Les adolescents dotés de résilience sont capables de s’adapter au changement et apprennent à faire face à l’adversité. Ils possèdent de bonnes habiletés d’adaptation et de résolution des problèmes qui leur permettent de réagir aux circonstances dans leur vie qui pourraient autrement nuire à leur bien-être. Ils envisagent leur avenir avec optimisme. Test

La résilience est une qualité importante pour tous les enfants, mais plus particulièrement ceux qui sont défavorisés. Qu’est-ce qui fait qu’un enfant est défavorisé? Les spécialistes dans le domaine soutiennent que si la pauvreté est en elle-même un facteur de stress, c’est plus probablement une combinaison de facteurs de stress — associés ou non à la pauvreté — qui mine le sentiment de compétence et la résilience. (271) Les enfants issus de familles négligentes, violentes et abusives sont des enfants défavorisés, qu’ils soient pauvres ou pas.

D’autre part, les enfants qui grandissent dans une famille pauvre courent le risque d’avoir plus de problèmes affectifs et comportementaux. En fait, le niveau de revenu est intimement lié à l’ampleur des problèmes. À mesure que le niveau de revenu augmente, la fréquence des problèmes diminue. (93) Cette constatation va de pair avec les conclusions plus générales qui ont été tirées sur les facteurs qui déterminent la santé et le bien-être de la population dans son ensemble.

Des études ont démontré que la santé individuelle s’améliore avec le revenu. Toutefois, le principal facteur servant à déterminer la santé de la population est le degré d’inégalité, c’est-à-dire l’écart qui sépare les riches des pauvres dans une société donnée. (274) On n’arrive pas encore à expliquer clairement ce phénomène, mais il apparaît de plus en plus que c’est le sentiment d’impuissance et le manque de contrôle sur leur vie qui font que les personnes pauvres sont en moins bonne santé. Cette situation est, à des degrés divers, causée par les préjudices vécus dans l’enfance. (276)

Il en va donc du devoir moral et logique de la société de réduire les inégalités et d’aider toutes les familles et tous les enfants à développer leur résilience et à surmonter leurs désavantages. Dans une perspective de réduction des risques, les activités qui favorisent la compétence sociale sont des stratégies à appliquer auprès des adolescentes et des adolescents à risque pour prévenir les grossesses non désirées, la consommation de drogues et le décrochage scolaire. Dans une perspective de promotion de la santé, ce sont des moyens de doter tous les jeunes (et plus particulièrement ceux qui font face à de multiples sources de stress) des ressources nécessaires pour résister au stress et favoriser un développement positif. (272)

Les programmes ayant pour but d’aider les enfants aux prises avec des problèmes affectifs, comportementaux ou scolaires doivent viser les enfants de tous les milieux. Toutefois, ces interventions peuvent avoir une importance particulière pour les enfants en situation de risque. Une analyse des données provenant de l’Enquête longitudinale nationale sur les enfants révèle que l’exposition à divers risques a des conséquences néfastes sur le développement de l’enfant. Les plus importants facteurs de risque sont le dysfonctionnement familial, le manque de soutien social et un faible revenu. Les deux premiers semblent les plus dommageables. Il est vrai que les enfants provenant de familles à faible revenu peuvent avoir besoin d’aide dans certains domaines, mais ils ne seront pas considérés à risque dans bien d’autres. (93) Autrement dit, le fait d’être pauvre n’est pas nécessairement un désavantage, et un enfant défavorisé n’est pas nécessairement pauvre. L’enfant issu d’une famille pauvre mais qui a de bons parents peut ne pas être défavorisé, alors qu’un enfant riche issu d’une famille dysfonctionnelle peut très bien l’être.

Le sexe semble avoir une influence sur la façon de réagir au stress. Les filles ont plus tendance à montrer des signes de détresse psychologique et d’intérioriser leur désarroi que les garçons. Entre quatre et sept ans, 3 pour 100 des filles se disent « inquiètes », proportion qui augmente à 8 pour 100 entre huit et onze ans. (93) Pour leur part, les garçons sont plus enclins à réagir au stress en se montrant agressifs et en extériorisant leurs sentiments. Ils ont plus tendance que les filles à abandonner l’école ou à se faire expulser. (277)

La réussite scolaire joue un rôle important dans l’adaptation sociale, l’estime de soi et la résilience. Les enfants défavorisés sont plus susceptibles d’avoir de la difficulté à se concentrer et ont plus de risques d’échouer à l’école. Par contre, de bons services de garde d’enfants et des interventions précoces pendant les années de scolarité peuvent aider les enfants à bien s’adapter à l’école. (271) Les écoles qui aident les enfants vulnérables à réussir fournissent un environnement sécuritaire, structuré et enrichi dans lequel l’enfant se sent respecté et stimulé. Ces écoles encouragent une forte participation des parents et ont des attentes élevées mais réalisables à l’endroit des enfants.

Il arrive qu’une difficulté dans un aspect de la vie de l’enfant, comme une maladie chronique ou une déficience, soit compensée par des liens familiaux étroits et un bon réseau de soutien externe qui inclut l’école et la communauté. Les enfants qui jouissent de ce genre de soutien retirent parfois de leur combat contre l’adversité une force plus grande. (244) Au contraire, lorsque des enfants et des familles sont marginalisés ou rejetés à cause d’une déficience, la pauvreté, la religion, l’isolement, la race, l’analphabétisme, l’origine ethnique ou d’autres facteurs, il est probable que leur équilibre affectif et leur adaptation sociale en souffrent énormément.

La marginalisation, la pauvreté, la discrimination, l’aliénation culturelle, la perte du rôle de parents (pour ceux à qui on a retiré leurs enfants) et un sentiment accablant d’impuissance sont tous des facteurs qui agissent sur la vie de nombreuses familles autochtones du Canada.

Malheureusement, une génération entière d’enfants ont été séparés de leur famille pour être élevés en internat. Beaucoup d’enfants ont été tellement traumatisés par cette expérience qu’ils sont incapables aujourd’hui de remplir correctement leur rôle de parents. C’est ainsi que des victimes sont devenues par mégarde des agresseurs, dans certains cas. C’est pourquoi on retrouve aujourd’hui un taux de suicide et de toxicomanie carrément alarmant chez les jeunes autochtones. Par ailleurs, la guérison, la résilience et la responsabilisation sont devenus les chevaux de bataille des communautés autochtones, qui accordent la priorité au sain développement de l’enfant dans leurs efforts pour reprendre leur vie et leur santé en main.

Pour être capables de faire face à l’adversité, les adolescents ont besoin de trois types de facteurs de protection : une famille stable et unie, des sources externes de soutien ainsi que des ressources et des habiletés d’adaptation particulières. (251)

Principaux facteurs ayant une influence sur la capacité d’adaptation et touchant tous les enfants à cette transition :

 
milieu familial aimant;
 

soutien des personnes significatives;

 

cadres de vie et d’apprentissage favorables au développement.

Nota : Ces facteurs déterminants sont également indiqués dans le menu déroulant présenté ci-dessus. Utilisez ce menu pour naviguer sur cette page.



Milieu familial aimant

Beaucoup de familles se débrouillent remarquablement bien pour aider leurs enfants à développer une capacité de résilience en dépit des facteurs de stress chroniques, des crises et des privations qu’elles vivent. Les efforts qu’elles déploient pour offrir un milieu familial aimant à leurs enfants méritent que leur entourage les appuie.


Faire en sorte que les enfants sentent qu’ils sont aimés et font partie d’une famille.

  • Leur démontrer de l’affection, de l’amour et du respect.

  • Passer du temps en famille avec les enfants. Organiser des activités familiales — vacances, pique-nique, baignades, rituels familiaux et projets que vous réalisez ensemble.

  • Si la dépression ou d’autres problèmes vous empêchent de vous impliquer auprès de vos enfants, demandez de l’aide.

Aider à développer un sentiment de sécurité chez l’enfant en lui offrant un milieu familial à l’abri des dangers, en développant sa confiance, en réglant les conflits et en fixant des limites claires.

  • Établir les limites de ce qui est acceptable. Ces limites peuvent avoir trait à la façon de traiter les autres, à la valeur de l’honnêteté, au respect de la propriété d’autrui, aux attentes vis-à-vis des corvées ou des devoirs à faire, etc.

  • Appliquer une discipline ferme, mais non contraignante - éviter d’humilier ou de malmener un enfant ou de lui refuser des libertés adaptées à son âge. L’attitude brutale et contraignante des parents est associée au comportement antisocial, aux difficultés scolaires, au rejet des pairs et à la dépression. (247) Encourager l’adolescent à verbaliser ses sentiments et à négocier avec succès des arrangements avec les membres de sa famille.

  • Pour obtenir des conseils utiles sur la vie avec des adolescents, voir la section « Lectures suggérées aux parents ».

  • Aborder les conflits sans détour et les régler par la négociation.

  • Demander de l’aide sans tarder si vous ou vos enfants êtes exposés à des abus ou à une situation de violence familiale.

Aider les enfants à réussir et à faire face aux événements.

  • Fixer des attentes élevées mais réalisables et appuyer les efforts de l’enfant pour répondre à ces attentes. Féliciter l’enfant ou l’adolescent pour son dur travail et ses réussites.

  • Discuter ouvertement des sentiments d’angoisse ressentis dans les périodes de crise familiale, comme dans le cas d’une séparation ou d’un divorce. Encourager les enfants à parler de ce qu’ils ressentent et leur répéter que vous les aimez. Demander de l’aide si vous-même ou vos enfants continuez de vous sentir accablés par la situation.

  • Aider les enfants à faire face au stress et aux conflits; les encourager à adopter une attitude positive et à avoir confiance dans leur capacité de régler la situation.

  • Entrer en contact avec les parents isolés pour les aider à s’intéresser de près à ce qui se passe à l’école de leur enfant.

  • Mettre les parents immigrants à l’aise dans l’école en leur offrant des cours de langues ancestrales, en faisant une place à l’école aux fêtes religieuses, aux chants et aux mets typiques des nationalités représentées au sein de la clientèle étudiante, et en diffusant de l’information sur les langues autochtones.

  • Organiser des groupes de parents et des activités au cours desquelles les parents peuvent se renseigner sur les changements normaux qui surviennent à l’adolescence, sur les signes de détresse à surveiller chez leur enfant et sur les moyens de soutenir leur enfant en période de stress.

  • Appuyer les programmes qui portent sur le développement des compétences parentales et sur l’attitude à adopter avec l’enfant qui entre dans l’adolescence.

  • Offrir un soutien aux enfants dont les parents viennent de se séparer ou de divorcer. Il est prouvé que les programmes de soutien post-divorce donnés de la quatrième à la sixième année et qui misent sur les habiletés de communication, l’expression des sentiments, la résolution des problèmes, la maîtrise de la colère et la construction de l’estime de soi peuvent améliorer autant les résultats scolaires que l’adaptation sociale et affective. (87)

  • Offrir un soutien et une formation aux parents sur la façon d’encourager l’adoption d’un comportement social positif et de régler efficacement les problèmes de comportement chez les préadolescents. Le Projet-pilote de prévention du développement de comportements antisociaux est un exemple de programme efficace qui est venu en aide tant aux parents qu’aux garçons indisciplinés.

  • Enseigner aux familles des méthodes de communication optimale à mettre en pratique avec leurs enfants et des moyens de réduire les conflits à la maison, par des programmes de compétences parentales, une intervention auprès des familles en détresse, des visites d’infirmières de la santé publique, des partenariats parents-école, des campagnes de sensibilisation du public, etc. Les enfants qui grandissent dans un milieu violent apprennent à régler leurs problèmes par la violence.

  • Offrir des occasions aux familles de renforcer leurs liens culturels et familiaux. Le « Dene Yati Project », dans les Territoires du Nord-Ouest, est un bon exemple d’initiative mise sur pied par une communauté pour permettre aux jeunes gens et aux familles de consolider leurs relations et leur identité culturelle commune.

  • Instaurer des programmes pour prévenir l’abus des enfants et la violence familiale.

  • Veiller à la sécurité et au soutien des parents et des enfants qui vivent une situation de violence familiale.

  • Veiller à ce que les parents nourriciers comprennent bien en quoi consiste le sain développement de l’enfant. Essayer de placer les enfants dans des familles d’accueil qui partagent la même culture, habitent le même secteur géographique et appartiennent au même milieu économique. Le « Inner City Foster Parents Program », une initiative mise sur pied au centre-ville, dans le secteur est de Vancouver, en est un bon exemple.

  • Mettre en place des politiques favorables à la famille qui vont permettre aux parents de passer plus de temps avec leurs enfants (p. ex. : heures flexibles, possibilités de travailler à la maison et partage de poste sur une base volontaire).

  • Inviter des conférenciers et des organismes pour parler aux parents du développement de l’enfant et de la transition à l’adolescence.

  • Offrir un programme d’aide aux employés (PAE) qui comporte un volet de counseling sur les compétences parentales et de l’aide aux parents qui vivent des situations de violence familiale.

  • Réfléchir aux conséquences d’une réduction de la main-d’oeuvre, avec les nombreuses heures supplémentaires que cela implique pour le personnel restant, sur le temps et l’énergie qui resteront aux parents pour s’occuper de leur famille.


  • Investir dans les initiatives de prévention reconnues qui favorisent le sain développement de l’enfant (p. ex. visites à domicile, programmes en milieu scolaire, programmes préscolaires).

  • Mettre en place des politiques et des programmes qui permettent aux parents de suivre une formation et de travailler pour être en mesure de subvenir aux besoins de leur famille.

  • Financer l’élaboration, l’évaluation et la diffusion des meilleures interventions pour prévenir la violence familiale.

  • Parrainer des cours d’alphabétisation et de français ou d’anglais langue seconde à l’intention des parents qui en ont besoin.

Soutien des personnes significatives

L’enfant qui vit une situation de stress chronique, comme la pauvreté ou encore la mort d’un parent ou d’un frère ou d’une soeur, ne trouvera peut-être pas dans sa famille immédiate le lien d’attachement à une personne significative dont il a besoin pour réussir sa vie. Dans un tel cas, un autre adulte attentionné et bienveillant, qui peut le guider et avec qui il se sent en sécurité, peut prendre la relève et ainsi réduire considérablement les risques de problèmes au niveau du développement. (251) Les enfants qui ont la chance d’établir une relation de mentorat avec un adulte (un membre de la famille élargie, une enseignante, un prêtre ou autre ministre du culte, un récréologue, etc.) qui leur témoigne de l’affection et du respect apprennent à avoir des rapports plus harmonieux avec les autres que les enfants qui n’ont pas de mentor. (93)

Le mentorat par les pairs est un autre moyen efficace d’aider les jeunes. L’enfant qui établit un lien d’attachement significatif avec un aidant un peu plus âgé que lui a plus d’occasions d’apprendre des valeurs positives et la façon de se conduire avec les autres. Pour un complément d’information sur le mentorat par les pairs, consulter « The Peer Helping Annotated and Indexed Bibliography ».

  • Devenir le mentor d’un enfant ou d’un adolescent de la famille élargie.

  • Encourager les enfants à passer du temps avec d’autres membres de la famille et des adultes de confiance dans la communauté.

  • Encourager les enfants à participer à des activités organisées à l’école et dans la communauté par des adultes et des pairs dignes de confiance.


  • Dispenser une formation aux enseignants et aux instructeurs pour favoriser chez eux une bonne compréhension du développement de l’enfant et de l’importance du mentorat.

  • Créer un climat scolaire qui encourage le mentorat.

  • Fournir des occasions d’entraide et de mentorat par les pairs. Dans le cadre du programme culturel qu’a mis en place l’école secondaire Joe Duquette à Saskatoon, des pairs et des aînés agissent comme mentors pour enseigner les us et coutumes des Anciens aux élèves de neuvième année.

  • Collaborer avec les entreprises et les associations communautaires à la mise sur pied de programmes de mentorat. À titre d’exemple, à Hamilton en Ontario, l’association des Grands Frères, la Banque de Montréal et deux conseils scolaires ont fait équipe pour offrir un programme de mentorat aux élèves des quartiers défavorisés du centre-ville, sous les auspices du Industry-Education Council.

  • Soutenir les programmes de mentorat comme ceux des Grands Frères et des Grandes Sœurs.

  • Veiller à ce que le personnel des programmes et des organismes de services à la jeunesse comprenne bien le rôle joué par le mentorat dans le processus d’adaptation sociale.

  • Appuyer les initiatives intergénérationnelles qui mettent les enfants en contact avec des personnes âgées.

  • Appuyer les activités animées par des pairs et dispenser une formation aux jeunes qui agissent comme leaders auprès de leurs pairs.

  • Collaborer avec les milieux de travail et les écoles à la mise sur pied de programmes de mentorat. À titre d’exemple, à Hamilton en Ontario, l’association des Grands Frères, la Banque de Montréal et deux conseils scolaires ont fait équipe pour offrir un programme de mentorat aux élèves des quartiers défavorisés du centre-ville, sous les auspices du Industry-Education Council.

  • Encourager les églises et les groupes confessionnels à mettre sur pied des programmes de mentorat.

  • Encourager les associations ethniques et culturelles à mettre sur pied des programmes de mentorat.

  • Penser à mettre en place un programme de mentorat réunissant des membres du personnel ou d’anciens employés à la retraite et des enfants qui manifestent un intérêt particulier pour le secteur d’activité de l’entreprise.

  • Collaborer avec les organismes communautaires et les écoles à la mise sur pied de programmes de mentorat. À titre d’exemple, à Hamilton en Ontario, l’association des Grands Frères, la Banque de Montréal et deux conseils scolaires ont fait équipe pour offrir un programme de mentorat aux élèves des quartiers défavorisés du centre-ville, sous les auspices du Industry-Education Council.

Cadres de vie et d’apprentissage favorables au développement

L’école, la communauté et les gouvernements peuvent aider les enfants à développer leurs habiletés personnelles de résilience : estime de soi, habiletés intellectuelles, habiletés en résolution de problèmes, habiletés sociales et sentiment de compétence (le sentiment de pouvoir réussir). (251) Les principales stratégies contribuant à ce résultat consistent à donner aux enfants des occasions valables de jouer un rôle actif, de leur fixer des attentes élevées mais réalisables, de leur procurer un environnement sain et sécuritaire et de déployer des efforts visant à réduire les inégalités.

Malgré la complexité des recherches sur la façon dont les différents milieux de vie dans la communauté agissent sur les enfants et les familles, certaines études indiquent que la qualité de la vie dans la communauté a une influence sur l’enfant, indépendamment de sa situation familiale. (234) On peut donc en conclure que les vastes stratégies visant à bâtir des communautés en santé ont des chances d’avoir un effet positif sur le sain développement des enfants.

Dans les communautés dépourvues de sens civique et qui se caractérisent par l’absence de valeurs, de normes et de croyances communes, par une méfiance généralisée et par un manque de cohésion sociale, il est nécessaire d’accroître le degré d’implication des parents et d’instaurer des mesures de discipline et de surveillance plus efficaces pour combattre l’influence néfaste de la communauté. (190) Les quartiers très populeux où les taux de criminalité et de toxicomanie sont élevés, mais qui manquent de cohésion et de contrôle, risquent de ruiner même les efforts déployés par les familles très soucieuses de bien élever leurs enfants. (337, 234, 190)

Créer un milieu scolaire accueillant qui favorise l’estime de soi, la socialisation et un apprentissage optimal.

  • Démontrer aux jeunes de l’estime et du respect en leur confiant des rôles utiles au sein de l’école. Donner aux élèves des occasions de jouer des rôles de leaders et de prendre des décisions importantes sur les activités et les politiques de l’école.

  • Définir, à l’échelle de l’école, des attentes claires en matière de résultats scolaires, de comportements appropriés, de pratiques d’enseignement et de responsabilités des élèves. Fournir aux élèves moins doués la structure et les programmes d’enrichissement requis pour les aider à répondre à ces attentes.

  • Impliquer les élèves, les parents et les enseignants dans les décisions ayant trait au milieu scolaire.

  • Faire preuve d’un solide leadership administratif.

  • Offrir aux enfants des activités scolaires et parascolaires destinées à améliorer leurs habiletés sociales et à développer leur esprit de coopération, comme du bénévolat et des activités qui mettent l’accent sur le plaisir et le sentiment d’appartenance.

  • Intégrer l’acquisition d’aptitudes à la vie quotidienne, comme l’esprit de décision et la résolution de problèmes et de conflits, dans le programme d’études ou l’expérience de vie à l’école.

  • Enseigner aux élèves à régler leurs problèmes interpersonnels de façon productive, sans recourir à la violence. Intégrer des programmes sur la résolution de conflits, l’affirmation de soi et la médiation par les pairs - c’est-à-dire des camarades de classe neutres et spécialement formés qui aident d’autres jeunes à régler leurs conflits et à maîtriser leur colère. « The Unloading Zone » est un exemple de programme qui enseigne aux jeunes que la gestion de la colère joue un rôle important dans la croissance personnelle.

  • Donner aux enfants et aux adolescents des occasions de participer à des activités physiques agréables et non compétitives et à d’autres groupes d’intérêt qui leur apprennent à bien s’entendre avec les autres.

  • Maintenir une culture adolescente positive qui aide à prévenir la formation de gangs et de groupes de pairs antisociaux.

  • Coopérer avec les programmes de police communautaire et inviter les agents de liaison avec les écoles à venir rencontrer le personnel et les élèves.

  • Pour obtenir de l’information sur les stratégies de prévention des comportements antisociaux à l’école, consulter la section Lectures suggérées aux écoles.

  • Voir le programme Activités socioculturelles et sportives ou Projet éducatif : école à concentration artistique.

Apporter un soutien aux élèves qui ont de la difficulté.

  • Surveiller de près les enfants qui ont des problèmes d’apprentissage et venir en aide rapidement à ceux qui ont de la difficulté. Les élèves qui réussissent bien à l’école ont tendance à avoir de meilleures relations avec les autres et à afficher un comportement social plus positif.

  • Apporter un soutien aux enfants stressés grâce à des méthodes qui cadrent bien avec l’environnement scolaire. « Ryerson Outreach / Ryerson Community » et « Communities in Schools » sont deux exemples de programmes d’aide conjointe dont l’efficacité a été prouvée.

  • Fournir une aide aux élèves qui sont aux prises avec des problèmes chroniques et des difficultés scolaires. Par exemple, il existe à l’école secondaire Curé-Antoine-Labelle un programme qui aide les élèves de 13 à 16 ans à devenir responsables d’eux-mêmes et à nouer des relations durables avec des aidants adultes.

  • Surveiller la sécurité à l’école et agir immédiatement en cas de brutalité, de menaces ou de dommages à la propriété. Pour plus d’information sur les actes de brutalité, consulter la London Family Court Clinic. Pour obtenir des renseignements sur un programme modèle, voir la section « ASAP: A School-Based Antiviolence Program ».


Appuyer les initiatives qui augmentent la sécurité et l’esprit civique des quartiers à haut risque.

  • « KidSafe », est l'example d'une initiative de Vancouver qui a recours aux écoles pour offrir des endroits sûrs aux enfants durant les vacances et les congés.

Organiser des activités qui favorisent le développement de l’esprit civique et des qualités de chef, et qui réduisent l’agressivité.

  • Encourager les jeunes à faire preuve de leadership dans l’organisation d’activités communautaires visant la prévention du crime et la réduction de la violence. Des activités sur la sécurité et la prévention de la violence sont mises sur pied dans plus de 65 localités de la Colombie-Britannique par les « Youth Action Teams ».

  • Offrir des programmes de loisirs et de développement des habiletés (sur les plans athlétique et autre) qui sont à la portée de toutes les bourses. Ce genre d’activités contribue à l’adoption d’un comportement social positif et peut réduire les comportements antisociaux dans la communauté. Faire un effort particulier pour aider les enfants défavorisés à développer les habiletés dont ils ont besoin pour participer aux activités offertes à l’ensemble. Le « PALS Project - Participate and Learn Skills » - mis sur pied à Ottawa, est un bon exemple de programme communautaire efficace à l’intention des enfants défavorisés qui vivent dans un logement public. L’initiative Vie active du Club de garçons et filles du Canada démontre de quelle façon il peut être profitable pour les jeunes de pratiquer diverses activités physiques.

  • Travailler avec des agents de liaison entre la police et l’école dans un but d’éducation des élèves et des familles, et collaborer avec les établissements scolaires pour la mise en place de programmes de prévention de la violence. Pour plus d’information sur un programme modèle, consulter la section « ASAP: A School-Based Antiviolence Program ».

  • Appuyer les organismes de services à la jeunesse qui aident les enfants et les ados à avoir des relations harmonieuses avec les autres et qui leur offrent des activités visant le développement de leurs habiletés, comme les Guides, les Scouts et les clubs 4H.

  • Collaborer avec les écoles à la mise sur pied de programmes destinés aux élèves qui ont des problèmes scolaires et sociaux. « CAPSLE » est un exemple de programme qui offre un soutien intensif aux jeunes de 10 à 18 ans qui ont été renvoyés temporairement de l’école. « Communities in Schools » est une initiative qui a aidé les jeunes à développer leur résilience face à l’adversité.

  • Collaborer avec les écoles à la mise sur pied de programmes d’alphabétisation et d’anglais ou de français langue seconde pour les familles et les enfants.

  • « Project Chance » est un exemple d’initiative communautaire qui vient en aide aux mères seules et à leurs enfants.

  • Collaborer avec les écoles à la mise en place de bons programmes parascolaires.

Amener les jeunes à prendre une part active dans les décisions, les politiques et les programmes qui les concernent; leur donner la chance de développer leurs qualités de chef et de jouer des rôles de leaders.

  • Démontrer aux jeunes de l’estime et du respect en leur confiant des responsabilités au sein de la communauté. Par exemple, à Surrey, en Colombie-Britannique, un groupe de jeunes a contribué à la conception du parc Bear Creek et sera responsable de son fonctionnement.




  • Joindre ses efforts à ceux de la communauté, du milieu scolaire et des gouvernements afin de financer et de soutenir des programmes de prévention qui fonctionnent bien. Le programme « ASAP: A School-Based Antiviolence Program » fournit un bon exemple de collaboration en ce sens.

  • Travailler avec les écoles et les organismes de service à la jeuness à la mise sur pied d'activités de travail et de bénévolat pour les enfants et les jeunes, en milieu de travail.

  • Parrainer des programmes et des camps d’été qui encouragent les enfants à développer leurs aptitudes à la vie quotidienne et leurs habiletés d’apprentissage.

  • Adopter une école. Encourager les membres du personnel à agir comme mentors et à soutenir des activités parascolaires.

  • Réduire les inégalités grâce à des initiatives de création d’emplois et des programmes de formation pour les parents, ainsi qu’à des politiques fiscales qui tiennent compte du coût et de la valeur que représentent le fait d’élever des enfants. Ne pas rendre les choses plus difficiles aux parents qui préfèrent rester à la maison pour s’occuper de leurs enfants, en maintenant la déduction pour frais de garde d’enfants à un niveau plus élevé que la déduction pour conjoint à charge.

  • Investir dans les activités qui contribuent efficacement au bon développement des enfants et des adolescents. Financer le développement, l’évaluation et la diffusion des meilleures pratiques dans le domaine du développement de l’enfant. Financer le développement, l’évaluation et la diffusion des meilleures pratiques dans le domaine du développement de l’enfant.

  • Financer les services et les programmes qui aident les enfants défavorisés à surmonter les obstacles auxquels ils font face et à développer leur résilience. Ils constituent un bon investissement dans l’avenir.

  • Soutenir les initiatives multidisciplinaires mises sur pied dans les écoles dans un but de prévention, et qui visent une amélioration du comportement et des résultats scolaires par la création d’un environnement positif.

  • Appuyer les activités d’intervention précoce auprès des élèves qui présentent des difficultés en lecture et d’autres problèmes scolaires.

  • Offrir des incitatifs financiers pour la création de programmes parascolaires qui vont aider les enfants à réussir leur transition à l’adolescence.

  • Soutenir et financer les projets de collaboration réunissant des organismes de services à la jeunesse, des écoles et des groupes de parents.

  • Appuyer les programmes d’alphabétisation et de français ou d’anglais langue seconde à l’intention des familles et des enfants qui ont besoin d’une telle aide.

  • Amener les jeunes à prendre une part active dans les décisions, les politiques et les programmes qui les concernent. Leur fournir des occasions de développer leurs qualités de chef et de jouer un rôle de leaders. À Vancouver, on a mis sur pied la « Civic Youth Strategy », qui fait appel à des jeunes pour participer activement au développement et à la prestation des services municipaux qui intéressent directement les ados.

  • Financer la recherche sur les meilleures pratiques et la diffusion d’information sur des programmes qui fonctionnent bien. Consulter la description du programme « ASAP: A School-Based Antiviolence Program » pour voir comment les gouvernements, le secteur privé et la communauté peuvent conjuguer leurs efforts pour développer des programmes modèles.

  • Agir comme chef de file pour accroître la sensibilisation et le soutien du public au sujet de l’importance de considérer les enfants et les jeunes comme une ressource naturelle précieuse qui représente l’avenir de la société. (271)

Connaissez-vous des mesures législatives, des initiatives ou des programmes novateurs qui contribuent au bon développement des enfants et des jeunes? Voici ce qu'il faut faire:

1. Passez en revue les stratégies énumèrées dans la présente section du site.

2. Si la mesure législative, l'initiative ou le programme auquel vous pensez ne s'y trouve pos, cliquez sur l'icône ci-dessous et faits-nous part de vos commentaires diréctement en utilisant la formule en ligne.

Il est aussi possible d'utiliser la formule pour nous enroger de la rétroaction sur les stratégies énumérées. Vous pourres ainsi nous aider à maintenir les renseignements à jour, et nous vous en serons très reconnaissants.



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