Stratégies
F-K

F | G | H | I | J | K



  F  

La Fédération canadienne des associations foyer-école

La Fédération canadienne des associations foyer-école est un organisme d’encadrement national, sans but lucratif et indépendant sur le plan politique. Elle regroupe dix fédérations provinciales, représentant des parents qui tiennent à améliorer la qualité de l’enseignement offert à leurs enfants.

Cette fédération met à la disposition des parents diverses sources de renseignements, y compris des dépliants, des comptes rendus de livre, des bibliographies, des publications et des extraits de documents, ainsi que des trousses pour parents et un bulletin mensuel.

Renseignements : La Fédération canadienne des associations foyer-école, 427, avenue Laurier, bureau 1240, Ottawa (Ontario) K1R 7Y2, tél. : (613) 234-7292, téléc. : (613) 234-3913, courriel : chsptf@cyberus.ca, site Web :http://cnet.unb.ca/cap/partners/chsptf/




Fille d’action

Le programme Fille d’action, dont le bureau est situé à Ottawa, est axé sur l’estime de soi des jeunes filles. Fondé en 1995 par trois étudiantes de l’Université d’Ottawa, ce programme est conçu exclusivement à l’intention des jeunes filles âgées de 11 à 15 ans. Ces dernières y trouvent un milieu habilitant, où les activités portent sur quatre grands thèmes : le développement communautaire, la santé, les habiletés à la vie quotidienne et le développement personnel. Les participantes décident quels projets quotidiens elles vont entreprendre - par exemple, étude des images des hommes et des femmes véhiculées par les médias, réparation de vélos, sports ou arts visuels. Tous ces projets ont pour objectif d’encourager les jeunes femmes à parler de leurs expériences et à participer à de nouvelles activités.




Food Basket

Ce programme met des familles à faible revenu en contact avec des producteurs de la localité dans le cadre d’un club d’achats en commun.

Renseignements : Better Beginnings, tél. : (613) 542-2835, ou Good Food Box, tél. : (613) 530-2239




Fredericton High School Student Parent Program

Le Fredericton High School Student Parent Program est un programme de prévention du décrochage qui aide les élèves ayant un enfant à poursuivre leurs études ou à réintégrer le système d’éducation. Mis en oeuvre il y a sept ans, ce programme compte deux principales composantes : une garderie agréée et des séances d’apprentissage qui fournissent de l’information et du soutien aux élèves ayant un enfant, en plus de leur permettre d’acquérir des compétences. On leur offre également du counseling et un groupe d’entraide. Les élèves qui ont recours à la garderie doivent suivre un cours sur le rôle parental. Ce cours, qui leur donne droit à un crédit, les aide à assumer leurs responsabilités parentales en leur présentant des sujets tels que la discipline efficace, la sécurité des enfants, la nutrition, l’estime de soi, les compétences parentales et le stress. Le cours est également offert aux autres élèves de l’école, qu’ils aient ou non un enfant.

Renseignements : directeur, Fredericton High School, 300, rue Priestman, Fredericton (Nouveau-Brunswick), E3B 6J8, tél. : (506) 453-5830

Description tirée de : Promouvoir des apports positifs pour les jeunes de douze à dix-huit ans, Conseil national de prévention du crime, mai 1997.



  G

Gestion positive des conflits

Sommaire du projet : prévention de la violence; climat scolaire; respect

Établissement : École Lavictoire

Personne-ressource : Sylvie Chénier

Description de l'intervention :
Développement d'outils concrets pour apprendre à l'élève à mieux s'entendre avec les autres et prévenir les conflits.
Faire prendre conscience aux élèves qu'il existe diverses façons de résoudre les conflits en leur présentant les règles pour en faciliter la résolution:
• Révision des règles de conduite
• Mise en page d'un carnet d'information pour toute la famille
• Choix et actualisation d'un processus de résolution de conflits

Résultats de l'évaluation : Utilisation d'un processus de résolution de conflit par les enfants. Suutiende la famille.

Renseignements : École Lavictoire, 212, Cedar, Gatineau (Québec) J8P 5E8, Télé. : (819) 663-5632, Téléc. : (819) 663-0272

Les Grands Lacs : Impact sur la santé

L’objectif du programme « Les Grands Lacs : Impact sur la santé » (GLISS) est de protéger la santé humaine dans le bassin des Grands Lacs des effets de l’exposition à des contaminants de l’environnement. Le GLISS sert de ressource aux personnes qui habitent et qui travaillent dans le bassin des Grands Lacs, leur permettant de donner suite à des questions touchant la santé et l’environnement. L’approche adoptée à l’égard de la santé humaine est fondée sur les écosystèmes, les dernières découvertes scientifiques sont alliées à l’adoption éclairée de mesures concrètes et le tout se fait en partenariat avec des groupes de citoyens, des communautés et des organismes.

Renseignements : Mary Hegan, Division des effets de l’environnement sur la santé, Santé Canada, Édifice principal, Pré Tunney, 0301 A1, Ottawa (Ontario) K1A 0K9, tél. : (613) 952-8117, téléc. : (613) 954-7612, courriel : Mary_Hegan@INET.hwc.ca




Growing Together

Le programme d’intervention Growing Together vise à améliorer la santé, le bien-être et le développement des bébés, des jeunes enfants et des familles qui sont aux prises avec de multiples problèmes. Il offre 20 genres de services individuels, de la thérapie familiale, 14 programmes de groupe et 7 démarches communautaires. Le personnel du programme rend visite aux familles après la naissance d’un bébé afin d’évaluer leurs besoins et leur degré de risque. Ces renseignements lui permettent ensuite d’offrir à la famille une gamme de services, allant de la promotion de la santé à la thérapie parent-bébé, en passant par un soutien familial moins intensif, ainsi que diverses activités de groupe et de développement communautaire.

Le personnel travaille à la création d’un partenariat avec la communauté en vue de maximiser les attachements, la santé, les habiletés cognitives, linguistiques et sociales, la disposition à la scolarité, la capacité d’adaptation et les compétences chez les enfants de la communauté, de la naissance jusqu’à l’âge de cinq ans. Il tente également de répondre aux besoins affectifs et thérapeutiques des parents et des familles, d’aider les parents à mieux bénéficier des services sociaux et de bâtir une solidarité communautaire.

Renseignements : coordonnatrice du projet GUHD, Family Service Association, 2, rue Carlton, Toronto (Ontario), M5B 1J3, tél. : (416) 586-9777, poste 224, téléc. : (416) 586-0031, courriel : guhd@web.net




Growing Up Healthy Downtown

Le projet Growing Up Healthy Downtown (GUHD) est un regroupement de huit organismes polyvalents qui desservent les familles dans les communautés du centre-ville de Toronto qui ont des enfants âgés de six ans ou moins. Les programmes qui y sont offerts traitent des préoccupations de ces communautés et respectent la diversité culturelle de la clientèle. Les familles collaborent avec un travailleur de soutien familial de leur organisme GUHD pour planifier, mettre en oeuvre et évaluer des programmes et des activités portant sur le développement communautaire.

Les objectifs du projet GUHD sont les suivants :

  • accroître les programmes et les services offerts aux familles ayant de jeunes enfants;
  • permettre aux parents de se faire des amis et de s’entraider;
  • offrir aux parents des occasions leur permettant d’agir à l’égard de questions qui les touchent de près;
  • promouvoir l’utilisation de ressources communautaires pour les parents.

Une variété d’activités et de programmes sont organisés, y compris :

  • des programmes de relève pour les parents;
  • des services récréatifs pour les parents et les jeunes enfants;
  • des haltes-accueil pour les parents et leurs enfants;
  • des centres de ressources;
  • des cuisines communautaires offrant des repas et de la nourriture pour bébés;
  • des programmes de boîtes vertes et des clubs d’achat de nourriture;
  • des groupes de soutien et des ateliers éducatifs;
  • du développement communautaire;
  • du soutien individuel et de l’orientation vers d’autres services;
  • de l’action sociale.

Le projet GUHD reçoit des subventions de Santé Canada, par l’entremise du Programme d’action communautaire pour les enfants.

Renseignements : Karen Serwonka, coordonnatrice du projet GUHD, tél. : (416) 586-9777, poste 224




Guidelines for Interagency Collaboration

Ce document offre aux directeurs d’école et aux organismes sociaux des lignes directrices leur expliquant les avantages qu’ils peuvent tirer de la création de partenariats communautaires et les mesures à prendre pour en créer. Il peut être consulté sur le site Web de la Sparrow Lake Alliance au http://www.sparrowlake.org.



  H  

Hawaii Healthy Start

Le programme Hawaii Healthy Start a été mis sur pied en 1985 en tant que projet-pilote cherchant à réduire, dans une communauté à risque très élevé, les taux d’abus et de négligence à l’égard des enfants âgés de quatre ans ou moins. Maintenant un programme offert à l’échelle de l’État, il vise à promouvoir un rôle parental positif, à améliorer l’interaction parent-enfant, à améliorer la santé et le développement des enfants, à prévenir l’abus des enfants et la négligence à leur égard, à mettre toutes les familles en contact avec un fournisseur de soins de santé primaires et à assurer l’utilisation optimale des ressources communautaires.

Des travailleurs de dépistage rapide examinent les cas admis à l’hôpital afin d’identifier les familles qui habitent dans les communautés ciblées, pour ensuite faire un dépistage auprès de ces familles en se servant d’une liste de contrôle portant sur le stress familial (de Kempe). Quatre-vingt-quinze pour cent des familles qui ont été ainsi jugées à risque élevé ont accepté de recevoir une visite.

Les travailleurs de soutien familial rencontrent les nouvelles mamans avant qu’elles ne quittent l’hôpital, leur rendent ensuite visite une fois par semaine durant environ un an, puis une fois par mois, et enfin juste quatre fois par an, jusqu’à ce que l’enfant ait son cinquième anniversaire.

Ces visites permettent d’établir des relations de confiance avec la famille, de lui fournir de l’information sur le développement de son enfant et d’améliorer les compétences parentales. Les travailleurs peuvent en outre démontrer une bonne interaction parent-enfant, mettre la famille en contact avec un fournisseur de soins de santé primaires et diriger la famille vers d’autres services sociaux, au besoin.

En 1992, une étude de comparaison a été effectuée entre les familles qui ont été sélectionnées, évaluées et desservies au cours de la période allant de juillet 1987 à juillet 1991, les cas confirmés d’abus et de négligence à l’égard des enfants et les résultats obtenus dans le cadre d’autres programmes de visites à domicile. Parmi les 2 193 familles à risque élevé inscrites au programme et ayant un profil complet, aucun abus n’a été constaté dans 99,2 pour 100 des familles desservies. Chez les familles à risque élevé qui ont reçu des services, le taux d’abus équivalait à la moitié du taux moyen de l’État et était inférieur à celui des familles ayant un risque jugé peu élevé à la naissance de leur enfant. Aucune des familles qui figuraient déjà dans les dossiers des services de protection de l’enfance lors de leur première évaluation dans le cadre du programme n’a ensuite infligé de mauvais traitements à leur enfant. En outre, l’incidence de négligence constatée dans les familles inscrites au programme équivalait à la moitié de celle observée dans les familles qui participaient à des programmes de visites moins intensifs.

Renseignements : coordonnateur du programme, Healthy Start, Maternal & Child Health Branch, 1600 Kapiolani Blvd., Suite 600, Honolulu, Hawaii, 96814, États-Unis, tél. : (808) 946-4771, téléc. : (808) 942-2160


  I  

The Industry-Education Council

En 1980, des résidents de Hamilton, en Ontario, reconnaissant la nécessité d’aider les jeunes à se préparer au marché du travail, ont fondé le premier Industry-Education Council (IEC) au Canada. Cet organisme communautaire regroupe des décideurs provenant des secteurs de l’éducation, des affaires et du gouvernement ainsi que de groupes civiques. L’IEC complète le travail effectué par les écoles en offrant aux élèves des écoles primaires et aux adolescents, bien avant leur entrée sur le marché du travail, l’accès à de l’information sur des possibilités de carrière et à des modèles de comportement positif dans la communauté.

En collaboration avec le Downtown Rotary Club de Hamilton, des journées Carrière sont organisées à l’intention des élèves de la 8e année. Lors de ces journées, des conférenciers parlent aux élèves et aux enseignants au sujet de questions touchant les milieux de travail. L’IEC aide également à assurer la prestation d’un programme de mentorat pour les communautés urbaines défavorisées, créé par un groupe d’organismes dont la Big Brothers Association of Burlington and Hamilton-Wentworth, la Banque de Montréal et deux conseils scolaires de la localité. Cent soixante-dix élèves habitant une communauté urbaine défavorisée ont déjà été jumelés avec des bénévoles sélectionnés et dûment formés provenant du secteur des entreprises. Ces mentors contribuent à l’estime de soi des élèves en les encourageant à adopter une attitude positive à l’égard de leur avenir.

Renseignements : C.P. 57451, succursale Jackson, Hamilton (Ontario), L8P 4X3, tél. : 1 888 698-4888 ou (905) 529-4483, téléc. : (905) 529-5525, courriel : iec@icom.ca, site Web : http://www.iechamilton.on.ca/

Description tirée de : Les enfants du Canada, 1996.




Initiative ontarienne pour l'engagement des pères

L'Initiative ontarienne pour l'engagement des pères est une vaste coalition de personnes et d'organismes qui se sont réunis pour discuter de l'engagement des pères dans la vie de leurs enfants, l'encourager et en apprendre davantage sur le sujet. Les membres du réseau croient que l'engagement actif d'un père attentionné, engagé et responsable favorise le bon développement des enfants. Visant d'abord et avant tout à agir comme important agent de changement dans la responsabilité collective de l'engagement paternel dans le développement des enfants, l'Initiative souhaite la création de partenariats entre les pères, les fournisseurs de services, les groupes communautaires, les réseaux, les gouvernements, les établissements scolaires, les chefs d'entreprise et les médias pour :

  • Faire connaître l'importance de l'engagement du père dans le bon développement des enfants et sensibiliser le public à cette réalité.

  • Renseigner les pères sur leurs rôles et les appuyer dans leurs démarches contribuant à donner forme à la vie de leurs enfants.

  • Encourager la création de réseaux visant une action concertée et permettant l'élaboration de politiques publiques et d'entreprises qui appuient l'engagement des pères.

  • Appuyer le mouvement de mobilisation pour accroître l'engagement des pères à l'échelle locale, provinciale et nationale.

Renseignements : Secrétariat de l'Initiative ontarienne pour l'engagement des pères, a/s Connections, 7270, chemin County, pièce 4, R.R.1, Carleton Place (Ontario) K7C 3P1, télé. : (613) 257-2779, courriel : fii-on@cfii.ca, site Web : www.cfii.ca




Inner City Foster Parents Project

Ce projet a pour but de veiller à ce que les enfants qui sont placés dans une famille d’accueil demeurent dans leur propre milieu ethnique, culturel, géographique et économique. Ses deux principaux objectifs sont de recruter des familles d’accueil éventuelles, particulièrement des familles des Premières nations dans le centre-ville et le secteur est de Vancouver, et de fournir un soutien aux parents des familles d’accueil de même qu’aux enfants qui y sont placés. Un travailleur social du Ministry of Children and Family Services collabore avec le coordonnateur du projet aux bureaux de la Vancouver Native Health Society.

Renseignements : coordonnateur, Inner City Foster Parents Project, 449, rue Hastings Est, Vancouver (Columbie-Britannique), V6A 1P5, tél. : (604) 254-9949

Description tirée de : Promouvoir des apports positifs pour les jeunes de douze à dix-huit ans, Conseil national de prévention du crime, mai 1997.




Institut international des enfants

L’Institut international des enfants, dont les bureaux sont situés à Montréal, au Québec, a élaboré des programmes d’études complets ainsi que des guides détaillés à l’intention des enseignants relativement au soutien à fournir aux enfants immigrants et réfugiés.

Renseignements : Madeline Aksich, C.P. 218, 1217, avenue Greene, Montréal (Québec), H3Z 2T2

L'intelligence émotionnelle, un défi à relever

Sommaire du projet : aide individuelle; développement de l'enfant; psychologie cognitive

Établissement : École Mgr Bluteau

Personnes-ressources : Danielle Savard, Denise Laforge

Objectifs du projet : Soutenir le personnel de l'école dans ses pratiques éducatives, notenment en lui fournissant les outils requis relativement au développement de l'intelligence émotionnelle.

École Mgr Bluteau, 1275 3e rue, St-Félicien (Québec) G8K 2B5, Télé. : (418) 679-1455, Téléc. : (418) 679-5476, courriel : laforged@cspaysbleuets.qc.ca




Investing In Children

Investing In Children est un organisme à but non lucratif de l'Ontario qui vise à accroître les investissements destinés au mieux-être des enfants de tout âge. Il s'agit d'une initiative populaire lancée par des gens attentifs à leur milieu et dévoués à la santé et à la prospérité à long terme de la communauté de London. Le rôle de leadership de l'organisme facilite la collaboration entre les différents secteurs de la communauté pour offrir de meilleures possibilités à tous les enfants et à leur famille en vue de leur croissance, de leur développement, de leur apprentissage et de leur réussite future. Investing In Children parraine un certain nombre de programmes dont Kids Count, It Starts With Kids et les Special Friends of Children Awards.

Le programme Kids Count offre aux jeunes la possibilité d'améliorer leurs habiletés de leadership dans le cadre d'un séjour annuel en colonie de vacances et de conférences pour les élèves de la 6e à la 8e année, de groupes de jeunes, d'une chorale et d'une rencontre sur le pouvoir des enfants à l'intention des élèves de 5e année. Avec son partenaire la Canadian Living Foundation, Kids Count aide les écoles et les groupes communautaires à mettre sur pied des programmes de petits déjeuners et de collations. Il appuie également des activités du voisinage, de même que des activités d'alphabétisation.

Le programme It Starts With Kids reconnaît les entreprises et les milieux de travail qui accueillent favorablement les enfants et les familles en remettant des certificats de distinction qui s'inscrivent dans le cadre des Special Friends of Children Awards. Ce programme de remise de prix souligne le travail tant des personnes que des organisations qui ont contribué de façon remarquable à la croissance, à la santé et au bien-être des enfants dans cinq catégories de contributions : communautaires, individuelles, mentorat, commerciales et à vie.

Renseignements : Investing in Children, 533, rue Clarence, pièce 109, London (Ontario) N6A 3N1, télé. : (519) 433-8996, courriel :info@investinginchildren.on.ca, site Web : www.investinginchildren.on.ca


   


  J  

Jeunes de la rue/sans foyer

Il n’est pas facile d’établir qui l’on devrait inclure dans la définition « jeunes sans foyer » à cause des termes variés utilisés dans la documentation pour décrire les nombreux sous-groupes de la rue. Parmi ceux-ci, on trouve les fugueurs qui s’enfuient de foyers intolérables, les fugueurs à la recherche de l’aventure, les enfants chassés de la maison par les parents, les jeunes en fugue des services de soins (p. ex. société d’aide à l’enfance ou centre de détention pour jeunes délinquants) ainsi que les jeunes qui traînent dans la rue et les « aspirants » de la rue qui vivent à la maison, mais qui consacrent beaucoup de temps à la vie de la rue. Le terme « jeunes de la rue/sans foyer » désigne les jeunes qui passent beaucoup de temps dans la rue, qui vivent des situations marginales ou précaires et qui s’adonnent principalement aux pratiques du style de vie de la rue.

Selon le Bureau d’enregistrement des enfants disparus de la G.R.C. (1991), la prévalence des enfants disparus, au Canada, était de 13 par 100 000 en 1986. Sur les 61 248 enfants disparus en 1990, 44 800 étaient identifiés en tant que fugueurs. Le nombre diminue considérablement lorsqu’on tient compte de la quantité de temps et du degré de participation à la vie de la rue. Il reste, toutefois, qu’il existe un nombre important de jeunes qui vivent des situations marginales et qui s’adonnent à des pratiques dangereuses associées à la survie dans la rue. Dans plusieurs villes canadiennes où les jeunes de la rue/sans foyer sont légions, on estime ce chiffre à 200, en hiver, et à 500 ou 600, en été. À Toronto, on estime que 5 000 à 12 000 jeunes vivent dans la rue.

Les jeunes de la rue ont habituellement entre 12 et 24 ans. On compte légèrement plus de garçons que de filles de la rue, surtout dans la catégorie d’âge plus avancé. Il a été suggéré, toutefois, que les jeunes filles sont peut-être moins visibles à cause des hommes plus âgés qui deviennent leur ami initialement pour plus tard les obliger à devenir travailleuses du sexe.

Les jeunes de la rue/sans foyer ont des problèmes physiques, psychologiques et émotifs. Ces problèmes sont liés à des conditions de vie malsaines et précaires, à la violence de la vie de la rue (p. ex. agression, viol), à la consommation de drogues et d’alcool, à la participation aux activités criminelles ou aux infractions (p. ex. vol, prostitution, trafic de drogues) et aux activités sexuelles dangereuses qui peuvent entraîner des maladies transmissibles sexuellement , des grossesses non désirées et le SIDA. Les jeunes de la rue/sans foyer sont particulièrement vulnérables aux problèmes de santé mentale, surtout à une mauvaise estime de soi et à la dépression qui peuvent mener aux tentatives de suicide.

Les principaux facteurs qui portent les jeunes à s’enfuir du milieu familial comprennent les problèmes à la maison (p. ex. les conflits, l’abus, le rejet), les problèmes individuels, les difficultés scolaires, la consommation abusive de drogues et d’alcool (personnelle ou par des membres de leur famille) et la participation à des activités criminelles ou à des infractions. Une fois dans la rue, les jeunes forment des liens avec d’autres jeunes comme eux. Ces liens ou « familles de la rue » leur assurent un soutien émotif et un sentiment d’appartenance tout en les fixant encore davantage dans le style de vie de la rue. La marginalisation économique et le manque de possibilités d’emploi sont des obstacles majeurs pour les jeunes qui tentent de sortir du milieu de la rue. Le problème des jeunes sans foyer et de leur mauvaise santé est donc lié à de vastes facteurs sociaux, auxquels le système de soins médicaux ne s’attaque pas d’emblée.

Les études ont cerné les besoins suivants des jeunes de la rue/sans foyer :

  • les besoins de base comme le logement et l’alimentation;
  • le contact avec des adultes et des pairs empathiques;
  • l’accès à divers types de counseling personnel et de counseling familial;
  • des occasions sociales et de loisirs adéquates;
  • des programmes de formation spécialisée ou de formation professionnelle;
  • l’accès à des services intégrés stables adaptés aux différences culturelles et sociales et offerts à des moments et endroits adéquats.

Description tirée de : Forum national sur la santé, Les déterminants de la santé, 1996




Je le vois dans mes rêves

La vie en classe est une réalité difficile et complexe. En s’inspiront de l’approche disciplinaire, on permet aux jeunes de se responsabiliser face à leurs apprentissages scolaires et sociaux. Il est important d’élargir le répertoire comportemental de l’élève et de lui permettre de combler ses besoins personnels sans nuire aux besoins du groupe.

Renseignements : Céline Desrochers, Hélène Trudeau, Service régional de soutien à l’intention des élèves ayant des difficultés d’ordre comportemental, Longueuil (Québec).



Jeunes entreprises

Jeunes entreprises est un organisme international sans but lucratif, financé par des entreprises et des particuliers.

Il offre de nombreux programmes qui permettent à des milliers de jeunes dans des communautés d’un bout à l’autre du pays de bénéficier d’activités éducatives portant sur les affaires et l’économie. L’objectif est d’inspirer et d’instruire des jeunes Canadiens afin qu’ils apprécient les valeurs de la libre entreprise, qu’ils comprennent les affaires et les principes économiques et qu’ils acquièrent des aptitudes d’entrepreneur et de leader. L’organisme y parvient grâce à l’exemple donné par des bénévoles de la localité, qui ont des antécédents variés et qui appuient tous les programmes, ainsi qu’à l’apprentissage fondé sur l’expérience.

Renseignements : 1, promenade Westside, Toronto (Ontario.), M9C 1B2, tél. : (416) 622-4602 ou 1 800 265-0699, téléc. : (416) 622-6861, site Web : http://www.jacan.org




Joe Duquette High School, Cultural Program

Le programme culturel a pour objectifs d’aider les élèves et les aînés autochtones à apprendre à se connaître, d'enseigner aux élèves l’artisanat traditionnel etd’assimiler d’autres techniques traditionnelles et de les renseigner sur leur culture, ainsi que de créer une troupe de danseurs. Des élèves de la 11e année aident les aînés à enseigner aux élèves de la 9e année des techniques et des coutumes traditionnelles. Des éducateurs pairs sont choisis en fonction des connaissances et de l’expérience qu’ils ont acquises en faisant face à des circonstances difficiles dans leur vie. Les aînés supervisent à la fois les éducateurs pairs et les apprenants, tout en collaborant avec le directeur de l’école afin de fournir le soutien nécessaire.

Renseignements : Kevin Pilon, Joe Duquette High School, 919, avenue Broadway, Saskatoon (Saskatchewan.), S7N 1B8, tél. : (306) 668-7490

Description tirée de : Promouvoir des apports positifs pour les jeunes de douze à dix-huit ans, Conseil national de prévention du crime, mai 1997.




Jouer... pour vrai

« Jouer... pour vrai » est un programme interactif d’exploration des carrières qui permet aux élèves de 11 à 14 ans de découvrir des aspects et des questions de la vie quotidienne des adultes. Dans « Jouer... pour vrai », les élèves choisissent une profession et tout ce qui vient avec : salaire mensuel, diplômes appropriés et des heures prévues pour les loisirs et les vacances. Dans le rôle qu’ils ont choisi, ils doivent établir un budget, planifier des activités paraprofessionnelles et découvrir ce qui leur plaît (ou non) dans leur emploi. En plus d’acquérir une compréhension de leur emploi, ils découvrent les professions de leurs voisins et la nature du monde du travail en général, y compris des facteurs mondiaux comme la restructuration d’entreprise et l’effet de la technologie sur le milieu du travail.

Le jeu actif et interactif se « joue » dans un esprit de soutien. L’importance de se préparer aux virages inattendus de la vie et d’être capable de s’adapter est souvent une leçon clé que l’on peut tirer à la fin de chaque activité. À mesure qu’ils avancent dans le programme, les élèves s’identifient à leur rôle et l’intègrent. Ils font des choix, en découvrent les conséquences et participent à la vie communautaire dans un milieu sûr et positif. Les éléments de jeux du programme mettent toujours l’accent sur le lien entre ce qu’on apprend et ce à quoi les élèves feront face dans la vraie vie. Le but du programme est d’encourager les élèves à réfléchir à leur cheminement de carrière et à les aider à comprendre que leur apprentissage au niveau intermédiaire (7e et 8e année) a un impact sur leur avenir.

« Jouer... pour vrai » a été élaboré au Canada et a été mis à l’essai (avec des résultats positifs), pendant deux ans, dans plus de 100 salles de classe du Canada et des États-Unis. Les séances de base nécessitent 30 heures de classe sur une période de huit semaines. La formation à l’utilisation de « Jouer... pour vrai» est offerte par l’intermédiaire des ministères de l’Éducation de chaque province et territoire. Le jeu est offert en français et en anglais.

Renseignements : The Real Game Inc. C.P. 336, succursale C, St. John’s (Terre-Neuve), tél. : (709) 579-5544, téléc. : (709) 579-0173, ou The National Life/Work Centre, Memramcook (Nouveau-Brunswick), tél. : (506) 758-0332, téléc. : (506) 758-2149, courriel : swright@public.compusult.nf.ca



  K  

KIDS COUNT (Voir Investing in Children)




KidSafe

Offert à Vancouver, en Colombie-Britannique, le programme KidSafe se sert des écoles comme refuge sûr pour les enfants durant les congés estival, hivernal et printanier. En 1998, sa cinquième année d’existence, le programme était financé au moyen d’une campagne continue de financement qui attirait des commanditaires parmi les particuliers, les fondations et les entreprises, ainsi que du gouvernement. Quatre écoles y participaient, desservant 300 enfants âgés de 5 à 13 ans. Des petits déjeuners, des dîners et des collations, des programmes récréatifs, des excursions et un programme de lecture sont offerts. Un programme de cuisine communautaire, offert à l’année longue, a également été mis sur pied.

Le ministère de la Justice du Canada, qui examine des façons de prévenir le crime au moyen du développement social, a entrepris une évaluation officielle du programme KidSafe. Les directeurs d’école et les enseignants ont déjà constaté une nette amélioration chez les enfants qui auparavant s’inquiétaient de l’arrivée des congés, sachant qu’ils n’auraient pos des journées structurées, un milieu sécuritaire et même des repas réguliers. Les enfants semblent réintégrer l’école bien plus facilement à la fin des congés.




Kids In Action

Le centre de santé communautaire Lawrence Heights et le Department of Behavioural Science de l’Université de Toronto ont mis en oeuvre ce projet, conçu comme solution de rechange aux activités traditionnelles visant la promotion de la santé des enfants. Ces activités se composent généralement d’interventions standard fondées sur les besoins des jeunes telsque perçus par les adultes.

Aux fins de la mise en oeuvre du projet, une classe de 4e année à l’école publique de Flemington a été choisie. Un processus comportant plusieurs étapes a servi à déterminer les priorités en matière de santé de cette école et du quartier. Les enfants ont décidé que la consommation de drogues était leur principale préoccupation relative à la santé.

Après avoir effectué des recherches sur ce qui motive les enfants plus âgés à consommer et à vendre des drogues, et de quelles façons ils pourraient aider à prévenir la consommation de drogues, les enfants ont entrepris plusieurs activités. Ils ont décidé de faire part à la communauté de leurs opinions sur les drogues et les trafiquants de drogues en préparant des affiches et en réalisant un film vidéo comprenant des danses de rap, des chansons et des sketches. Ces activités ont figuré dans une émission de télévision locale et les enfants ont organisé une séance « portes ouvertes » à l’intention des membres de la communauté.

Renseignements : Lawrence Heights Community Health Centre, 12, chemin Flemington, Toronto (Ontario) tél. : (416) 787-1672, téléc. : (416) 787-3761



 


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