Stratégies
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Rediscovering the Traditional Mother

Au printemps de 1993, le Skookum Jim Friendship Centre a offert aux femmes autochtones la possibilité d’obtenir un enseignement en soins de santé prénataux de la part de leurs aînées dans le cadre d’un projet intitulé Rediscovering the Traditional Mother (redécouvrir la mère traditionnelle). Utilisant les cercles traditionnels pour favoriser la discussion, quatre aînées étaient disponibles pour quatre cercles différents. Les participantes étaient généralement de jeunes femmes enceintes — la plus jeune ayant 14 ans. Assises confortablement dans un milieu familier aux participantes, les aînées ont donné des présentations et encouragé le partage d’histoires, la discussion et les questions sur les femmes et la grossesse. On a montré des vidéos traitant des Autochtones et distribué des documents écrits par des Autochtones. À la fin, on a demandé aux participantes de remplir une évaluation. Elles étaient tooutes d’accord pour dire que l’on devrait continuer à offrir ce genre d’enseignement aux premières nations.

Lors d’une discussion debilan, les participantes ont recommandé une plus grande participation des hommes, des séances séparées pour des groupes précis et plus d’information sur le rôle du père. Elles ont également suggéré qu’on organise plus de séances avec un plus grand nombre d’aînées. Parmi les sujets qu’elles aimeraient inclure, mentionnons la responsabilité de l’homme, la spiritualité, l’éclatement de la famille, l’accouchement, la fausse-couche, le rôle parental et la formation à la puberté.

Renseignements : directrice générale, Skookum Jim Friendship Centre, 3159, Third Avenue, Whitehorse (Yukon) Y1A 1G1, tél. : (403) 668-4465, téléc. : (403) 668-4460

La résolution de conflits et la médiation par les pairs

Élaboré par le Centre national de résolution de conflits et de médiation pour les jeunes et déjà implanté dans plusiers écoles primaires et secondaires de la province, le programme vise l'aquisition d'habilités sociales ainsi qu’une plus grande responsabilisation des jeunes face aux situations de conflits.

Renseignements : Claude Moreau et Janick Audet, Centre national de résolution de conflits et de médiation, Montréal (Québec)




The Ryerson Outreach / Ryerson Community Initiative

Ce projet visait à améliorer les résultats sociaux et scolaires ainsi que la qualité de vie des enfants d’une école située dans un quartier du centre-ville de Toronto ayant une forte densité et des taux élevés de criminalité et de consommation abusive de drogues. Le projet proposait qu’on fasse appel à des professionnels de santé mentale en milieu scolaire — démarche qui avait remporté du succès dans le cadre d’autres études (Comer, 1985-1988). Le Hincks Children’s Mental Health Centre et la Children’s Aid Society de Toronto firent don des services d’un psychiatre de l’enfant et d’un travailleur social qui devaient travailler dans l’école une demi-journée par semaine. Sur une période de deux ans, les enseignants ont signalé des améliorations importantes chez les élèves qui avaient reçu de l’aide. On est maintenant en train de répéter ce projet dans plusieurs écoles de North York.

Renseignements : doyenne, département des services communautaires, Ryerson Polytechnic University, tél. : (416) 979-5034



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School of the 21st Century

School of the 21st Century se voue à la croissance et au développement positif de tous les enfants grâce à la continuité du soutien, de la naissance jusqu’à l’âge de 12 ans. L’école encourage des services de garde et d’autres services de soutien aux enfants en difficulté et aux familles en reliant les ressources de l’école, du foyer et de la communauté afin de bâtir un environnement qui a les enfants à coeur.

Complet, abordable et de haute qualité, ce plan d’éducation et de garde de jeunes enfants réunit une gamme de services pour le bien des enfants et de leurs familles. Ce plan unique a été élaboré par le Dr Edward Zigler, directeur du Bush Center for Child Development à l'Université Yale. School of the 21st Century est une sorte de carrefour de ressources scolaires, communautaires et de la famille afin de créer un environnement qui accorde de l’importance aux enfants.

Renseignements : courriel : s21c@rams.nesd.k12.ar.us, site Web : http://rams.nesd.k12.ar.us/~s21c




School-Wide Peer Helping Program, Runneymede Collegiate Institute, Toronto

Ce programme scolaire d’aide entre pairs, qui remporte d’ailleurs beaucoup de succès, est offert au Runneymede Collegiate Institute, à Toronto, depuis plusieurs années. Voici un aperçu des activités du programme.

  • Entraide : On montre aux élèves à écouter et à aider leurs pairsaux prises avec des difficultés. Sur une période de trois ans, toutes sortes de difficultés doivent être résolves, à partir des problèmes de relations aux ennuis avec les enseignants en passant par les suicides potentiels.

  • Centre d’aide entre pairs : Des pairs moniteurs dirigent et coordonnent le centre qui est toujours ouvert durant l’heure du midi afin de donner aux élèves un endroit où ils peuvent aller s’ils ont besoin de se confier à quelqu’un. Une boîte est mise à la disposition des élèves qui veulent demander une rencontre à une autre heure de la journée.

  • Médiation de conflits : Cette initiative s’est révélée très utile à Runneymede. En cas de conflit verbal ou physique, l’enseignant choisit un pair moniteur pour agir comme médiateur du conflit dans le centre d’aide entre pairs. La plupart des parties au conflit évitent les périodes de détention ou la suspension grâce à la médiation. Lorsque la suspension est inévitable, la médiation prend place dès que l’élève revient à l’école.

  • Participation des élèves de 9e année : Chaque pair moniteur se voit assigner une classe de 9e année qu’il doit visiter au moins une fois par mois. Au cours de l’année, les pairs moniteurs développent une relation de grand frère ou de grande soeur avec leurs condisciples de la 9e année. L’équipe d’aide se compose de pairs moniteurs, d’un conseiller de l’école et de l’enseignant « mentor » qui a la responsabilité de la classe de 9e année quand a lieu la classe d’entraide.

  • Bulletin d’entraide : Cinq fois par année, les pairs moniteurs publient un bulletin distribué à tous les élèves de l’école. Il y est question des activités offertes dans le cadre du programme et on donne de l’information biographique sur les pairs moniteurs.

  • Semaine « gardons la paix » : Les pairs moniteurs organisent une activité différente chaque journée comme des assemblées, des ateliers en classe ou la vente de ballons de messages positifs à envoger à un ami. Entre autres, les pairs moniteurs se promènent dans les corridors afin de récompenser les élèves et enseignants que l’on trouve en train de faire une bonne action.

  • Campagne du ruban blanc : Chaque année, un pair moniteur de sexe masculin organise une activité de toute une semaine sur la lutte à la violence à l’endroit des femmes. La campagne se déroule la semaine de 6 décembre, en hommage aux 14 femmes massacrées à Montréal, en 1989.

  • Pratiques sexuelles sans danger et distribution de condoms : En collaboration avec le département des sciences et le Bureau de santé communautaire, les pairs moniteurs distribuent des condoms aux élèves. Les pairs moniteurs sont également en train d’organiser une semaine consacrée à la promotion de l’abstinence et des pratiques sexuelles sans danger.

  • Extension des services aux écoles primaires : Les pairs moniteurs offrent des services aux écoles primaires afin de fournir des modèles de rôle positifs aux élèves et de les aider à se préparer à la transition à la 9e année.

  • Travaux pratiques : Trois fois par année pendant trois semaines, les pairs moniteurs se consacrent à une situation d’aide. Ils peuvent aider un enseignant, aider à encadrer une équipe, travailler au laboratoire de tutorat ou participer à n’importe quelle activité de leur invention axée sur les services.

  • Semaine d’éducation sur les drogues et l’alcool : En collaboration avec un enseignant ressource en matière de sensibilisation aux drogues, un pair moniteur de deuxième année organise cette importante semaine d’éducation. Des activités quotidiennes sont organisées et on invite des experts pour animer des séances d’information. On offre aussi des ateliers en classe dirigés par des pairs moniteurs.

Renseignements : Runneymede Collegiate Institute, 569, rue Jane, Toronto (Ontario) M6S 4A3, tél. : (416) 394-3200, téléc. : (416) 394-4445




The Social Decision-Making and Problem-Solving Program

Ce programme, mis en place à grande échelle dans les écoles du New Jersey, comporte trois phases :

À la phase I, huit habiletés clés d’autocontrôle sont enseignées (p. ex. écouter, suivre des instructions, résister à l’envie de provoquer).
À la phase II, les enfants apprennent des habiletés de groupe comme choisir des amis et montrer de l’empathie.
À la phase III, les enfants apprennent à appliquer ces habiletés dans le quotidien à l’intérieur et à l’extérieur de la salle de classe.

Renseignements : Voir Building Social Problem-Solving Skills: Guidelines From a School-Based Program, Elias, M. et Clabby, J., San Francisco, Jossey Bass, 1992




S.T.A.R. Program (Students Against Racism)

Les comités S.T.A.R. sont des groupes d’élèves qui se portent volontaires pour partager le message dans leur école que la violence, les préjugés et le racisme sont inacceptables et non voulus. En collaboration avec un enseignant coordonnateur et d’autres partenaires dans la communauté, dont des policiers qui assurent la liaison avec l’école, les membres du comité S.T.A.R. organisent des activités et des événements amusants qui célèbrent la diversité et communiquent un message positif d’espoir et d’amitié aux élèves de toutes les cultures.

Renseignements : Riverview High School, PCR Coordinator, Riverview High School, 400, chemin Whitepine, Riverview (Nouveau-Brunswick) E1B 4T8

Description tirée de : Promouvoir des apports positifs pour les jeunes de douze à dix-huit ans, Conseil national de prévention du crime, mai 1997




Staying on Track

Staying on Track est un projet communautaire de dépistage précoce, de suivi et de recommandation visant à assurer, de la naissance jusqu’à 5 ans et demi, le suivi et l’évaluation périodiques de tous les bébés qui naissent dans la région. Mis sur pied par le service de santé de Lanark, Leeds et Grenville, le projet visait à aider tous les enfants de la communauté à atteindre leur plein développement physique, mental, affectif et social, à accroître les connaissances et les habiletés des parents et des personnes significatives, et à déceler tôt les problèmes de vision et de communication susceptibles de nuire à l’éducation des enfants.

Les infirmières de santé publique visitaient les enfants et leur famille, à la maison, à l’âge de 1 mois et de 6 mois, afin d’observer l’interaction entre les parents et l’enfant. On a fait appel à d’autres moyens pour recueillir des données. En plus d’assurer un suivi et une évaluation, les infirmières offraient de l’aide en matière de développement de l’enfant et distribuaient de l’information aux parents sur les questions touchant les bébés et les enfants d’âge préscolaire. Quand on découvrait une difficulté importante chez un enfant ou une famille, on faisait des visites de suivi et, au besoin, on dirigeait la famille vers l’organisme local approprié. Un conseil consultatif, composé de membres d’organismes locaux de services à l’enfance, se réunissait régulièrement afin de trouver des services pour les enfants identifiés dans le cadre du système de suivi et afin de coordonner les services dans l’ensemble des organismes.

Le rapport final élaboré pour le programme a révélé que plus longtemps la famille bénéficiait du programme, plus grande était l’amélioration du développement de l’enfant, de l’interaction entre les parents et l’enfant et du sentiment de compétence parentale.

Renseignements : Service de santé de Lanark, Leeds et Grenville, tél. : (613) 345-5685, ou Sarah Landy, tél. : (416) 924-1164, poste 3210




Stratégies de participation de la jeunesse communautaire (SPJC)

Stratégies de participation de la jeunesse communautaire (SPJC) est un programme communautaire novateur de prévention de la toxicomanie pour les jeunes des petites localités de moins de 25 000 habitants. Parrainé par le Tri-County Addictions Program de Smith Falls, en Ontario, le but des SPJC est de fournir à cinq petites localités des moyens de faire participer les jeunes à la conception et au fonctionnement d’activités sociales et de loisirs favorables à la santé. Les cinq localités ont trois objectifs principaux : établir des conseils locaux de jeunes, mettre sur pied des centres pour jeunes et produire une vidéo participative sur les questions propres aux jeunes de la région.

L’idée des SPJC a vu le jour suite à la publication d’un rapport d’un travailleur de rue qui révélait le manque de possibilités sociales et de loisirs pour les jeunes des petites localités ainsi que leur manque de sensibilisation aux services de soutien offerts. Les jeunes des petites localités s’aliènent souvent leur communauté. Ce sentiment d’aliénation se manifeste sous forme d’activités à risque élevé de toutes sortes, y compris la consommation abusive de drogues et d’alcool, le décrochage scolaire et l’abandon prématuré du foyer.

Un conseil consultatif des jeunes a été formé afin de favoriser la participation active des jeunes à l’identification des questions et préoccupations communes et à la prise de mesures pour les résoudre. Pour pallier au manque d’activités sociales et récréatives des jeunes dans la communauté-pilote, un centre jeunesse sans drogue et alcool, Midnight Junction, a été mis sur pied et est vite devenu un lieu de rencontre populaire des jeunes de la région. Depuis, les moniteurs du projet SPJC ont établi que l’organisation de centres jeunesse dans les communautés participantes est une priorité clé du programme.

Bien qu’on ne dispose pas encore de données d’évaluation complètes sur les répercussions, l’initiative des SPJC représente une approche participative prometteuse pour s’attaquer aux conditions qui favorisent la consommation abusive de drogues et d’alcool chez les jeunes de petites et moyennes communautés . Un questionnaire a été élaboré afin d’évaluer l’impact des centres jeunesse mis sur pied dans les communautés participantes. Selon des rapports isolés de la communauté-pilote, il y aurait eu une baisse des cas de vandalisme et d’incidents liés à l’alcool chez les jeunes depuis l’ouverture du centre. Les jeunes du projet-pilote ont collaboré avec le travailleur de rue afin d’élaborer du matériel d’évaluation et de la documentation.

Le budget total pour le projet SPJC (1er janvier 1994 au 31 mars 1997) était de 305 500 $. En dépit des coûts associés, des parties du projet (p. ex. le conseil consultatif des jeunes) peuvent être facilement répétées dans d’autres communautés où il y a suffisamment d’intérêt et de soutien. Il est possible de solliciter des ressources non financières de la part de partenaires communautaires afin de garder les coûts financiers directs à un minimum.

Renseignements : Les Voakes, Tri-County Addictions Program, tél. : 1 800 361-6948 ou (613) 269-2436

Description tirée de : Fralick, P. et Hyndman, B. Youth Substance Abuse and the Determinants of Health, 1996



 



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