On entend par relations amoureuses les relations personnelles étroites que chacun d’entre nous établit avec d’autres personnes au cours de la vie. Nous apprenons à créer et à vivre des relations amoureuses grâce aux attachements durables que nous formons avec les gens qui nous entourent. Les personnes qui tissent des liens affectifs sûrs avec, d’abord, leurs parents et les divers adultes qui s’occupent d’eux, puis avec leurs camarades et, enfin, avec des partenaires sont moins susceptibles d’avoir des problèmes de relations humaines à l’âge adulte que celles qui n’ont pas pu nouer de tels liens. (300) Test

La capacité de prendre un engagement dans une relation est l’un des principaux indices de prédiction de l’aptitude à forger des liens intimes avec une autre personne. Les familles qui savent parler de problèmes émotifs et qui encouragent la création de liens d’amitié avec des camarades appuient le perfectionnement de cette aptitude. L’enfant qui vit dans un milieu familial où règnent la violence et les conflits risque d’avoir de la difficulté à établir des liens positifs avec d’autres personnes. Les pairs, les enseignants et les adultes qui entourent l’adolescent exercent eux aussi une influence sur la capacité du jeune d’établir des relations positives avec d’autres personnes à l’âge adulte.

Aujourd’hui, les circonstances qui ont une influence sur la création de liens amoureux avec une autre personne sont très différentes de celles qui régnaient pour les générations précédentes. Les jeunes se marient plus tard et la plupart des femmes enceintes ont désormais plus de 25 ans. Davantage de femmes travaillent, y compris les femmes qui ont de très jeunes enfants. Le nombre d’unions de fait, appelées aussi unions libres, ne cesse d’augmenter. En fait, le nombre total d’unions libres au Canada a triplé entre 1981 et 1995, et atteint maintenant un million. Cet accroissement du nombre d’unions de fait touche tous les groupes d’âge, mais de plus en plus de jeunes décident de vivre ensemble sans se marier et un nombre grandissant de ces nouveaux couples ont des enfants (en 1994, un enfant sur trois était issu d’un couple non uni par les liens du mariage). (184)

De nos jours, de plus en plus de mères adolescentes choisissent de garder leur enfant au lieu de le confier à un service d’adoption, mais, en 1994, moins de 20 pour 100 seulement de tous les enfants vivaient auprès d’une mère adolescente. (184) Les mères adolescentes et les jeunes mères célibataires par suite d’une séparation ou d’un divorce comptent parmi les familles les plus pauvres du pays. Si elles ne disposent pas d’une aide et de mesures de soutien au fil des années, ces jeunes femmes se retrouvent dans un cycle de pauvreté et ont moins de chances de faire des études.

Une socialisation des sexes qui favorise les stéréotypes a une influence considérable sur les rapports que les jeunes ont entre eux et sur leur définition d’un sentiment d’identité stable. Règle générale, les hommes éprouvent davantage de difficulté que les femmes à avoir des relations amoureuses avec une autre personne. Les jeunes hommes sont plus enclins que les jeunes femmes à éviter de faire face aux problèmes qui surgissent dans un couple, ou même à reconnaître qu’un problème existe. Cette incapacité pour les hommes d’établir des relations amoureuses a été reliée à des comportements agressifs envers les femmes, notamment sur le plan sexuel. (300)

Le développement de l’identité à l’adolescence peut être particulièrement difficile pour les jeunes gais et les jeunes lesbiennes, qui disposent d’un nombre très limité de modèles de comportement ou de possibilités de découverte de soi. Le racisme, le sentiment d’aliénation par rapport à sa propre culture et la discrimination à laquelle font face les jeunes qui ont une déficience nuisent à la capacité des jeunes d’avoir une identité de soi stable qui leur permet de forger des liens positifs avec d’autres personnes.

Certes, le milieu familial a une influence considérable sur l’aptitude à la création de liens sains avec d’autres personnes, mais l’influence de la société sur l’éducation, les médias, les sports et les systèmes de loisirs peut elle aussi avoir des conséquences positives ou négatives sur la façon dont nous apprenons à créer et à maintenir des liens avec les autres.

Des relations positives avec leurs camarades, les membres de leur famille et d’autres adultes préparent les jeunes à avoir des relations amoureuses et à la vie familiale. Les jeunes qui ont une bonne estime de soi, un bon esprit de décision, qui sont autonomes sur le plan affectif et qui sont capables de s’engager sur le plan émotif ont plus de succès dans leurs relations amoureuses.

La condition parentale est souvent considérée comme l’un des plus grands défis de la vie. Pourtant, très peu de jeunes suivent des cours structurés sur l’art d’être parents. Heureusement, comme de nos jours les jeunes sont de plus en plus âgés lorsqu’ils ont des enfants, ils sont aussi plus mûrs. Il est de plus en plus admis et accepté maintenant que les jeunes hommes, contrairement à leurs pères, participent plus activement à l’éducation de leurs enfants. Par contre, les jeunes femmes et les mères continuent toujours d’assumer la plupart des fonctions parentales, de donner des soins et de gérer le ménage. Elles se fatiguent donc de plus en plus rapidement, leur niveau de stress augmente et, parfois, leur vie professionnelle en souffre.

Les jeunes et leur situation de famille

• La très grande majorité des adolescents de 15 à 19 ans (99 pour 100) ne sont pas mariés. Dix-huit pour 100 des femmes de 20 à 24 ans sont mariées, alors que seulement 8 pour 100 des hommes du même groupe d’âge le sont. Toutefois, en 1991, 23 pour 100 des femmes de 12 à 24 ans et 14 pour 100 des hommes de 15 à 24 ans vivaient en union libre.

• Quatre-vingt-deux pour 100 des hommes et 84 pour 100 des femmes de 15 à 24 ans vivent en milieu familial. Les autres vivent seuls ou avec des colocataires.

• Six pour 100 des femmes de 15 à 24 ans et 1 pour 100 des hommes du même groupe d’âge sont des parents célibataires.

• En 1993, 6 pour 100 des femmes qui ont eu un enfant au Canada avaient entre 15 et 19 ans et 19 pour 100 avaient entre 20 et 24 ans. La plupart des nouvelles mères avaient entre 25 et 34 ans.

• En 1992, 30 pour 100 des avortements thérapeutiques pratiqués en milieu hospitalier l’ont été sur des femmes de 20 à 24 ans (le groupe d’âge le plus important) et 19 pour 100 ont été pratiqués sur des femmes ayant entre 15 et 19 ans.

• Les femmes ayant entre 18 et 24 ans sont les plus susceptibles de vivre des situations de violence familiale.

Le nombre de jeunes de la rue à Toronto varie entre 5 000 l’hiver et 12 000 l’été.

Sources : Rapport sur la santé des Canadiens (Annexe technique, 1996) et La santé et ses déterminants, du Forum national sur la santé. (139)

Voici certains des principaux facteurs déterminants sur la capacité d’un jeune d’avoir de bonnes relations avec les autres :

 
possibilités de développement et de consolidation du sentiment d’identité;
 

possibilités d’établir des relations positives;

 

socialisation des sexes et des rôles;

  possibilités de surmonter les circonstances qui créent des difficultés dans les relations.

Nota : Ces facteurs déterminants sont également indiqués dans le menu déroulant présenté ci-dessus. Utilisez ce menu pour naviguer sur cette page.


Possibilités de développement et de consolidation du sentiment d’identité

L’adolescence se caractérise par la recherche (parfois difficile) de son identité. Lorsqu’ils parviennent à l’âge adulte, les jeunes se connaissent déjà mieux, même s’ils n’ont pas toutes les réponses à leurs problèmes. Nombre d’entre eux cherchent toujours leur vocation et leur rôle dans la société. Pour la plupart, l’abandon du sentiment d’identification à la famille d’origine et l’adoption d’un nouveau sentiment d’identification à la famille de procréation ne se feront que bien des années plus tard.

Pour de nombreux jeunes, le passage à la vie adulte est progressif. Nombreux sont ceux, par exemple, qui quittent le foyer parental, mais diffèrent la création de leur propre foyer en étudiant, en voyageant ou en exerçant divers emplois temporaires. Par suite du rétrécissement du marché du travail, de plus en plus de jeunes adultes retournent vivre chez leurs parents pour des raisons économiques afin de poursuivre leurs études ou de suivre des cours de formation professionnelle. Malgré tout, ils continuent de devenir autonomes et de se définir en fonction d’autres référents que leur famille d’origine. Après quelques années, les jeunes adultes en santé ont suffisamment confiance en eux et se connaissent assez bien pour avoir des relations de concessions mutuelles avec leurs parents, relations qui témoignent à la fois de leur indépendance et de leur interdépendance.

La définition de leur orientation sexuelle peut avoir des incidences sur la capacité ultérieure des adolescents d’avoir des relations amoureuses. Les jeunes gais et les jeunes lesbiennes peuvent ne pas avoir les mesures de soutien et les possibilités nécessaires pour définir leur identité sexuelle à l’étape de l’adolescence. (301) La crainte de la stigmatisation empêche de nombreux jeunes gais et lesbiennes d’explorer leur identité. Quant à elle, la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle peut susciter l’apparition d’un sentiment d’isolement qui, plus tard, nuira à la création de relations amoureuses.

Le sexe et la culture ont une influence considérable sur la définition de l’identité. Les adolescents qui proviennent de familles d’immigrants, de réfugiés ou autochtones peuvent vivre une crise d’identité qui résulte de l’absence de continuité avec les traditions anciennes ou d’un conflit entre l’ancienne et la nouvelle culture. Les jeunes ont besoin de comprendre leur culture d’origine et de s’y intéresser tout en étant libres de vivre leur adolescence et les premières années de l’âge adulte de la même façon que leurs camarades.


Les parents exercent un rôle prépondérant dans la définition de l’identité et de l’estime de soi des adolescents et des jeunes adultes. Leur soutien, leur intérêt et leur participation à la vie de leurs enfants revêtent une grande importance. Les jeunes dont les parents ne s’occupent pas d’eux ont une image d’eux-mêmes négative. En fait, la recherche démontre que l’indifférence est plus néfaste que les châtiments corporels ou le rejet. (247)

Les enfants et les adolescents qui ont des parents qui leur témoignent de l’affection et du respect, qui encouragent le dépassement de soi, qui offrent des occasions de réussir et qui donnent la liberté de faire des choix, compte tenu de limites bien précises, sont plus susceptibles d’avoir confiance en eux et en leurs habiletés. Par contre, ceux qui grandissent dans un milieu familial caractérisé soit par un manque d’empathie, de communication et de confiance, soit par la négligence ou l’existence de conflits non résolus ou d’abus sont privés de leur plus grande source d’éloges et de réconfort et plus enclins à avoir une image de soi négative.

Le plus grand défi auquel font face les parents d’adolescents est sans contredit la question de la discipline. Dans sa quête d’indépendance, l’adolescent se rebelle et discute âprement avec ses parents. Ceux-ci doivent accorder à leur adolescent les libertés dont il a besoin, compte tenu de son âge, tout en utilisant des techniques disciplinaires fermes, mais non contraignantes (ne pas malmener ou humilier le jeune).

  • Définir les limites de ce qui est considéré comme acceptable en ce qui concerne, par exemple, le traitement des autres, la valeur de l’honnêteté, le respect du bien des autres et les attentes relatives aux travaux domestiques, aux devoirs, etc.

  • Reconnaître l’existence de sentiments d’angoisse en cas de crise familiale (séparation, divorce, etc.). Rassurer les jeunes sur votre amour et les encourager à parler de leurs sentiments.

  • Chercher immédiatement à obtenir de l’aide en cas de violence familiale ou d’abus infligés à un membre de la famille.

  • Reconnaître l’individualité de chaque adolescent, notamment ses points forts et ses efforts.

  • Témoigner de l’affection, de l’amour et du respect à l’adolescent.

  • Encourager des auto-évaluations réalistes.

  • Offrir à l’adolescent la possibilité de participer à des activités sportives et physiques et à des activités de développement d’habiletés et appuyer ses efforts. La recherche révèle que ces activités favorisent l’estime de soi. (252)

  • Encourager l’adolescent à participer à des activités liées à sa culture d’origine et à mieux connaître les traditions culturelles de son milieu.

  • Aider l’adolescent à se fixer des buts réalisables à court terme et le féliciter de ses succès.

  • Aider l’adolescent à faire face au stress et à rester maître de ses émotions en cas de situations tendues.

  • Utiliser des méthodes disciplinaires fermes, mais non contraignantes (ne pas malmener l’adolescent, ne pas l’humilier, ne pas restreindre les libertés appropriées à son âge). Les peines trop sévères engendrent un comportement antisocial, des problèmes scolaires, le rejet par les camarades et des états dépressifs. (247)

  • Affronter directement les conflits et utiliser des techniques de négociation pour les résoudre.

  • Créer un environnement qui optimise l’épanouissement des jeunes et leur estime de soi.

  • Offrir, en collaboration avec les partenaires communautaires, des services de consultation en santé mentale aux élèves qui se sentent déprimés et tourmentés, qui sont victimes de violence, ou qui présentent des signes de troubles de l’alimentation et d’autres problèmes liés à l’identité de soi.

  • Souligner les avantages d’une société multiculturelle et fournir une éducation adaptée aux besoins culturels.

  • Adopter une politique de tolérance zéro face au racisme, au sexisme, au harcèlement et à la discrimination fondée sur la religion, l’orientation sexuelle et les habiletés.

  • Veiller à ce que les enseignants et les entraîneurs comprennent le développement des enfants et apprennent à appuyer leur estime de soi grâce à des politiques clairement définies, des techniques disciplinaires appropriées et de nombreux éloges et marques d’encouragement.

  • Favoriser la participation des élèves et le développement de leurs qualités de leader.

  • Favoriser le sentiment d’appartenance.

  • Offrir aux jeunes la possibilité de remporter des succès scolaires et sociaux.

  • Aider les jeunes à se fixer des buts réalisables à court terme et les féliciter de leurs succès.

  • Mettre en oeuvre des programmes pour prévenir la violence à l’égard des enfants de même que la violence familiale.

  • Prévoir des activités récréatives (sportives et non sportives) accessibles, divertissantes et qui favorisent le développement d’habiletés. Veiller à ce que les enfants et les jeunes de milieux défavorisés ne soient pas exclus d’activités ordinaires ou régulières faute d’argent pour payer l’équipement ou les frais d’inscription aux programmes.

  • Assurer activement la participation des jeunes à des activités récréatives et leur donner l’occasion de développer leurs qualités de chef et de jouer un rôle de leader.

  • Faire participer les jeunes à la conception et au fonctionnement de services communautaires. La stratégie que la ville de Vancouver a élaborée ( « City of Vancouver Civic Youth Strategy ») intègre les jeunes, en tant que partenaires actifs, à la conception et à la prestation des services municipaux qui ont des incidences directes sur eux.

  • Faire participer les jeunes aux initiatives de planification communautaire et au fonctionnement des installations communautaires. À Surrey, en Colombie-Britannique, les jeunes ont participé à la conception du parc Bear Creek et seront responsables de son fonctionnement.

  • Veiller à ce que les jeunes et leurs parents aient facilement accès à divers services, dont des services de consultation en santé mentale.

  • Prévoir des activités culturelles qui aident les jeunes à s’identifier avec leur culture d’origine.

  • Adopter et appliquer dans toutes les activités visant les jeunes une politique de tolérance zéro face au racisme et à la discrimination fondée sur le sexe, la religion, les habiletés, l’ethnicité et l’orientation sexuelle. Aider les jeunes qui ne respectent pas cette politique à trouver d’autres façons de composer avec la diversité.

  • Prévoir des mesures de soutien et des activités à l’intention des jeunes gais, lesbiennes et bisexuels. Le « Lesbian, Gay and Bisexual Youth Project », en Nouvelle-Écosse, est un exemple.

  • Parrainer des foires scientifiques et des activités communautaires qui stimulent et enrichissent les jeunes.

  • Parrainer des équipes sportives et diverses activités communautaires à l’intention des enfants et des jeunes (ressources humaines et financières).

  • Offrir des programmes d’aide aux jeunes employés, y compris des services de consultation sur les pratiques parentales et une aide aux parents aux prises avec un problème de violence familiale.



  • Assurer activement la participation des jeunes aux prises de décisions et à l’élaboration des politiques et des programmes qui les touchent et leur donner l’occasion de développer leurs qualités de chef et de jouer un rôle de leader. Le « Child Friendly Calgary’s Youth Volunteer Corps » et le « Youth Advisory Committee to the Mayor » offrent aux jeunes la possibilité d’exprimer leur point de vue sur les affaires municipales.

  • Appuyer et financer les initiatives de constitution de coalitions regroupant des organismes de services à la jeunesse, des écoles et des groupes de parents.

Possibilités d’établir des relations positives

Les enfants doivent former des attachements stables, d’abord avec leurs parents, puis avec leurs camarades et d’autres adultes, afin d’apprendre à créer des attachements stables à l’âge adulte. Si des incidences de négligence, d’abus ou de conflit menacent les relations familiales, les jeunes éprouveront de la difficulté à avoir des relations saines à l’âge adulte.

Personne ne peut remplacer un parent aimant et bienveillant, mais les jeunes peuvent quand même s’épanouir si une autre personne responsable répond à leurs besoins de développement. Les enseignants, des adolescents plus âgés, certains adultes en position d’autorité (entraîneurs, chefs de scouts ou de guides, moniteurs d’activités), les chefs spirituels et les adultes amis de la famille peuvent tous avoir une influence positive sur l’estime de soi d’un jeune et le développement de son autonomie. Des membres de la parenté, comme les oncles, les tantes et les grands-parents, peuvent, eux aussi, avoir des effets positifs. On parle alors de mentorat. Les personnes plus âgées qui offrent un soutien continu peuvent se révéler d’excellents mentors. Les activités de mentorat exercées auprès d’un jeune ne sont pas de tout repos, mais elles peuvent donner un nouveau sens à la vie du mentor. Pour plus d’information sur le mentorat, consulter la section « Understanding Mentoring Relationships ».

Le mentorat et l’entraide par les pairs offrent aux jeunes la possibilité de former des attachements significatifs avec des camarades et des aidants qui sont un peu plus âgés qu’eux. Ces derniers fournissent des conseils et un soutien émotif et, parfois, une aide scolaire. Le mentorat par les pairs peut être offert à l’école ou dans la collectivité. Dans les deux cas, il importe d’offrir aux mentors la formation dont ils ont besoin pour jouer un rôle efficace. Les groupes de soutien et d’entraide peuvent aussi aider les jeunes à discuter de questions liées à leur estime de soi.

Les relations que les jeunes nouent avec leurs camarades constituent pour eux l’une des principales façons d’acquérir les compétences sociales et pratiques dont ils ont besoin pour réussir le passage aux relations amoureuses, à la vie familiale et au rôle de parents. Les jeunes doivent, au début de leur vie adulte, se créer un groupe d’amis qui complètent et accentuent à la fois leur individualité.

Les jeunes adultes doivent aussi apprendre à être indépendants et interdépendants. Les rapports qu’ils entretiennent avec leurs parents évoluent radicalement après leur départ du foyer parental. Quelquefois, les jeunes rejettent leur famille d’origine mais, dans la plupart des cas, ils réussissent à devenir autonomes tout en respectant le mode de vie de leurs parents.

Les tendances récentes révèlent que de nombreux jeunes tardent de plus en plus à quitter la maison de leurs parents. En 1991, environ les deux tiers des jeunes de 20 à 24 ans (71 pour 100 des hommes et 63 pour 100 des femmes) vivaient avec au moins un de leurs parents. Certains n’étaient jamais partis du foyer parental, alors que d’autres l’avaient quitté mais l’avaient réintégré, principalement pour des raisons financières. (184)

La responsabilité d’un foyer, que l’on vive seul ou avec des colocataires ou un partenaire, pose un défi organisationnel important : il faut payer les factures, gérer le temps affecté aux repas, à l’école, au travail, aux activités sociales, aux divertissements, aux transports, etc. Les parents qui ont des enfants doivent s’en occuper 24 heures sur 24, ce qui peut être particulièrement difficile pour les pères ou mères célibataires.

Heureusement, de plus en plus de jeunes repoussent l’arrivée des enfants jusqu’au moment où ils se sentent plus aptes à faire face à cette nouvelle responsabilité. De nos jours, les jeunes hommes sont aussi plus enclins à participer davantage à l’éducation de leurs enfants. Néanmoins, bien des jeunes sont mal préparés pour assumer des responsabilités parentales. Les très jeunes parents ont notamment besoin d’aide pour faire face au stress qu’occasionnent leurs nouvelles obligations.


  • Encourager les jeunes à avoir des rapports sociaux avec leurs amis et des adultes dignes de confiance hors du cercle familial et à participer à des activités scolaires et communautaires animées par des adultes et des jeunes de confiance.

  • Établir des liens avec d’autres parents.

  • Ne pas compter sur les enfants pour avoir des liens d’amitié avec quelqu’un. Donner l’exemple en ayant des relations amicales avec des personnes hors du cercle familial immédiat.

  • Encourager les jeunes hommes et les jeunes femmes à s’occuper de jeunes enfants, à apprendre à gérer un foyer et à acquérir des compétences en matière de garde d’enfants.

  • Reconnaître que les conflits entre frères et soeurs peuvent dégénérer en situations abusives et avoir des conséquences néfastes sur leur épanouissement plus tard. Consacrer du temps à chaque enfant et reconnaître ses réalisations particulières. Intervenir si un enfant est régulièrement tyrannisé.

  • Offrir aux adolescents et aux jeunes la possibilité d’acquérir des habiletés prosociales, comme la résolution des conflits et des problèmes.

  • Discuter des problèmes, des sentiments et des questions affectives à la maison.

  • Être un bon modèle de comportement. Faire preuve de tolérance envers les autres et les accepter. Interdire que des membres de la famille posent des actes de discrimination envers quelqu’un pour des raisons fondées sur le sexe, la race, l’ethnicité, les habiletés ou l’orientation sexuelle.

  • Chercher immédiatement à obtenir de l’aide en cas de violence familiale ou d’abus infligés à un membre de la famille.

  • Utiliser des méthodes disciplinaires fermes, mais non contraignantes (ne pas malmener l’adolescent, ne pas l’humilier, ne pas restreindre les libertés appropriées à son age). Les comportements hostiles des parents envers leurs enfants ont des conséquences négatives sur les relations sociales des jeunes et leur désir de venir en aide.

  • Établir des relations et des engagements de qualité dans votre propre vie. Cela est particulièrement important si vos enfants et vous-même avez vécu une séparation ou un divorce difficile.


  • Créer un climat qui encourage le mentorat. Pour plus d’information sur le mentorat, consulter la section « Understanding Mentoring Relationships».

  • Prévoir des occasions d’entraide et de mentorat par les pairs. Pour plus d’information sur le mentorat par les pairs, consulter les sections « The Peer Helping Annotated and Indexed Bibliography » et « School-Wide Peer Helping Program » du Runneymede Collegiate Institute.

  • Veiller, en collaboration avec les organismes de santé communautaire et de services sociaux, à ce que les jeunes qui ont été exposés à de l’abus puissent recevoir les conseils et le soutien dont ils ont besoin.

  • Fournir aux jeunes, tant à l’école qu’à l’extérieur de l’école, la possibilité de développer des habiletés prosociales et d’apprendre à collaborer (travail bénévole, activités axées sur le plaisir et le sentiment d’appartenance, etc.)

  • Fournir aux élèves la possibilité d’exercer des rôles de leader et de prendre des décisions importantes en ce qui concerne les activités et les politiques à l’école.

  • Fournir aux jeunes hommes et aux jeunes femmes l’occasion d’acquérir des compétences en matière de gestion d’un foyer et de garde d’enfants grâce, notamment, à des placements dans les garderies.

  • Intégrer l’apprentissage d’aptitudes à la vie quotidienne, comme la prise de décisions et la résolution de problèmes et de conflits, à l’expérience de vie à l’école ou au programme scolaire.

  • Enseigner aux jeunes des façons non violentes et productives de résoudre les problèmes qu’ils ont avec d’autres personnes. Mentionnons, à titre d’exemple, les techniques de résolution de conflits, l’affirmation de soi, la médiation par les camarades (camarades de classe impartiaux qui ont suivi une formation spéciale pour aider les élèves à régler leurs conflits) et la maîtrise de la colère.

  • Traiter du racisme, du sexisme et des préjugés contre la religion et l’orientation sexuelle. Le programme « STAR » regroupe des élèves qui dénoncent le racisme et les préjugés en milieu scolaire.

  • Surveiller la sécurité du milieu scolaire et prendre immédiatement des mesures si un élève est malmené, menacé ou harcelé. Pour plus d’information sur un programme modèle de prévention de la violence en milieu scolaire, consulter la section « ASAP: A School-Based Antiviolence Program ».

  • Prévoir des programmes de compétences médiatiques qui enseignent aux élèves à rejeter les stéréotypes sur les rôles sexuels, les gais et les lesbiennes, les minorités ethniques, les personnes plus âgées et les personnes ayant une déficience.

  • Parrainer des programmes pour prévenir la violence familiale et fournir de l’aide aux familles qui connaissent la violence.

  • Collaborer, avec les écoles, à l’élaboration de programmes de prévention de la violence, comme le programme « ASAP: A School-Based Antiviolence Program ».

  • Prévoir des activités et des programmes récréatifs qui favorisent l’établissement de relations saines.

  • Appuyer les programmes de mentorat comme le programme des Grands frères et des Grandes soeurs. Veiller à ce que le personnel des programmes et organismes de services à la jeunesse comprennent bien l’importance du mentorat.

  • Appuyer les initiatives intergénérationnelles qui établissent des liens entre les enfants et les citoyens plus âgés.

  • Fournir aux jeunes hommes et aux jeunes femmes l’occasion d’acquérir des compétences en matière de gestion d’un foyer et de garde d’enfants grâce, notamment, à des placements dans les garderies. Le programme « Daybreak Healthy Babies Club », à Terre-Neuve, permet aux jeunes parents d’acquérir des compétences en matière de gestion d’un foyer dans un milieu favorable à cette fin. Le programme « Parents Companion » permet de jumeler de jeunes parents à des parents ayant un peu plus d’expérience.

  • Appuyer les activités organisées par les pairs et assurer une formation aux personnes qui assument des fonctions de leader.

  • Prévoir des cours et des programmes d’acquisition de compétences parentales pour améliorer le fonctionnement des familles.

  • Fournir aux familles l’occasion de renforcer les liens culturels.

  • Adopter et appliquer dans toutes les activités visant les jeunes une politique de tolérance zéro face au racisme et à la discrimination fondée sur le sexe, la religion, les habiletés, l’ethnicité et l’orientation sexuelle.

  • Prévoir des mesures de soutien et des activités à l’intention des jeunes gais, lesbiennes et bisexuels. Le « Lesbian, Gay and Bisexual Youth Project », en Nouvelle-Écosse, est un exemple.

  • Encourager les jeunes appartenant à des groupes minoritaires et majoritaires à tendre la main aux nouveaux arrivants. Le programme « Teen Host Program » est un exemple.

  • Encourager les enfants et les adolescents à faire paraître des articles dans les journaux de la localité et à participer à des émissions locales de radio et de télévision. Prévoir un mécanisme de publication ou de diffusion de leurs points de vue.

  • Inciter les médias à brosser le portrait de jeunes qui exercent des fonctions de leader et qui jouent des rôles prosociaux. Encourager et appuyer les médias qui présentent les jeunes sous un jour positif et qui révèlent l’intérêt que la communauté porte à la jeunesse.

  • Élever des protestations en cas de reportages sexistes ou comportant des stéréotypes sur les groupes minoritaires.

  • Collaborer, avec la communauté, les écoles et le gouvernement, au financement et à l’appui de programmes de prévention modèles. Le programme « ASAP: A School-Based Antiviolence Program » illustre bien ce genre de collaboration.

  • Envisager d’instaurer un programme de mentorat composé d’employés actifs ou retraités pour renseigner les jeunes qui s’intéressent à votre domaine d’activités.

  • Prévoir à l’intention des très jeunes parents des mesures de soutien et des politiques de travail favorables à la famille.

  • Parrainer l’élaboration, l’évaluation et la diffusion des meilleures interventions qui préviennent la violence au foyer, à l’école et dans la communauté.

  • Prévoir des lignes directrices relativement aux programmes visant les jeunes et favoriser l’élaboration, par l’industrie des médias, de directives d’autoréglementation.

  • Parrainer des programmes et des campagnes dans les médias qui présentent des jeunes qui exercent des fonctions de leader et jouent des rôles prosociaux.

  • Donner le bon exemple dans toutes les communications gouvernementales. Présenter la diversité culturelle comme un atout et un avantage.

Socialisation des sexes et des rôles

Une socialisation des sexes qui ne favorise pas le respect mutuel est un obstacle important à la capacité des jeunes hommes et des jeunes femmes à établir des relations amoureuses. La répartition traditionnelle des rôles selon les sexes, conformément aux diktats de la société, nuit tant aux hommes qu’aux femmes. Les jeunes hommes ne sont pas encouragés à développer leur capacité de tisser les liens amoureux dont ils auront besoin à l’âge adulte. Le harcèlement des femmes et la violence contre les femmes en sont le résultat direct. L’Enquête nationale sur la violence faite aux femmes a révélé que les femmes de moins de 24 ans sont les plus susceptibles d’être victimes d’agression, particulièrement si la durée de leur mariage ou de leur union de fait est inférieure à deux ans. (305)

Les jeunes doivent être exposés à des personnes, des programmes et des politiques empreints d’attitudes progressives, positives et égalitaires envers les deux sexes et la socialisation des sexes.

Si les jeunes enfants sont surtout soumis à l’influence des membres de leur famille, les adolescents et les jeunes adultes sont, quant à eux, plutôt influencés par leurs camarades, les médias, le sport et les systèmes de loisirs. Par exemple, l’enquête sur la violence dans les fréquentations parrainée par l’université Carleton d’Ottawa a souligné l’importance de modifier non seulement les attitudes des jeunes hommes qui maltraitent d’autres personnes, mais aussi celles de leurs amis, afin que ceux-ci ne renforcent pas de façon positive les comportements violents. (307)

Pour ce qui est des jeunes femmes, nombre d’entre elles apprennent à croire qu’elles sont responsables du succès de leurs rapports sociaux et que cela est plus important que la réalisation de leurs propres objectifs scolaires ou professionnels. Celles qui décident de faire carrière dans une profession donnée ont tendance à croire qu’elles doivent être des « superfemmes » qui peuvent tout faire : mener une carrière, gérer une relation amoureuse avec quelqu’un, être mère de famille et jouer un rôle prépondérant dans la gestion du foyer. De telles ambitions peuvent avoir des effets dévastateurs sur la santé mentale et le bien-être social des jeunes femmes.

  • Éviter les stéréotypes sexuels et encourager les jeunes femmes à exercer des professions non traditionnelles.

  • Établir des relations respectueuses et égalitaires à la maison et veiller à ce que les deux conjoints se partagent les responsabilités.

  • Chercher immédiatement à obtenir de l’aide en cas de violence familiale.

  • Discuter avec les adolescents et les adolescentes de la violence entre les sexes et appuyer sur le fait qu’elle est inacceptable sous toutes ses formes. (La violence psychologique et la violence verbale sont de bons indicateurs de violence physique.)

  • Encourager les jeunes hommes (ainsi que les jeunes femmes) à acquérir des compétences en matière de garde d’enfants et de gestion du foyer. Leur expliquer la nécessité de partager les responsabilités liées aux soins du ménage et à l’éducation des enfants.

  • Appuyer les médias qui préconisent l’égalité entre les sexes et qui présentent de jeunes hommes dans des rôles non traditionnels et nourriciers. Élever des protestations contre les médias qui représentent le sexisme et la violence contre les femmes comme des phénomènes acceptables ou normaux.

  • Prévoir un programme d’éducation à la vie familiale à l’intention des garçons et des filles. Assurer l’enseignement des matières fondamentales : lecture, écriture, calcul et relations.

  • Adopter des politiques d’égalité entre les sexes qui encouragent le respect mutuel et les appliquer dans toutes les activités scolaires et parascolaires. Les adolescentes se plaignent souvent d’être harcelées par les camarades masculins lors d’activités sportives et d’éducation physique.

  • Fournir aux jeunes hommes et aux jeunes femmes des renseignements sur la violence dans les fréquentations et les moyens de l’éviter et d’y faire face.

  • Inciter les élèves à exercer des pressions sur leurs camarades en vue de réduire la fréquence des comportements violents. Par exemple, le programme « Making Waves » enseigne aux élèves de 11e année à devenir des éducateurs sur la violence dans les fréquentations.

  • Offrir des mesures incitatives et du soutien aux jeunes femmes qui suivent des cours de sciences et de mathématiques menant à des carrières non traditionnelles.

  • Fournir aux jeunes hommes (ainsi qu’aux jeunes femmes) l’occasion d’acquérir des compétences en matière de garde d’enfants et de gestion du foyer.

  • Élaborer, en collaboration avec des organismes communautaires, des programmes de prévention de la violence, comme le programme « ASAP: A School-Based Antiviolence Program ».

  • Offrir des cours de compétences médiatiques qui aident les élèves à reconnaître et à rejeter le sexisme dans les vidéoclips, à la télévision, etc.


  • Adopter et appliquer dans toutes les activités communautaires des politiques d’égalité entre les sexes qui encouragent le respect mutuel et découragent les inégalités entre les sexes et le harcèlement.

  • Fournir aux jeunes hommes (ainsi qu’aux jeunes femmes) l’occasion d’acquérir des compétences en matière de garde d’enfants et de gestion du foyer.

  • Élaborer, en collaboration avec des organismes communautaires, des programmes de prévention de la violence, comme le programme « ASAP : A School-Based Antiviolence Program ».

  • Appuyer les programmes communautaires de lutte contre la violence. Pour plus d’information sur plusieurs programmes modèles ou la description de ces programmes, communiquer avec le Centre national sur la violence dans les familles.

  • Adopter et appliquer dans les services et les activités visant les enfants et les jeunes des politiques d’égalité entre les sexes et des politiques interdisant la discrimination et le harcèlement sous toutes leurs formes.

  • Reconnaître les jeunes hommes et les jeunes femmes qui jouent des rôles non traditionnels.

  • Fournir l’occasion aux jeunes pères d’acquérir les compétences dont ils ont besoin pour participer davantage à la grossesse de leur partenaire, aux soins à donner à un jeune enfant et à la gestion du foyer. Le programme « Daybreak Healthy Babies Club », à Terre-Neuve, permet aux jeunes parents d’acquérir des compétences en matière de gestion du foyer dans un milieu favorable à cette fin. L’une des principales recommandations du programme « Rediscovering the Traditional Mother », qui vise les jeunes femmes autochtones, consistait à inclure les hommes et à concevoir des programmes semblables à l’intention des jeunes pères.




  • Adopter et appliquer des politiques d’égalité entre les sexes et de non-harcèlement.

  • Appuyer les femmes et les hommes dans leur rôle de parents grâce à diverses initiatives (horaires de travail flexibles, aide en matière de garde des enfants, congés parentaux et promotion d’un partage plus égal des obligations familiales entre les hommes et les femmes).

 

  • Veiller à ce que tous les jeunes parents aient accès à des services de garde d’enfants de qualité et à prix abordable.

  • Être un employeur modèle. Appuyer les femmes et les hommes dans leur rôle de parents grâce à diverses initiatives (horaires de travail flexibles, aide en matière de garde des enfants, congés parentaux et promotion d’un partage plus égal des obligations familiales entre les hommes et les femmes).


Possibilité de surmonter les circonstances qui créent des difficultés dans les relations

Un certain nombre de circonstances font augmenter les risques que les jeunes aient de la difficulté à établir et à maintenir des relations amoureuses. Mentionnons, par exemple, la violence sexuelle à l’égard des enfants, le placement en famille d’accueil, la grossesse chez les adolescentes et le fait de devenir parent très jeune.

Les enfants victimes de violence sexuelle risquent d’avoir beaucoup de mal, une fois qu’ils seront adolescents et adultes, à avoir des relations amoureuses positives. Les adolescents qui ont survécu à des situations de violence et qui associent les relations amoureuses avec le danger font face à de grands conflits pendant l’adolescence. Ils veulent être acceptés par leurs camarades, mais craignent les conséquences d’une plus grande confiance et intimité avec une autre personne. Les adultes qui ont survécu à des situations de violence sexuelle pendant leur enfance éprouvent souvent des sentiments d’isolement social et de méfiance, ont des relations instables (souvent caractérisées par de la violence) et des difficultés conjugales et sexuelles, et ont du mal à exercer leur rôle de parents et à aimer leurs enfants. (302)

Changer constamment de famille d’accueil ne permet pas aux enfants et adolescents en foyer nourricier d’avoir les attachements durables et les liens de confiance avec des parents et des frères et soeurs qui constituent la pierre angulaire du processus d’apprentissage à établir des relations amoureuses à l’âge adulte. Les parents de famille d’accueil doivent suivre des cours de formation appropriés pour vivre avec des jeunes qui sont perturbés. Ils doivent disposer des ressources et du soutien nécessaires pour être, à long terme, des parents d’accueil stables. On peut accroître la stabilité du placement en confiant les jeunes à des familles d’accueil qui ont les mêmes antécédents culturels ou en jumelant un jeune et un intervenant ou un travailleur social pendant plusieurs années.

Les politiques actuelles qui empêchent automatiquement les jeunes de recevoir des soins après leur 18e anniversaire de naissance ne fournissent pas le soutien dont les jeunes ont besoin pour passer de la vie en famille à la vie autonome. Ces jeunes ont besoin des mêmes mesures de soutien (et de la possibilité de retourner à la maison) que les autres jeunes.

Les grossesses précoces compromettent la santé des parents et du bébé. L’information et la planification familiale doivent faire partie intégrante de tous les programmes d’études. Elles doivent aussi faire l’objet de discussions à la maison et au sein de groupes animés par des jeunes. Il importe aussi d’aider les adolescents et les jeunes qui deviennent parents. Les jeunes mères (et, à l’occasion, les jeunes pères) peuvent ne plus pouvoir continuer leurs études et avoir des relations normales avec leurs camarades. Les écoles qui prennent des mesures pour que les jeunes parents poursuivent leurs études les aident, à échapper au cycle de la pauvreté et des possibilités limitées. Les organismes communautaires jouent eux aussi un rôle important en appuyant les mères adolescentes et les jeunes parents.

  • Demander de l’aide à un médecin ou à un conseiller si vous avez été victime de violence sexuelle pendant votre enfance. Cette forme de violence peut nuire à votre capacité d’avoir des relations affectueuses avec vos enfants et de leur enseigner à avoir des relations positives avec d’autres personnes.

  • Discuter de planification familiale et des responsabilités inhérentes au rôle de parents avec les adolescents.

  • Appuyer les jeunes qui deviennent parents.

  • Reconnaître que les conflits entre frères et soeurs peuvent dégénérer en violence et avoir des conséquences graves sur leur épanouissement plus tard. Consacrer du temps à chaque enfant et reconnaître ses réalisations particulières. Intervenir si un enfant est régulièrement tyrannisé.

  • Établir des relations et des engagements de qualité dans votre propre vie. Cela est particulièrement important si vos enfants et vous-même avez vécu une séparation ou un divorce difficile.

  • Collaborer avec les organismes communautaires pour permettre aux jeunes hommes et aux jeunes femmes qui ont été victimes de violence sexuelle dans leur enfance d’obtenir l’aide dont ils ont besoin.

  • Prévoir des cours de planification familiale et faciliter l’accès aux condoms et à d’autres méthodes de planification familiale.

  • Aider les jeunes parents à poursuivre leurs études en offrant des services de garde à l’école. Le « Fredericton High School Student Parent Program » est un exemple d’un tel programme. Appuyer les programmes communautaires qui viennent en aide aux adolescentes enceintes, comme le programme « The Special Delivery Club ».

  • Veiller à ce que les parents d’accueil comprennent bien le bon développement des enfants. Essayer de placer les enfants dans des familles d’accueil qui partagent les mêmes antécédents culturels, géographiques et économiques. Le « Inner City Foster Parents Program », dans le quartier Eastside du centre-ville de Vancouver, est un exemple d’un tel programme.

  • Instaurer des politiques et des programmes généraux pour prévenir la violence sexuelle à l’endroit des enfants.

  • Accroître les mesures de soutien offertes aux survivants (hommes et femmes) de violence sexuelle qui deviennent parents. Les enfants de survivants qui ne peuvent surmonter leur crainte d’avoir des relations amoureuses ou affectueuses avec d’autres personnes connaîtront les mêmes problèmes que leurs parents et d’autres problèmes connexes lorsqu’ils voudront avoir des relations amoureuses.

  • Assurer l’accès des jeunes à des programmes de planification familiale dans des contextes qui ne les stigmatisent pas ou qui ne les menacent pas.

  • Veiller à ce que tous les jeunes parents aient accès aux mesures et services de soutien nécessaires en matière de garde d’enfants. Le « Daybreak Healthy Babies Club » et le Parents Companion sont deux programmes novateurs qui fournissent ce genre de soutien.

  • Fournir un soutien aux jeunes femmes enceintes (et à leur partenaire) qui est adapté sur les plans culturel et de l’âge. Voici trois exemples de programmes de ce genre : « The BABY Project », « Rediscovering the Traditional Mother » et « The Special Delivery Club ».

  • Collaborer avec la communauté et l’école pour aider les jeunes mères célibataires à suivre des cours de formation professionnelle qui leur permettront d’obtenir un travail intéressant.

  • Organiser à l’intention des jeunes travailleurs des séances d’information sur le rôle de parents et les compétences en matière de gestion du foyer.

  • Prévoir à l’intention des membres du personnel qui ont été victimes de violence sexuelle des programmes d’aide aux employés et des services d’orientation vers les organismes communautaires appropriés.

  • Élaborer, en collaboration avec le gouvernement, des programmes d’employabilité à l’intention des personnes qui ont été victimes de violence sexuelle dans leur enfance. Le programme « Bridges Employability » en est un exemple.

  • Appuyer les programmes de planification familiale à l’intention des jeunes et le plein accès à ces programmes dans des contextes qui ne stigmatisent pas et qui ne menacent pas les jeunes.

  • Appuyer des politiques et des programmes généraux pour prévenir le violence sexuelle à l’endroit des enfants.

  • Offrir aux familles d’accueil des programmes de formation et des mesures de soutien appropriés et adaptés sur le plan culturel.

  • Adopter des politiques pour permettre aux jeunes en foyer d’accueil de continuer de recevoir des soins après leur 18e anniversaire de naissance de sorte qu’ils puissent poursuivre leurs études, suivre des cours de formation et acquérir une expérience de travail.

  • Financer les coalitions communauté-école-milieu de travail qui appuient les jeunes qui sont sur le point de devenir des parents et ceux qui le sont déjà.

  • Veiller à ce que tous les jeunes parents aient accès aux mesures et services de soutien nécessaires en matière de garde d’enfants.

  • Prévoir des mesures incitatives à l’intention des écoles, du milieu de travail et de la communauté pour aider les jeunes mères célibataires à suivre des cours de formation professionnelle qui leur permettront d’obtenir un travail intéressant.

  • Élaborer, en collaboration avec les employeurs, des programmes d’employabilité à l’intention des personnes qui ont été victimes de violence sexuelle dans leur enfance. Le programme « Bridges Employability » en est un exemple.

Connaissez-vous des mesures législatives, des initiatives ou des programmes novateurs qui contribuent au bon développement des enfants et des jeunes? Voici ce qu'il faut faire:

1. Passez en revue les stratégies énumèrées dans la présente section du site.

2. Si la mesure législative, l'initiative ou le programme auquel vous pensez ne s'y trouve pos, cliquez sur l'icône ci-dessous et faits-nous part de vos commentaires diréctement en utilisant la formule en ligne.

Il est aussi possible d'utiliser la formule pour nous enroger de la rétroaction sur les stratégies énumérées. Vous pourres ainsi nous aider à maintenir les renseignements à jour, et nous vous en serons très reconnaissants.



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