Les jeunes expérimentent de nouveaux modes de vie en réponse aux besoins qu’ils ressentent. Ils veulent avoir leur mot à dire dans l’identification de ces besoins et dans la recherche de façons saines de les combler. Bien des programmes traditionnels de promotion de la santé, conçus pour influencer le comportement des jeunes, ont omis de tenir compte du point de vue des principales personnes concernées et de les inclure aux étapes de planification et de mise en œuvre.Test

C’est dans les premières années de l’adolescence que les jeunes prennent d’importantes décisions au sujet de la sexualité, de l’usage du tabac et de la consommation de l’alcool et des drogues. Les jeunes qui font des choix gagnants sont capables de résister aux pressions exercées sur eux pour qu’ils se mettent à fumer ou à consommer de l’alcool ou des substances toxiques. Ils ont la motivation et les habiletés nécessaires pour choisir des habitudes de vie saines en matière d’activité physique, d’alimentation et de comportement sexuel. Ils utilisent leurs moments de loisir de façon constructive.

En 1992, lorsque le Service de la santé d’Ottawa-Carleton a demandé aux jeunes ce qui les préoccupait le plus dans le domaine de la santé, six grands sujets d’inquiétude sont ressortis :

  • la sexualité;
  • les relations avec leurs amis, leurs parents, les enseignants et la police;
  • la consommation d’alcool;
  • le stress, les contraintes de temps et l’accent mis sur la performance;
  • la violence;
  • l’image corporelle et l’apparence. (153)

Tous ces éléments sont liés à la capacité du milieu familial, de l’école et de la communauté de faciliter aux jeunes l’adoption de choix santé.

L’éducation à la santé en milieu scolaire est indispensable. Des évaluations détaillées des programmes d’éducation à la santé ont révélé qu’un programme bien conçu de 50 heures peut réussir à modifier les comportements, les attitudes et les connaissances des élèves en matière de santé. (268) D’autres recherches indiquent que ces bienfaits sont multipliés si on adopte une approche globale qui combine l’éducation sur la santé, un environnement physique et social positif à l’école et la collaboration avec les services et mécanismes de soutien existant dans la communauté. (267)

Cette « approche globale de la santé en milieu scolaire » bénéficie de l’appui d’une vingtaine d’associations nationales au Canada, de l’UNESCO et de l’UNICEF. Elle suppose l’existence de liens dynamiques et interdépendants entre trois composantes : l’éducation à la santé, les services sociaux et de santé de la communauté, et un milieu physique et social sain, qui comprend le soutien des membres de la famille, des camarades, des décideurs et de la communauté.

Les initiatives de promotion de la santé qui encouragent l’adoption d’habitudes de vie saines doivent tenir compte des différences de comportement entre les sexes dans le domaine de la santé. Diverses études ont notamment démontré que les raisons pour lesquelles les filles fument peuvent être différentes de celles des garçons. Par exemple, les filles fument parce qu’elles s’inquiètent de prendre du poids ou parce que cette habitude leur procure un mécanisme de défense face à un niveau de stress élevé. Les programmes et mesures de soutien doivent tenir compte des motifs profonds qui incitent les jeunes à adopter une habitude de vie néfaste et aider ceux-ci à trouver des façons plus saines de faire face à leurs problèmes.

Il importe également que les programmes d’éducation sur le mode de vie commencent à l’âge approprié. À 16 ans, il est trop tard pour expliquer à un adolescent comment et pourquoi dire non à la cigarette.

Choix santé au début de l’adolescence

  • En neuvième année, 26 pour 100 des jeunes ont déjà eu leurs premiers rapports sexuels. (246)
  • Chez les jeunes de 13 ans, 35 pour 100 des garçons et 31 pour 100 des filles disent avoir été en état d’ivresse au moins une fois. (246)
  • L’âge moyen auquel les jeunes commencent à fumer régulièrement se situe entre 12 et 14 ans.
  • À 11 ans, 70 pour 100 des garçons et 53 pour 100 des filles disent faire de l’exercice au moins quatre fois par semaine en dehors de l’école. (246)
  • À 13 ans, 70 pour 100 des garçons et 60 pour 100 des filles disent passer au moins deux heures par jour devant la télévision. (246)
  • En 1992, un sondage mené en Colombie-Britannique auprès des élèves de septième, huitième et neuvième année a révélé que moins de 20 pour 100 des jeunes portaient toujours ou généralement leur casque de vélo. Le port du casque diminue avec l’âge. En neuvième année, 83 pour 100 des élèves déclaraient ne jamais porter ou presque leur casque de vélo. (263)
  • En 1990, on a enregistré chez les enfants de 5 à 14 ans plus de 31 000 hospitalisations pour cause de blessure. Près des deux tiers des enfants de 10 à 14 ans morts en 1990 sont décédés des suites d’une blessure. (3)
  • En 1988, un cinquième des enfants de 6 à 12 ans restaient seuls et sans supervision pendant que leurs parents travaillaient ou étudiaient. (3)
  • À l’âge de 11 ans, seulement 29 pour 100 des enfants canadiens disaient manger des aliments riches en fibres (crudités, fruits et pain de blé entier) au moins une fois par jour. (246)

Principaux facteurs ayant une influence sur l’adoption de comportements sains et adéquats et touchant tous les enfants à cette transition :

 
milieu familial aimant;
 

modèles de comportement et soutien des pairs;

 

cadres de vie et d’apprentissage favorables au développement;

  médias.

Nota : Ces facteurs déterminants sont également indiqués dans le menu déroulant présenté ci-dessus. Utilisez ce menu pour naviguer sur cette page.


Milieu familial aimant


Appuyer, encourager et informer les enfants, et dialoguer avec eux.

  • Aider les jeunes à construire leur sentiment d’identité et leur estime de soi de sorte qu’ils soient suffisamment bien dans leur peau pour pouvoir résister aux pressions exercées sur eux pour prendre de la drogue, avoir des relations sexuelles, etc.

  • Donner aux enfants des choix alimentaires sains et les renseigner sur l’importance d’une bonne alimentation.

  • Fournir aux enfants l’occasion de faire de l’activité physique de même que l’équipement nécessaire à cette fin. Les encourager à participer à des activités sportives et récréatives à l’école et dans la communauté, seuls ou avec des amis.

  • Avoir avec les préadolescents et les adolescents des conversations franches sur la sexualité, les relations sexuelles sans risque, les relations amoureuses saines, le rôle de l’alcool dans les rencontres à caractère sexuel, la planification familiale et la reproduction.

  • Préparer l’enfant qui se développe plus tôt que ses pairs à vivre ses premières relations amoureuses et à retarder la satisfaction de ses attentes sur le plan sexuel.

  • Discuter avec les enfants des décisions à prendre et des choix à faire en matière d’habitudes de vie. Écouter leurs préoccupations et leurs idées. Leur apprendre à dire non sans les isoler de leurs camarades. Plus les jeunes se sentent écoutés et capables de négocier avec leurs pairs, moins ils ont tendance à se lier à un groupe de pairs motivé principalement par le refus des valeurs conventionnelles et la valorisation du tabagisme, de la toxicomanie et d’autres comportements à risque. (7)

  • Discuter avec d’autres parents sur la façon d’aider les ados à faire des choix santé, dans le cadre de rencontres informelles ou de groupes de soutien pour parents. Partons du bon pied/Ready or Not est un programme communautaire qui a pour but d’aider les parents à prévenir la consommation de drogues et d’alcool, par la recherche de solutions avec d’autres parents et un animateur formé en la matière.

Fixer des limites claires aux jeunes et surveiller leur comportement.

  • Fixer des limites claires en ce qui concerne la consommation d’alcool et de drogues, le couvre-feu, le comportement des jeunes lorsqu’ils sont seuls à la maison et l’honnêteté. Inviter les jeunes à participer à la définition de ces limites.

  • Convenir à l’avance de conséquences claires et logiques en cas de transgression de ces limites, et les mettre en application au besoin.

  • Surveiller le comportement des élèves. L’absentéisme, une baisse du niveau de participation et le manque de concentration peuvent être des signes de consommation d’alcool ou de drogues ou de mésadaptation à l’école. Communiquer régulièrement avec les parents pour discuter de la santé de leur enfant et de sa participation à l’école.

  • Offrir aux parents des cours de compétences parentales et des groupes de soutien pour les aider à prévenir la consommation de drogues ou d’alcool ou les pratiques sexuelles prématurées chez leurs enfants. Partons du bon pied/Ready or Not est un exemple de programme communautaire efficace à l’intention des parents et des préadolescents.

  • Proposer aux enfants et aux adolescents des activités stimulantes à faire dans leurs moments de loisir.

  • Offrir aux employés des programmes de promotion de la santé et d’éducation en matière de santé (abandon du tabac, mise en forme au travail, etc.) pour encourager les parents à adopter des habitudes de vie positives en matière de santé et à donner le bon exemple à leurs enfants.

  • Mettre en place des politiques favorables à la famille (p. ex. : heures flexibles, possibilités de travailler à la maison) pour permettre aux parents de superviser leurs enfants.

  • Organiser des sessions d’information à l’heure du midi sur la prévention de la consommation d’alcool et de drogues chez les enfants et les ados.

  • Organiser des sorties familiales, comme un pique-nique des employés ou une randonnée en famille, qui donnent l’occasion aux familles de faire une activité physique ensemble et de partager un repas sain en compagnie des collègues de travail.

  • Appuyer l’élaboration de matériel et de programmes qui aident les parents à avoir une influence positive sur les comportements que leurs enfants adoptent dans le domaine de la santé.

Modèles de comportement et soutien des pairs

Il est abondamment prouvé que les jeunes adoptent les comportements qu’ils voient chez les personnes qui leur servent de modèles. Par exemple, les enfants dont les parents consomment de l’alcool ou des drogues illicites sont plus enclins à adopter les mêmes habitudes que les enfants dont les parents ne boivent pas ou ne prennent pas de drogues. (265) Les frères et soeurs plus âgés, d’autres membres de la famille élargie, les enseignants, les entraîneurs et les dirigeants de la communauté sont aussi d’importants modèles de comportement pour les jeunes. Il n’est pas rare non plus que les jeunes filles et les jeunes garçons prennent des personnalités de la télévision, des vedettes du sport et des mannequins comme modèles. Ils imitent leur comportement dans l’espoir de devenir comme eux.

À l’approche de l’adolescence, les pairs peuvent exercer une grande influence, autant positive que négative, sur les comportements et les habitudes de vie que choisit d’adopter le jeune garçon ou la jeune fille. Par exemple, les jeunes qui fument s’entourent le plus souvent de camarades qui fument également. (264) En fait, les divers comportements à risque ont tendance à se retrouver au sein d’un même groupe d’amis, qui fument, consomment de l’alcool et des drogues, vivent des expériences sexuelles prématurées et s’absentent de leurs cours.

Par contre, il existe un nombre considérable de preuves selon lesquelles l’entraide et l’enseignement par les pairs peuvent favoriser l’adoption de modes de vie sains (consulter « The Peer Helping Annotated and Indexed Bibliography »).



Donner l’exemple.

  • Ne pas fumer, ne pas consommer de drogues illicites, ne pas se livrer à des pratiques sexuelles à risque. Consommer de l’alcool avec modération (si la famille en consomme) et ne pas conduire en état d’ébriété. Prendre les médicaments sur ordonnance conformément aux directives du médecin et ne pas faire une consommation excessive de médicaments vendus sans ordonnance.

  • Manger des aliments sains et favoriser l’activité physique en tant qu’activité individuelle et familiale.


  • Prévoir des programmes d’orientation et d’entraide par les pairs dans des domaines comme la prévention de la toxicomanie et des troubles de l’alimentation. Pour un complément d’information, consulter « The Peer Helping Annotated and Indexed Bibliography ».

  • Inviter des célébrités et des athlètes de la localité à donner l’exemple et à promouvoir des modes de vie sains.



Cadres de vie et d’apprentissage favorables au développement

Adopter une approche globale de la santé en milieu scolaire qui combine l’éducation en matière de santé, un environnement physique et social positif à l’école et la collaboration avec les services et mécanismes de soutien existant dans la communauté.

  • Dispenser un programme d’éducation en matière de santé de qualité qui met l’accent non seulement sur l’acquisition de connaissances, mais aussi sur l’acquisition d’attitudes, de valeurs et de comportements. Employer une approche générale séquentielle qui aborde la santé d’un point de vue holistique au lieu d’un grand nombre de périodes d’enseignement non intégrées sur des thèmes distincts.

  • Dispenser un programme d’éducation physique centré sur le mode de vie (et non seulement sur les sports de compétition) et axé sur la bonne forme physique, le plaisir et l’acquisition d’aptitudes à exercer des activités durables.

  • Intégrer des messages santé dans d’autres matières, comme les sciences, la sociologie et l’économie domestique.

  • Assurer au personnel enseignant une formation en cours d’emploi sur les nouveaux problèmes de santé.

  • Faciliter l’organisation de rencontres entre la direction de l’école, l’infirmière en santé scolaire, les conseillers en orientation, les travailleurs sociaux, les agents de liaison de la police et les représentants des parents.

Créer un milieu sain et faciliter les choix santé.

  • Adopter et appliquer des politiques qui interdisent l’usage du tabac et la consommation d’alcool et de drogues à l’école.

  • Offrir des aliments nutritifs à la cafétéria et dans les machines distributrices.

  • Fournir aux jeunes l’occasion de participer à des activités physiques saines et divertissantes à l’extérieur du programme d’éducation physique.

  • Songer à offrir un programme de petit déjeuner ou de repas du midi à l’école aux enfants qui arrivent en classe le ventre vide. Collaborer avec les parents et les membres de la communauté, et offrir ce genre de programme à l’ensemble des élèves pour éviter aux participants d’être pointés du doigt et stigmatisés.


Amener les jeunes à prendre une part active aux décisions, aux politiques et aux programmes qui ont une influence sur leur santé. Leur fournir l’occasion de développer des qualités de chef et de jouer un rôle de leader.

  • Encourager les enfants et les jeunes à cerner les questions qui ont une influence sur leur santé et participer avec eux à la résolution de ces problèmes. Le programme « Kids in Action », mis sur pied dans un quartier défavorisé de Toronto, est un exemple d’initiative prise par un centre de santé communautaire pour donner la parole aux jeunes sur ces questions. Le programme Dialogue avec les enfants et les jeunes d’Ottawa-Carleton illustre très bien la méthode qu’un bureau de services de santé publique a adoptée pour susciter un dialogue multisectoriel avec les jeunes. Cette méthode a favorisé l’adoption d’un plan général de concertation afin de promouvoir la santé chez les adolescents.

  • Encourager les jeunes à faire preuve de leadership face aux problèmes de santé qui les concernent. Le programme « Making A Difference For Youth », à Antigonish en Nouvelle-Écosse, a mis sur pied un certain nombre d’initiatives communautaires et de projets d’entrepreneuriat dans le domaine de la santé.

  • Encourager les enfants et les jeunes à organiser des activités pendant la Semaine nationale de sensibilisation aux drogues, le Mois national de la nutrition, la Semaine nationale des non-fumeurs et d’autres semaines et mois désignés à des fins de promotion de la santé.

Collaborer avec les écoles en vue de l’adoption d’une approche globale de la santé en milieu scolaire qui intègre à une éducation en matière de santé de qualité un environnement physique et social positif à l’école et la collaboration avec les services et mécanismes de soutien existant dans la communauté.

  • Élaborer avec les écoles du matériel et des programmes holistiques et intégrés de promotion de la santé qui répondent aux besoins locaux.

  • Appuyer la formation du personnel enseignant sur les questions relatives à la santé.

  • Assurer avec les écoles la prestation de services complémentaires qui répondent aux besoins locaux. Par exemple, des études révèlent qu’une clinique médicale scolaire à vocation générale peut être un bon moyen d’éliminer les obstacles à l’accès aux services et de modifier les comportements sexuels (270). Offrir un éventail de services allant de l’information au soutien, en passant par le counseling et la réadaptation.

  • Faciliter l’organisation de rencontres entre la direction de l’école, l’infirmière en santé scolaire, les conseillers en orientation, les travailleurs sociaux, les agents de liaison de la police et les représentants des parents.

  • Fournir aux écoles une liste à jour des groupes d’entraide et des professionnels de la santé et des conseillers qui sont disponibles.

  • Songer à offrir un programme de petit déjeuner ou de repas du midi à l’école aux enfants qui arrivent en classe le ventre vide. Collaborer avec les parents et les membres de la communauté, et offrir ce genre de programme à l’ensemble des élèves pour éviter aux participants d’être pointés du doigt et stigmatisés.

Évaluer les risques pour la santé auxquels sont exposés les enfants et les adolescents dans la communauté et fournir les services appropriés.

  • Collaborer avec les écoles, les parents, les enfants et les adolescents en vue d’évaluer les risques pour la santé et les besoins dans ce domaine à l’échelon local. La section sur le programme Dialogue avec les enfants et les jeunes d’Ottawa-Carleton décrit un processus d’évaluation des besoins et d’élaboration d’un plan d’action en matière de santé auquel les jeunes ont participé de très près.

  • Offrir des programmes efficaces de vaccination et de dépistage en matière de santé publique.

  • Offrir aux jeunes des services de prévention, de traitement et de consultation en ce qui concerne la consommation d’alcool et de drogues (y compris le tabac) de même que des services de consultation relativement aux relations sexuelles sans risque, aux maladies transmises sexuellement, au sida, à la violence sexuelle, aux agressions sexuelles et à la planification familiale, et veiller à ce que ces services leur soient dispensés à un âge où la majorité des jeunes ne se sont pas encore laissés tenter par ces comportements à risque.

Créer des milieux sains et faciliter les choix santé.

  • Adopter et appliquer des politiques qui interdisent l’usage du tabac et la consommation d’alcool et de drogues dans les lieux publics où les jeunes se retrouvent et au sein de tous les programmes communautaires regroupant des enfants et des jeunes.

  • Offrir des aliments nutritifs dans les lieux publics et les machines distributrices.

  • Fournir aux enfants l’occasion d’utiliser leur temps libre de façon utile. Par exemple, offrir aux enfants, aux jeunes et aux familles la possibilité de participer à des activités physiques saines et agréables. L’initiative Vie active du Club de garçons et filles du Canada est un exemple de programme qui met l’accent sur le plaisir et le développement des qualités de chef.

  • Aménager des sentiers de marche et des pistes cyclables, des sentiers de ski, des patinoires, des lieux de baignade, etc. pour encourager l’activité physique spontanée.

  • Dénoncer les commerçants qui vendent du tabac ou de l’alcool aux jeunes qui n’ont pas l’âge requis.

  • Parrainer des danses et diverses manifestations sans alcool (comme la soirée de la veille du jour de l’An).

  • Mettre en oeuvre des programmes obligatoires d’éducation en matière de santé et d’éducation physique dans toutes les écoles. Collaborer avec les administrateurs scolaires pour assurer la mise sur pied de programmes de qualité qui répondent aux besoins locaux.

  • Appuyer l’enseignement à l’école d’une attitude saine face à la sexualité.

  • Appuyer la formation et le recrutement d’enseignants spécialisés en éducation physique et en éducation en matière de santé.

  • Élaborer des politiques, des programmes et des processus qui favorisent une approche globale de la santé en milieu scolaire, des évaluations participatives des besoins et la mise en place des services nécessaires.

  • Adopter et appliquer des politiques qui interdisent l’usage du tabac et la consommation d’alcool et de drogues dans les lieux publics où les enfants se réunissent et au sein de tous les programmes communautaires regroupant des enfants et des jeunes.

  • Appliquer la loi. Surveiller les commerçants et imposer des amendes à ceux qui vendent du tabac ou de l’alcool aux jeunes qui n’ont pas l’âge requis.

Médias


La publicité, le cinéma, la télévision et la musique bombardent les jeunes de messages qui idéalisent l’usage du tabac, la consommation d’alcool, de drogues et d’aliments sans valeur nutritive et un comportement sexuel provocateur.

  • Contrôler le genre de médias auxquels sont exposés les enfants à la maison. Décourager les enfants d’écouter ou de regarder des messages et des émissions qui idéalisent des choix de vie malsains.

  • Discuter avec les enfants de la façon dont la publicité sur les produits destinés aux adultes, comme le tabac, cible les jeunes dans le but de les inciter à acheter le produit et à l’utiliser.

  • Manifester sa désapprobation lorsque les médias qui intéressent les jeunes véhiculent des images et des messages qui idéalisent des modes de vie qui ne sont pas sains. Appuyer les médias qui présentent le côté attrayant et divertissant des bonnes habitudes de vie.

  • Offrir des programmes de sensibilisation aux médias qui enseignent aux jeunes à évaluer d’un oeil critique la façon dont la publicité relative au tabac et à d’autres produits est conçue afin d’encourager les jeunes à acheter et à consommer ces produits, même si leurs effets néfastes sur la santé sont connus.

  • S’opposer à la publicité sur le tabac et l’alcool près de l’école.

  • Lier les activités d’éducation en matière de santé aux campagnes de sensibilisation menées dans les médias relativement à des semaines et à des activités spéciales, comme la Semaine nationale des non-fumeurs, le Mercredi sans tabac, etc.

  • Organiser avec les médias des devoirs à donner aux élèves, comme la conception d’un message d’intérêt public ou la rédaction d’un article sur un sujet lié à la santé.

  • Préconiser une couverture médiatique qui illustre des jeunes en santé et participant à des activités saines.

  • S’opposer aux médias qui idéalisent la consommation d’alcool, de tabac et de drogues et les comportements sexuels provocateurs.

  • Encourager des vedettes des médias à illustrer des comportements positifs aux yeux des jeunes.

  • Encourager les médias à parrainer des activités et des sports regroupant des jeunes et à assurer la couverture médiatique d’activités intéressant les jeunes.

  • Encourager les médias à diffuser des émissions et des publicités qui donnent aux enfants et aux adolescents l’information dont ils ont besoin pour faire des choix santé en matière de modes de vie.

  • Encourager les médias à travailler avec les écoles et des groupes communautaires afin de permettre aux jeunes de rédiger un message d’éducation en matière de santé, de participer à une émission sur la santé, etc.

  • S’opposer à la publicité sur le tabac et l’alcool près de l’école ou lors d’événements s’adressant aux jeunes et aux familles.

  • Encourager les médias à informer le public sur l’état de santé physique et psychologique des enfants et des jeunes et sur l’utilité des activités de prévention.

  • Réglementer la publicité sur le tabac et l’alcool, ainsi que sur la loterie et les jeux de hasard.

  • Établir des directives relativement aux émissions destinées aux enfants et aux jeunes et encourager les médias à élaborer des lignes directrices en matière d’autoréglementation.

  • Parrainer des émissions et des campagnes dans les médias qui illustrent des jeunes et des modèles de comportement qui mènent une vie saine (par exemple, qui choisissent de ne pas fumer et de ne pas consommer de l’alcool ou de la drogue et qui adoptent un comportement sexuel approprié).

  • Parrainer des émissions et des campagnes dans les médias qui présentent aux enfants et aux jeunes ados, dans un style attrayant pour eux, des renseignements pertinents sur l’adoption d’habitudes de vie saines.

  • Donner un exemple de civilité et d’intégrité dans toutes les communications gouvernementales.

  • Illustrer des enfants et des jeunes qui font des choix santé, comme le port du casque de vélo, la pratique d’une activité physique et la consommation d’aliments nutritifs.

  • Solliciter l’aide des médias dans le but d’entamer un dialogue avec les politiciens de tous les partis pour les informer des besoins non satisfaits des enfants et des jeunes et de ce qu’ils peuvent faire pour améliorer la situation des enfants et des jeunes.

Connaissez-vous des mesures législatives, des initiatives ou des programmes novateurs qui contribuent au bon développement des enfants et des jeunes? Voici ce qu'il faut faire:

1. Passez en revue les stratégies énumèrées dans la présente section du site.

2. Si la mesure législative, l'initiative ou le programme auquel vous pensez ne s'y trouve pos, cliquez sur l'icône ci-dessous et faits-nous part de vos commentaires diréctement en utilisant la formule en ligne.

Il est aussi possible d'utiliser la formule pour nous enroger de la rétroaction sur les stratégies énumérées. Vous pourres ainsi nous aider à maintenir les renseignements à jour, et nous vous en serons très reconnaissants.




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