Les communautés fortes et en santé se caractérisent par la participation active des citoyens et la création de liens étroits entre les jeunes, leurs parents et les personnes âgées, les écoles, les gouvernements, les organismes communautaires, les milieux de travail et les institutions sociales. Les jeunes qui participent de façon valable à la vie de leur communauté sont plus susceptibles d’acquérir les compétences dont ils ont besoin pour devenir, une fois adultes, des citoyens à part entière. Test

Les compétences sociales et le civisme s’apprennent à la maison, à l’école et dans la communauté en général. On reconnaît de plus en plus que les partenariats entre les écoles, les organismes communautaires, les entreprises et les parents constituent la meilleure façon d’aider les jeunes à développer le sens civique dont ils auront besoin à l’âge adulte. Les images de sexisme, de racisme et de violence que véhiculent les médias en tant que solution acceptable à divers problèmes peuvent elles aussi avoir des incidences sur le développement des jeunes.

Des niveaux élevés d’anonymat, d’aliénation, d’ennui et de désorganisation communautaire accroissent le désespoir personnel des jeunes, leur consommation de drogues et le taux de criminalité. La meilleure façon de prévenir et de réduire la criminalité chez les jeunes consiste à étudier les facteurs sous-jacents qui ont une influence sur la délinquance, dont la violence familiale, la pauvreté, les difficultés scolaires et le taux élevé de chômage parmi les jeunes. (184)

Le chômage et l’absence d’activités intéressantes et enrichissantes peuvent accroître le sentiment d’aliénation des jeunes. L’obtention d’un diplôme d’études secondaires, collégiales ou universitaires n’est plus synonyme d’emploi satisfaisant.

Le «décrochage scolaire» ne s’accompagne pas toujours d’un sentiment d’aliénation et d’un désir de rébellion, car la plupart des décrocheurs sont en fait bien intégrés au système dominant de valeurs. Tout comme les titulaires d’un diplôme d’études secondaires, les décrocheurs croient à l’éducation et la plupart envisagent de reprendre leurs études un jour. Ils veulent trouver un emploi intéressant, se marier et fonder une famille. (291)

Et pourtant, le décrochage scolaire représente un problème social important, non pas parce que les décrocheurs menacent la société, mais plutôt parce qu’ils s’imposent des souffrances. Étant donné que les enfants de familles à faible revenu sont plus susceptibles d’abandonner leurs études, leur marginalisation dans une classe de défavorisés tend à perpétuer les inégalités sociales existantes.

L’augmentation du nombre de jeunes sans foyer ou qui vivent dans les rues des grandes villes du pays est particulièrement troublante. Depuis les dix dernières années, les jeunes représentent le segment des personnes sans-abri qui augmente le plus rapidement et les jeunes de la rue constituent un pourcentage élevé de ce groupe.

Les communautés qui se soucient du bien-être et de l’avenir des jeunes feront tous les efforts nécessaires pour rompre ce cycle d’inégalités et rétrécir le fossé qui sépare les diverses classes sociales.

Les programmes communautaires offrent aux jeunes la possibilité de développer un sentiment d’appartenance, de participer à la vie de la communauté, d’enrichir leurs compétences et de se sentir utiles. Ils aident aussi les jeunes à devenir des leaders, à travailler en équipe et à acquérir les compétences organisationnelles dont ils ont besoin pour réussir la transition à la vie adulte. (272) Les activités communautaires (travail bénévole) peuvent encourager les jeunes à devenir des adultes plus attentifs et plus productifs. Le bénévolat aide les jeunes à acquérir des compétences positives et peut accroître le respect que la communauté témoigne aux jeunes.

Le mentorat est une autre façon d’aider les jeunes à développer leur sens civique. Les jeunes qui ont des relations suivies avec des mentors plus âgés et des adultes (y compris des membres de leur parenté, des enseignants, des guides spirituels et des travailleurs en loisirs) ont des rapports et des comportements sociaux plus positifs que les autres. (93)

Les communautés qui favorisent la participation des jeunes aux activités du conseil municipal et de divers groupes consultatifs les aident à mieux comprendre les grands principes démocratiques et à les appliquer.

Il importe aussi d’appuyer et d’encourager le développement spirituel des jeunes. Bien des choses que les adolescents cherchent à comprendre, comme leur identité et leur place dans le monde, leurs relations avec les autres et leurs liens avec le monde naturel, sont en fait des questions d’ordre spirituel. Lorsque les parents, la famille, l’école, les camarades et les groupes spirituels encouragent et appuient le bien-être spirituel des jeunes, ceux-ci apprennent à faire preuve de compassion. (277)

Les communautés éloignées ou isolées de même que les communautés urbaines à forte densité doivent relever des défis particuliers pour combler les besoins des enfants et des jeunes. Il peut arriver à l’occasion que l’ensemble de la communauté doive entreprendre un processus de guérison caractérisé par la participation importante des jeunes.

Voici les principaux facteurs qui ont une influence sur l’aptitude d’un jeune à participer à la vie communautaire :

 
possibilités de faire une contribution valable;
 

possibilités d’acquérir des aptitudes à la vie quotidienne, d’apprendre à respecter les autres et de devenir un bon citoyen.

Nota : Ces facteurs déterminants sont également indiqués dans le menu déroulant présenté ci-dessus. Utilisez ce menu pour naviguer sur cette page.


Possibilités de faire une contribution valable


  • Encourager les jeunes à participer à des activités scolaires et communautaires et notamment à faire du travail bénévole.

  • Encourager les jeunes à exercer des rôles de leader et à collaborer avec d’autres personnes au sein d’organismes communautaires, de groupes spirituels, etc.

  • Appuyer et encourager le désir des jeunes d’intervenir dans des causes qui les intéressent. Les jeunes ne sont pas tous des activistes, mais beaucoup d’entre eux s’intéressent grandement à toutes sortes de causes (protection de l’environnement, défense des droits de la personne, etc.). L’idéalisme, la compassion et la poursuite du bien commun sont des valeurs louables qui méritent notre appui et qui amélioreront notre monde.

  • Appuyer les oeuvres de bienfaisance et faire du travail bénévole. Expliquer aux jeunes pourquoi vous faites du bénévolat.

  • Fournir aux élèves l’occasion d’exercer des rôles de leader et de prendre des décisions importantes relativement aux activités et aux politiques à l’école.

  • Collaborer avec les organismes communautaires pour que les travaux scolaires comprennent une composante bénévolat.

  • Former des mentors et des leaders parmi les élèves pour qu’ils apprennent à aider d’autres jeunes. Le programme « School-Wide Peer Helping » Runneymede Coolegiate Institute de Toronto est un excellent programme d’entraide par des pairs. Pour plus d’information, consulter la section « Peer Helping Annotated and Indexed Bibliography ».


  • Favoriser la participation des jeunes aux manifestations communautaires structurées (festivals, célébrations culturelles, etc.) et dans les lieux publics, comme les parcs, les jardins et les complexes sportifs. Les encourager à participer au processus décisionnel relié à la création d’espaces à leur intention et au mode de gestion des lieux publics. À Surrey, en Colombie-Britannique, les jeunes ont participé à la conception du parc Bear Creek et seront responsables de son fonctionnement.

  • Intégrer les jeunes au processus de prises de décisions d’ordre politique. Les jeunes apprennent ainsi à exercer leurs droits à titre de membres de la communauté et à contribuer de façon enrichissante à la communauté. La « Civic Youth Strategy » de la ville de Vancouver favorise la participation active des jeunes à la mise sur pied et à la prestation de services municipaux qui ont des incidences directes sur eux.

  • Encourager le bénévolat chez les jeunes. Ceux-ci peuvent participer activement à la vie communautaire et apprendre à avoir de la compassion et à se familiariser avec l’éthique du secteur bénévole.

  • Offrir une formation aux jeunes qui sont des leaders. Pour plus d’information, consulter la section « Peer Helping Annotated and Indexed Bibliography ».

  • Reconnaître les réalisations et les efforts des jeunes dans la communauté.

  • Employer des jeunes.


  • Donner aux jeunes des emplois d’été et des emplois à temps partiel et leur offrir une formation pour que leur contribution au lieu de travail soit valable.

  • Collaborer avec les organismes communautaires et les écoles pour appuyer la participation utile des élèves au milieu de travail dans le cadre de programmes de bénévolat ou d’alternance travail-études.

  • Reconnaître les réalisations des jeunes dans la communauté.

  • Employer des jeunes.


  • Assurer activement la participation des jeunes aux décisions, politiques et programmes qui les touchent ; leur fournir l’occasion de développer des qualités de chef et d’exercer des rôles de leader. Le « Child Friendly Calgary’s Youth Volunteer Corps » et le « Youth Advisory Committee to the Mayor » permet aux jeunes, par exemple, de participer aux affaires municipales.

  • Appuyer et financer les initiatives de constitution de coalitions regroupant des organismes de services à la jeunesse, des écoles et des groupes de parents.

  • Adopter des politiques pour traiter des facteurs qui sous-tendent la délinquance juvénile (pauvreté, taux élevé de chômage, etc.).

Possibilités d’acquérir des aptitudes à la vie quotidienne, d’apprendre à respecter les autres et de devenir un bon citoyen

  • Aider les enfants et les jeunes à acquérir des aptitudes à la vie quotidienne comme la prise de décisions, la résolution des problèmes et la gestion du stress.

  • Illustrer des valeurs civiques : honnêteté, compassion, tolérance et respect des autres.

  • Encourager et appuyer la participation des jeunes à des activités sportives et récréatives (athlétiques et non athlétiques), à des colonies de vacances et à des activités parascolaires.

  • Fournir aux jeunes l’occasion d’avoir des contacts avec des personnes et des parents plus âgés.

  • Communiquer sa désapprobation lorsque les médias dépeignent des stéréotypes et des exemples de violence excessive. Appuyer les médias qui illustrent des solutions éthiques à des problèmes qui touchent les jeunes.


  • Intégrer l’acquisition d’aptitudes à la vie quotidienne (prise de décisions et résolution de problèmes et de conflits) au programme d’études ou à l’expérience de vie à l’école.

  • Fournir aux jeunes l’occasion, tant pendant qu’après les heures de classe, d’acquérir des aptitudes prosociales lors d’activités (athlétiques et non athlétiques) gratuites axées sur le plaisir et le sentiment d’appartenance.

  • Traiter du racisme, du sexisme et des préjugés contre la religion et l’orientation sexuelle. Le projet « STAR » (Students Against Racism) regroupe des élèves qui dénoncent le racisme et les préjugés à l’école.

  • Envisager de soumettre les conflits qui surviennent parmi les jeunes à la médiation et à la résolution d’élèves plus âgés.

  • Maintenir une culture positive entre les élèves de façon à empêcher la création de gangs et de groupes antisociaux.

  • Veiller à ce que les enseignants et les entraîneurs comprennent l’importance du mentorat et encouragent les comportements axés sur le mentorat. Pour plus d’information, consulter la section « Understanding Mentoring Relationships ».

  • Prévoir des programmes de compétences médiatiques qui aident les jeunes à apprendre à reconnaître et à rejeter les stéréotypes relatifs aux rôles sexuels, aux gais et aux lesbiennes, aux minorités ethniques, aux personnes âgées et aux personnes ayant une déficience.


  • Appuyer les programmes qui réunissent les jeunes et les personnes âgées.

  • Prévenir la clochardise parmi les jeunes. La plupart des jeunes de la rue se sont enfuis d’un foyer caractérisé par la violence, la négligence ou de nombreux conflits. Pour plus d’information, consulter la section « Street/Homeless Youth ». Aider les jeunes à ne pas devenir des personnes sans-abri en prévoyant des mesures d’appui au niveau local et en fournissant un hébergement d’urgence aux jeunes qui quittent leur foyer avant qu’ils s’enlisent dans la clochardise.

  • Fournir aux jeunes de la rue des logements à long terme, des soins médicaux et une aide financière pour que leur vie redevienne stable. Il importe de créer des programmes d’action sociale adaptés sur le plan culturel pour aller au-devant des jeunes qui ne connaissent pas les services qui leur sont offerts ou qui font face à des obstacles linguistiques ou culturels et qui ne peuvent, par conséquent, avoir accès aux services qui répondent à leurs besoins. Les réseaux interorganismes sont de plus en plus reconnus comme la meilleure façon de résoudre le problème complexe de la clochardise parmi les jeunes. Le programme « Saskatoon E’Gadz » et le Bureau des services à la jeunesse d’Ottawa illustrent tous les deux les avantages de ce type de démarche, de même que les défis connexes.

  • Créer, en collaboration avec le milieu de travail et les écoles, des programmes de mentorat. Encourager les églises, les groupes spirituels et les organisations culturelles à créer des programmes de mentorat avec des jeunes. Pour plus d’information, consulter la section « Understanding Mentoring Relationships ».

  • Assumer le contrôle d’une communauté perturbée et créer un environnement qui répond aux besoins des enfants et des jeunes. L' « Alexandra Parks Resident Association » a pris en charge et résolu ses problèmes de criminalité élevée et de trafic intense de drogues.

  • Prévoir des programmes récréatifs et d’acquisition d’aptitudes (athlétiques et non athlétiques). Ces programmes favorisent les attitudes prosociales et permettent de réduire les comportements antisociaux dans la communauté.

  • Employer des jeunes.

  • Accorder une aide financière aux jeunes qui ont besoin d’un soutien financier pour participer à des activités athlétiques et récréatives.

  • Accueillir les jeunes et organiser à leur intention des activités enrichissantes. Le projet du « centre commercial Dufferin » illustre la façon dont le secteur commercial a collaboré avec la communauté pour transformer une situation problématique en une expérience positive.

  • Participer, avec la communauté, les écoles et le gouvernement, au financement et à l’appui de programmes de prévention modèles.

  • Parrainer des programmes et des colonies de vacances qui aident les jeunes à acquérir des aptitudes à la vie quotidienne et à devenir de bons citoyens.

  • Créer des débouchés d’emploi pour les jeunes.

  • Participer, avec la communauté, les écoles et le milieu de travail, au financement et à l’appui de programmes communautaires modèles pour les jeunes.

  • Financer des projets de recherche sur les meilleures pratiques et la diffusion de renseignements sur les programmes modèles.

  • Accorder une aide financière aux écoles et aux communautés pour veiller à ce que les jeunes ne soient pas exclus d’activités athlétiques et récréatives pour des raisons financières.

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