info@cahperd.ca, site Web : http://www.cahperd.ca/f/index.htm




E’Gadz de Saskatoon

Formé par un comité d’organismes jeunesse à Saskatoon, E’Gadz est une initiative communautaire qui a été mise sur pied afin de venir en aide aux jeunes de la rue/sans foyer. E’Gadz était situé dans un grand édifice où les jeunes de la rue avaient accès à une variété de services et de programmes de loisirs, de santé, d’éducation et de justice. Les jeunes de la rue de Saskatoon disaient du bien des services et du personnel de E’Gadz. Les jeunes des premières nations en particulier participaient aux programmes tenant compte des différences culturelles. Un élément important de ce projet interorganisation de Saskatoon était la volonté des organismes officiels de la jeunesse de travailler avec les représentants communautaires. Par exemple, des fonds alloués aux services sociaux furent redistribués après qu’on eût établi le besoin d’une maison d’hébergement pour jeunes femmes. L’initiative fut considérée comme positive pour rendre les services sociaux traditionnels plus ouverts, accessibles et pertinents sur le plan culturel pour les utilisateurs.

Renseignements : 301, First Avenue North, Saskatoon (Saskatchewan), S7K 5W9, tél. : (306) 931-6644

Description tirée de : Caputo, T., Kelly, K., 1996




The Ehrlo Program of the Rancho Ehrlo Society

La Rancho Ehrlo Society en Saskatchewan offre des activités récréatives, sociales et culturelles aux jeunes autochtones. Dans le cadre du programme Dress-A-Champion, par exemple, des jeunes autochtones recueillent de l’équipement de hockey usagé, pour ensuite le distribuer à d’autres jeunes autochtones dans le quartier central défavorisé de Regina. De 1992 à 1997, ils ont ainsi distribué plus de 2 000 paires de patins et 600 ensembles d’équipement de hockey. L’Outdoor Hockey League compte plus de 450 jeunes, dans sept communautés urbaines, qui jouent dans des matchs organisés.

Renseignements : Ehrlo Community Services, C.P. 570, Pilot Butte (Saskatchewan) S0G 3Z0, tél. : (306) 781-1800, téléc. : (306) 757-0599




Enquête de suivi auprès des sortants

Statistique Canada, pour le compte de Développement des ressources humaines Canada, a procédé à l’Enquête de suivi auprès des sortants entre septembre et décembre 1995. L’Enquête initiale de 1991 auprès des sortants avait permis d’interroger près de 10 000 jeunes âgés de 18 à 20 ans, afin de documenter leurs caractéristiques et les circonstances entourant la fin de leurs études. Quatre ans plus tard, l’Enquête de suivi auprès des sortants de 1995 a permis d’interroger de nouveau environ les deux tiers des mêmes répondants, alors âgés entre 22 et 24 ans, pour se pencher sur les transitions école-travail des jeunes qui quittent l’école secondaire.

Selon les estimations, au moment de l’Enquête auprès des sortants, 18 pour 100 des Canadiens âgés de 20 ans n’avaient pas terminé leurs études secondaires, la proportion étant plus élevée chez les hommes (22 pour 100) que chez les femmes (14 pour 100). Tant le taux d’abandon scolaire que l’écart entre les hommes et les femmes étaient plus prononcés dans les provinces de l’Est que dans celles de l’Ouest.

II y a cependant lieu de s’étonner de l’âge auquel on abandonne ses études et du niveau atteint lorsque cela se produit : au moment de leur départ, près de 40 pour 100 des sortants avaient 16 ans ou moins, et 32 pour 100 avaient tout au plus terminé leur 9e année.

L’enquête indique que, par rapport aux diplômés, les sortants sont plus nombreux à provenir d’une famille monoparentale ou à n’avoir aucun parent, à provenir d’une famille qui accorde peu d’importance à l’obtention d’un diplôme d’études secondaires, ou à être issus d’un milieu socio­économique défavorisé; par ailleurs, une plus grande proportion de sortants sont mariés, et ils comptent davantage d’enfants à charge. Dans l’ensemble, 69 pour 100 des sortants (contre 33 pour 100 des diplômés) proviennent d’un groupe dit « à risque élevé ». Cependant, les seuls antécédents familiaux ne suffisent pas à expliquer le phénomène de l’abandon des études secondaires, comme en témoigne le fait que 31 pour 100 des sortants ne proviennent pas d’un groupe à risque élevé (10 pour 100 étant même issus d’un groupe à faible risque), alors qu’à l’inverse, 33 pour 100 des diplômés proviennent d’un groupe à risque élevé.

L’enquête révèle des différences importantes entre les sortants et les diplômés :

  • La reconnaissance de la valeur des études est l’un des principaux motifs invoqués par les participants à l’enquête qui ont choisi de rester à l’école ou d’y retourner; il s’agit aussi d’une considération importante pour ceux qui ont abandonné leurs études et disent le regretter.
  • L’enquête montre que les résultats scolaires des sortants et des diplômés sont différents : les premiers sont plus sujets à avoir redoublé une classe du primaire, à avoir une moyenne plus basse, à éprouver des difficultés dans les cours obligatoires (p. ex., les mathématiques, les sciences, le français ou l’anglais) ou à échouer ces cours.
  • Cependant, avant d’abandonner leurs études, la majorité des sortants ont obtenu des notes satisfaisantes : 37 pour 100 d’entre eux ont obtenu surtout des A et des B et 40 pour 100, des C. Près de la moitié des sortants qui ont dit avoir quitté l’école pour des motifs personnels ou familiaux avaient une moyenne de A ou de B. Pour ce genre de sortants, l’abandon n’est pas lié à un échec scolaire.
  • Certains élèves restent à l’école ou y retournent plus tard pour obtenir leur diplôme, même s’ils ont subi des échecs tôt dans leurs études, eu des moyennes moins élevées, éprouvé des difficultés à suivre les cours obligatoires ou échoué ces cours.
  • Des facteurs comme le fait d’aimer l’école, l’intérêt porté aux cours et la participation en classe ont une influence sur les moyennes, surtout celles des sortants. L’enquête révèle que les diplômés réussissent à obtenir des notes élevées sans égard à de tels facteurs; par contre, pour les sortants, ces facteurs font toute la différence. Les sortants sont presque deux fois plus sujets à avoir des moyennes de A ou de B s’ils aiment l’école, participent en classe ou trouvent leurs cours intéressants.
  • L’emploi à temps partiel est lié à l’abandon scolaire dans la mesure où les élèves qui travaillent moins de 20 heures par semaine pendant l’année scolaire affichent des taux d’abandon plus faibles que ceux qui travaillent de longues heures ou ne travaillent pas du tout. Ce lien existe même lorsque les résultats scolaires et la satisfaction à l’école sont constants.
  • Les sortants sont davantage portés à avoir des comportements déviants, comme la consommation régulière d’alcool, de drogues douces ou de drogues dures même si de tels comportements sont peu répandus dans l’ensemble.
  • Les sortants participent moins que les diplômés aux activités récréatives, et ce pour presque tout type de loisir.

L’enquête signale également un écart entre le vécu scolaire des sortants et des diplômés. Ainsi, les premiers ont plus tendance que les seconds à :

  • affirmer qu’ils n’aiment pas l’école;
  • exprimer leur insatisfaction face aux cours et aux règlements de l’école;
  • avoir des ennuis avec leurs professeurs;
  • ne pas participer aux activités parascolaires;
  • moins participer en classe que les autres élèves;
  • avoir des amis qui ne vont pas à l’école;
  • fréquenter des pairs qui n’accordent pas d’importance à l’obtention d’un diplôme d’études secondaires;
  • ne pas s’intégrer à l’école;
  • faire l’école buissonnière.

Sur le marché du travail comme dans la vie, les perspectives qui s’offrent aux sortants sont peu réjouissantes. Par rapport aux diplômés, les sortants sont beaucoup plus nombreux à ne pas retourner aux études ou à ne pas se recycler. Ils sont aussi plus nombreux à devenir chômeurs, à exercer des métiers de col bleu (pour les hommes) ou à avoir un emploi dans le secteur des services (pour les femmes), ou à travailler de longues heures. L’enquête montre que malgré ces longues heures de travail, tant les diplômés que les sortants touchent de faibles revenus; par ailleurs, les seconds dépendent davantage de l’assurance­emploi, de l’aide sociale et des allocations familiales. Les participants à l’enquête ont exprimé une grande insatisfaction à l’égard de leur situation financière, tout particulièrement les sortants.

Parce qu’ils travaillent de longues heures, les sortants peuvent éprouver des difficultés à améliorer leur situation. En outre, d’après les résultats de l’enquête, les sortants sont plus nombreux à avoir du mal à remplir des formulaires de demande d’emploi, et ils jugent leurs perspectives d’emploi limitées en raison de leurs compétences restreintes. Par rapport aux diplômés, les sortants se disent davantage incertains face à leur cheminement de carrière.

Renseignements : Statistique Canada, http://www.statcan.ca






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