Les hommes et les femmes qui ont entre 15 et 19 ans et 20 et 24 ans devraient être au summum de leur forme physique. Leur appareil génital est pleinement développé et leur capacité physique est à son maximum. Cependant, la transition à la vie adulte s’accompagne de changements très importants dans la vie. Test

Les jeunes qui ont fumé, pris de l’alcool et essayé des drogues au début de leur adolescence prennent des décisions en matière de comportement qui auront des conséquences importantes sur leur santé plus tard. Ils commencent à avoir des relations sexuelles. Ils terminent ou abandonnent leurs études et quittent le foyer parental. Ils déménagent, trouvent un emploi, tombent amoureux, se trouvent un conjoint et se mettent en ménage. La plupart de ces changements sont positifs, mais ils sont aussi stressants.

Les jeunes qui ont de la difficulté à composer avec le stress ou qui n’ont pas appris à différer les moments de gratification sont plus susceptibles que les autres de consommer de la drogue ou des boissons alcooliques, de se blesser et d’avoir des maladies reliées au stress.

Les accidents, notamment les accidents de voitures, sont à l’origine de la moitié des décès parmi les adolescents âgés et les jeunes adultes, et les jeunes hommes sont beaucoup plus susceptibles de mourir que les jeunes femmes. Les jeunes autochtones, quant à eux, courent presque trois fois plus de risques que les autres de mourir à la suite de blessures. (184)

Le suicide est la deuxième cause de décès parmi les adolescents plus âgés et les jeunes adultes des deux sexes. Les jeunes hommes sont plus susceptibles que les jeunes femmes de réussir leur tentative de suicide. Cependant, les jeunes femmes tentent plus souvent de se suicider que les jeunes hommes. Le nombre de suicides parmi les adolescents s’est constamment accru au cours des 30 dernières années et est passé de 7 pour 100 000 en 1970 à 13 pour 100 000 actuellement. Le taux de suicide parmi les jeunes de 20 à 24 ans se maintient à 14 pour 100 000 depuis 1989. (304, 306) Le taux de suicide parmi les jeunes autochtones est incroyablement élevé (cinq fois la moyenne canadienne).

Les jeunes adultes qui travaillent affichent les taux les plus élevés de stress professionnel et les taux les plus bas de satisfaction professionnelle. (304) Ces taux résultent probablement du nombre élevé de jeunes sous-employés dans le secteur tertiaire, secteur qui regroupe beaucoup d’emplois caractérisés par des niveaux élevés de stress et d’ennui, la quasi-absence de contrôle personnel et le manque de défis. Les jeunes femmes de 15 à 19 ans sont les plus susceptibles, par sexe et par groupe d’âge, de manifester des signes de dépression (14 pour 100). Les femmes de 20 à 24 ans sont elles aussi bien au-dessus de la moyenne (10 pour 100). (304)

De nombreuses études révèlent que le taux d’estime de soi des adolescentes est inférieur à celui des jeunes hommes et qu’il diminue à mesure que les adolescentes progressent dans leurs études secondaires. (249)

Une faible estime de soi pourrait expliquer en partie l’incidence croissante de troubles de l’alimentation parmi les jeunes femmes. Les attentes de la société et les images de corps superminces et sans rapport avec la réalité que diffusent les médias accentuent chez les jeunes femmes le besoin presque maladif d’être mince et sexy. Des études révèlent que 20 pour 100 des jeunes femmes souffrent d’insuffisance pondérale (Indice de masse corporelle inférieur à 20) et que 56 pour 100 ont un poids-santé (Indice de masse corporelle se situant entre 20 et 25). Néanmoins, quelque 46 pour 100 des jeunes femmes qui ont entre 20 et 24 ans déclarent vouloir maigrir et avoir un poids considéré comme insuffisant. (318)

Le tabagisme parmi les jeunes adultes, et plus particulièrement parmi les adolescentes, est un problème important. L’usage du tabac n’a cessé d’augmenter parmi les jeunes ayant entre 15 et 19 ans (seul groupe d’âge caractérisé par un accroissement constant du tabagisme) au cours des 10 dernières années. Et ce n’est que dans ce groupe d’âge que les jeunes femmes sont plus susceptibles de fumer que les jeunes hommes. Si cette tendance se maintient, le nombre de cas de cancer du poumon parmi les femmes atteindra au fil des ans des proportions épidémiques. Désormais, le cancer du poumon tue plus de femmes au Canada que le cancer du sein. Le taux élevé de la consommation d’alcool parmi les jeunes soulève aussi des problèmes : 43 pour 100 des jeunes de 15 à 19 ans déclarent prendre régulièrement de l’alcool. (304) Une consommation excessive d’alcool parmi les jeunes est aussi fortement reliée à des pratiques sexuelles à risque et à des problèmes de conduite en état d’ébriété.

Le statut socio-économique et l’influence des camarades sont des facteurs qui sont étroitement liés aux comportements en matière de santé. Les jeunes qui proviennent de familles à faible revenu et dont les parents et les amis fument sont beaucoup plus susceptibles de fumer que les jeunes qui proviennent de milieux à revenu plus élevé.

Les personnes de tous les groupes d’âge qui appartiennent à des ménages à revenu élevé prennent plus souvent d’alcool que celles qui appartiennent aux classes plus modestes. Cependant, les personnes dont le revenu est faible ou modeste ont tendance à consommer davantage d’alcool lorsqu’elles en prennent. L’Enquête sociale générale de 1993 a permis de dresser le profil des personnes les plus susceptibles d’avoir un problème d’alcool. Ce sont les jeunes hommes adultes, célibataires ou divorcés, chômeurs et avec un revenu relativement faible. Ce sont eux aussi qui, dans bien des cas, sont responsables de la plupart des accidents par suite de conduite en état d’ébriété. (289)

Plusieurs problèmes de santé attendent les jeunes de la rue, dont la toxicomanie (les deux tiers de ces jeunes consomment des drogues illicites), l’infection par le VIH par suite du partage d’aiguilles, les conséquences des pratiques sexuelles à risque et les problèmes liés à une mauvaise hygiène. Ces jeunes sont aussi plus susceptibles de participer à des activités criminelles, comme la prostitution et le trafic de drogues. (289)

La santé sexuelle est devenue une composante de plus en plus importante d’un mode de vie sain, étant donné les conséquences des comportements sexuels à risque, qui vont de l’infertilité (par suite de maladies transmises sexuellement) aux grossesses non désirées, à la maladie, et même à la mort (dans le cas du sida).

Les taux d’infection à la Chlamydia et de gonorrhée sont les plus élevés parmi les adolescentes (1,359 et 125 pour 100 000 respectivement). La syphilis est particulièrement répandue parmi les jeunes hommes et les jeunes femmes de 20 à 24 ans (1,3 et 1,6 pour 100 000 respectivement). (310) Toutes ces maladies transmises sexuellement peuvent être sources de maladies et d’infertilité.

Les statistiques reliées aux cas de sida ne constituent pas une méthode fiable d’évaluation du taux d’infection par le VIH parmi les jeunes en raison de la durée de la période d’incubation du virus. Les taux d’infection par le VIH continuent d’être les plus élevés (entre 12 et 18 pour 100) parmi les hommes gais et bisexuels. (317) La recherche révèle que les jeunes autochtones sont infectés plus tôt et que l’utilisation de drogues injectables constitue un véhicule important de transmission du VIH. Les jeunes hommes gais et les jeunes de la rue comptent parmi les autres groupes les plus susceptibles d’être infectés par le VIH.

Quelque 450 000 jeunes (de 15 à 24 ans) déclarent connaître des limitations d’activités en raison d’une déficience. Les problèmes du système nerveux, comme les troubles de la vue ou de l’ouïe, les problèmes respiratoires ou digestifs, et les problèmes avec les membres sont les principales causes. (304)

Bien des préoccupations en matière de santé parmi les jeunes adultes sont en fait liées à des choix de mode de vie. Toutefois, tous ces « choix » sont fonction de la volonté de la famille, de l’école, de la communauté, du milieu de travail et du gouvernement de faciliter les « choix santé ». Les stratégies qui ne portent pas sur le milieu dans lequel les jeunes apprennent et vivent ont une valeur limitée.

L’éducation à la santé en milieu scolaire est indispensable. Des évaluations détaillées des programmes d’éducation à la santé ont révélé qu’un programme bien conçu de 50 heures peut réussir à modifier les comportements, les attitudes et les connaissances des élèves en matière de santé. (268) D’autres recherches indiquent qu’une approche globale qui intègre à l’éducation en matière de santé un environnement physique et social positif à l’école et la collaboration avec les organismes communautaires de services et de soutien accroît ces avantages. (267) L’« approche globale de la santé en milieu scolaire » bénéficie de l’appui d’une vingtaine d’associations nationales au Canada, de l’UNESCO et de l’UNICEF. Elle suppose l’existence de liens dynamiques et interdépendants entre trois composantes : l’éducation à la santé, les services sociaux et de santé de la communauté, et un milieu physique et social sain, qui comprend le soutien des membres de la famille, des camarades, des décideurs et de la communauté.

Les initiatives visant à accroître les connaissances des jeunes dans le domaine de la santé et à encourager l’adoption de bonnes pratiques en matière de santé ne devraient pas cesser après l’école secondaire. Les collèges, les universités, les milieux de travail et la communauté doivent tous intervenir pour éduquer les jeunes adultes en matière de santé.

Les initiatives de promotion de la santé qui favorisent les choix santé en matière de modes de vie doivent tenir compte des différences de comportement entre les jeunes hommes et les jeunes femmes dans le domaine de la santé. Par exemple, diverses études ont révélé que les raisons pour lesquelles les jeunes femmes fument peuvent différer de celles des jeunes hommes (préoccupations quant au poids, mécanisme d’adaptation à un taux élevé de stress). Les programmes et mesures de soutien offerts doivent tenir compte des raisons qui sous-tendent l’adoption d’un mode de vie négatif et aider les jeunes à trouver des façons plus saines de faire face à leurs problèmes.

La cohésion au sein de la communauté, c’est-à-dire le sentiment de responsabilité collective de la communauté, des employés ou des élèves et du personnel de l’école face à la santé et au bien-être des autres, a une influence aussi sur les pratiques des jeunes en matière de santé. Lorsque les citoyens éprouvent un faible sentiment d’appartenance par rapport à leur communauté et à leurs concitoyens, les problèmes liés à la consommation de drogues et d’alcool risquent d’augmenter. (319)

Le comportement des jeunes en matière de santé

• Trente-six pour 100 des jeunes adultes de 20 à 24 ans fument (deuxième taux le plus élevé de tous les groupes d’âge).

• Vingt-huit pour 100 des jeunes garçons de 15 à 19 ans et 30 pour 100 des adolescentes du même groupe d’âge fument. En fait, le nombre de fumeuses dans ce groupe d’âge est supérieur au nombre de fumeurs. Ce n’est que dans ce groupe d’âge que l’usage du tabac continue d’augmenter. (304)

• Cinquante et un pour 100 des fumeurs de 20 à 24 ans ont déclaré avoir commencé à fumer avant l’âge de 16 ans. (308)

• Parmi les jeunes de 15 à 19 ans, 46 pour 100 des garçons et 37 pour 100 des filles consomment de l’alcool. Dans le groupe d’âge des 20 à 24 ans, 74 pour 100 des hommes et 55 pour 100 des femmes prennent de l’alcool. (304)

• Les jeunes de 15 à 19 ans avaient le taux le plus élevé d’admission à l’hôpital (163 pour 100 000) par suite de problèmes médicaux liés à la consommation de drogues illicites. (308)

• Il existe des différences profondes entre les jeunes hommes et les jeunes femmes de 15 à 29 ans sur le plan de l’exercice physique. Plus de 50 pour 100 des jeunes femmes de ce groupe d’âge déclarent ne faire aucun exercice physique comparativement à seulement 29 pour 100 des hommes. Le nombre de jeunes hommes inactifs grimpe à 48 pour 100 chez les 20 à 24 ans (56 pour 100 pour les femmes du même groupe d’âge). (304)

• Près de la moitié des jeunes adultes déclarent avoir eu des relations sexuelles avant l’âge de 15 ou 16 ans. Trente-trois pour 100 des hommes de 15 à 24 ans et 18 pour 100 des femmes de 15 à 24 ans avaient eu au moins deux partenaires sexuels au cours de l’année précédente. (318)

Les facteurs déterminants qui ont une influence sur la préparation d’une personne à la prise en charge de sa santé et de son bien-être personnel
comprennent :

 
la capacité d’autonomie;
 

l’influence et l’appui social des personnes significatives;

 

les milieux d’apprentissage, de vie et de travail positifs;

  les médias.

Nota : Ces facteurs déterminants sont également indiqués dans le menu déroulant présenté ci-dessus. Utilisez ce menu pour naviguer sur cette page.


Capacité d’autonomie

L’autonomie, dans le présent contexte, renvoie à la capacité des jeunes de gérer leur propre santé et de prendre les mesures appropriées pour l’améliorer. Les jeunes doivent donc avoir les connaissances, les aptitudes et la motivation nécessaires pour exécuter des tâches courantes, comme préparer des repas nourrissants, s’occuper de leurs dents et savoir quand chercher de l’aide pour résoudre un problème affectif, comme un état dépressif, ou obtenir accès à des services de santé ou sociaux en cas, par exemple, de violence familiale. La recherche de techniques positives d’adaptation au stress qui ne font pas appel à la toxicomanie revêt une importance capitale pour les jeunes de ce groupe d’âge. Une bonne partie de ces compétences sont acquises à l’école et à la maison, mais la communauté et le milieu de travail doivent eux aussi intervenir pour aider les jeunes à l’extérieur du milieu scolaire.

L’estime de soi est un facteur qui a une influence constante sur les choix des jeunes en matière de mode de vie. Toutefois, il faut signaler qu’il existe des différences à ce chapitre entre les sexes. Par exemple, les jeunes hommes dont l’estime de soi est faible vont plutôt fumer, alors que les jeunes femmes auront de la difficulté à dire non à des pratiques sexuelles à risque.

La théorie de la promotion de la santé appuie la notion selon laquelle, d’une part, nous devons tous prendre notre propre santé en charge et avoir suffisamment confiance en nous pour la gérer et prendre les mesures nécessaires pour l’améliorer et, d’autre part, les fournisseurs de services de santé et sociaux doivent assurer la réalisation de cet objectif. Voilà pourquoi les jeunes doivent participer activement aux processus décisionnels applicables à toutes les initiatives visant à promouvoir leur santé. Ils doivent se fixer des priorités et être encouragés à prendre des mesures dans les domaines qui revêtent une importance à leurs yeux.


  • Aider les jeunes à construire leur sentiment d’identité et leur estime de soi de sorte qu’ils soient suffisamment bien dans leur peau pour pouvoir résister aux pressions à prendre de la drogue, à avoir des relations sexuelles à risque, etc.

  • Reconnaître le caractère unique de chaque enfant, notamment ses points forts.

  • Donner aux jeunes (garçons et filles) certaines responsabilités familiales (faire les courses, préparer des repas sains, etc.).

  • Fournir aux jeunes l’occasion de faire de l’activité physique de même que l’équipement nécessaire à cette fin. Les encourager à participer à des activités sportives et récréatives à l’école et dans la communauté, seuls ou avec des amis.

  • Avoir des conversations franches avec les adolescents sur la sexualité, les relations sexuelles sécuritaires, de bonnes relations amoureuses, le rôle de l’alcool dans les rencontres à caractère sexuel, la planification familiale et la reproduction.

  • Fixer des limites claires en ce qui a trait à la consommation d’alcool et de drogues et au comportement des jeunes lorsqu’ils sont seuls à la maison. Leur demander de faire preuve d’honnêteté. Inviter les jeunes à participer à la définition de ces limites.

  • Être à l’affût de tout signe de problèmes affectifs chez les jeunes. Prendre des mesures immédiates si l’adolescent manifeste des tendances dépressives ou suicidaires.

  • Adopter une approche globale de la santé en milieu scolaire qui intègre à l’éducation en matière de santé un environnement physique et social positif à l’école et la collaboration avec les organismes communautaires de services et de soutien.

  • Prévoir des programmes d’éducation en matière de santé de qualité qui mettent l’accent non seulement sur l’acquisition de connaissances, mais aussi sur l’acquisition d’attitudes, de valeurs et de comportements. Employer une approche générale séquentielle qui aborde la santé d’un point de vue holistique au lieu d’un grand nombre de périodes d’enseignement non intégrées sur des thèmes distincts.

  • Prévoir un programme d’éducation physique centré sur le mode de vie (et non seulement sur les sports de compétition) et axé sur la bonne forme physique, le plaisir et l’acquisition d’aptitudes à exercer des activités durables.

  • Intégrer des messages santé dans d’autres matières (sciences, sciences sociales, économie domestique).

  • Assurer au personnel enseignant une formation en poste sur les nouveaux problèmes de santé.

  • Faciliter l’organisation de rencontres entre la direction de l’école, l’infirmière scolaire, les conseillers en orientation, les intervenants sociaux, les agents de liaison de la police et les représentants des parents.

  • Surveiller le comportement des élèves. L’absentéisme, une baisse du niveau de participation et le manque de concentration peuvent être révélateurs de la consommation d’alcool ou de drogues. Communiquer régulièrement avec les parents pour discuter de la santé de leur enfant et de sa participation à l’école.



  • Offrir des programmes de promotion de la santé et d’éducation en matière de santé (abandon du tabac, vie active, etc.) aux employés de sorte que les jeunes adultes puissent adopter des pratiques positives en matière de santé.

  • Appuyer les activités locales (foires sur la santé, marathons au profit d’oeuvres de bienfaisance, etc.).

  • Offrir aux employés des programmes d’activités sportives et de vie active.

 


Influence et soutien social des personnes significatives

À mesure que les adolescents vieillissent, leurs camarades et diverses personnes significatives qui se situent hors de leur cercle familial ont une influence sur leurs choix en matière de comportement santé. Les réseaux sociaux constituent un facteur favorisant la consommation d’alcool et de drogues illicites parmi les jeunes. Les adolescents dont les camarades et les parents prennent de l’alcool ou de la drogue risquent beaucoup plus d’en consommer eux aussi. Pour ce qui est de l’usage du tabac, on croit que les réseaux sociaux constituent le facteur déterminant le plus important en ce qui concerne le début du tabagisme chez les jeunes. (289)

Par contre, il existe un nombre considérable de preuves selon lesquelles les pairs peuvent aussi exercer une influence positive sur l’adoption de modes de vie sains et de choix santé (consulter « The Peer Helping Annotated and Indexed Bibliography) ».

Donner l’exemple.

  • Ne pas fumer, ne pas consommer de drogues illicites, ne pas se livrer à des pratiques sexuelles à risque. Consommer de l’alcool avec modération (si la famille en consomme) et ne pas conduire en état d’ébriété. Prendre les médicaments sur ordonnance conformément aux directives du médecin et ne pas faire une consommation excessive de médicaments vendus sans ordonnance.

  • Manger des aliments sains et favoriser l’activité physique en tant qu’activité individuelle et familiale.


  • Prévoir des programmes d’orientation et d’entraide par les pairs dans des domaines comme la prévention de la toxicomanie et des troubles de l’alimentation. Le programme « School-Wide Peer Helping » du Runneymede Collegiate Institute de Toronto est un exemple d’un excellent programme d’entraide par les pairs. Pour un complément d’information, consulter la section « The Peer Helping Annotated and Indexed Bibliography ».

  • Veiller à ce que les enseignants et les entraîneurs affichent des comportements santé.



  • Prévoir des programmes d’orientation et d’entraide par les pairs dans des domaines comme la prévention de la toxicomanie et des troubles de l’alimentation. Pour un complément d’information, consulter la section « The Peer Helping Annotated and Indexed Bibliography ».

  • Inviter des célébrités et des athlètes de la localité à donner l’exemple et à promouvoir des modes de vie sains.

  • Aider les parents à faire face aux crises de leurs enfants. Les interventions des parents en vue de régler divers problèmes (consommation de drogues, tentatives de suicide, troubles de l’alimentation, définition de l’orientation sexuelle) peuvent être plus efficaces si les parents ont accès à de l’information et à des mesures de soutien. Les parents doivent comprendre le processus de développement des enfants et les problèmes liés à la transition à l’adolescence et à la vie adulte, et apprendre à reconnaître les demandes d’aide et à y répondre. Les parents qui vivent des situations difficiles avec leurs adolescents doivent aussi avoir accès au soutien pratique de fournisseurs de services qui peuvent les aider. L’accessibilité aux services d’aide est particulièrement importante dans les régions rurales et éloignées, souvent caractérisées par un manque de services et l’isolement des familles.

  • Offrir des programmes d’aide et d’orientation aux employés qui ont des problèmes.

  • Retenir les services d’une infirmière en santé du travail qui peut donner au lieu de travail des conseils sur les questions de santé et organiser des programmes de prévention.

  • Promouvoir une culture du travail qui appuie les relations avec les pairs et les choix santé en matière de mode de vie.

  • Prévoir des mesures pour inciter les professionnels de la santé à appuyer les programmes d’autonomie en matière de santé (abandon du tabac, etc.) et les activités de prévention.

Milieux d’apprentissage, de vie et de travail positifs

Les interventions au niveau de l’école, du milieu de travail et de la communauté qui renforcent les réseaux sociaux peuvent aussi favoriser le soutien social au palier de la communauté et prévenir ou atténuer ces problèmes. (289)

Au Canada, la nature du milieu de vie et du milieu de travail témoigne le plus souvent de la situation socio-économique. Des logements surpeuplés, des quartiers où circulent beaucoup de drogues et caractérisés par un taux élevé de chômage, l’isolement et l’inactivité, et des milieux de travail non sécuritaires poussent les jeunes à fumer, à prendre de l’alcool et à développer un sentiment d’aliénation et de dépression.


Créer un milieu sain et faciliter les choix santé.

  • Adopter et appliquer des politiques qui interdisent l’usage du tabac et la consommation d’alcool et de drogues à l’école.

  • Offrir des aliments nutritifs à la cafétéria et dans les machines distributrices.

  • Fournir aux jeunes l’occasion de participer à des activités physiques saines et divertissantes à l’extérieur du programme d’éducation physique.


Amener les jeunes à prendre une part active aux décisions, aux politiques et aux programmes qui ont une influence sur leur santé. Leur fournir l’occasion de développer des qualités de chef et de jouer un rôle de leader.

  • Encourager les enfants et les jeunes à cerner les questions qui ont une influence sur leur santé et participer avec eux à la résolution de ces problèmes. Le programme « Dialogue with the Children and Youth d’Ottawa-Carleton » illustre très bien la méthode qu’un bureau de services de santé publique a adoptée pour susciter un dialogue multisectoriel avec les jeunes. Cette méthode a favorisé l’adoption d’un plan général de concertation afin de promouvoir la santé chez les adolescents.

  • Encourager les jeunes à faire preuve de leadership face aux problèmes de santé qui les concernent. Le programme « Making A Difference For Youth », à Antigonish (Nouvelle-Écosse), a mis sur pied un certain nombre d’initiatives communautaires et de projets d’entrepreneuriat dans le domaine de la santé.

  • Encourager les enfants et les jeunes à animer des activités pendant la Semaine nationale de sensibilisation aux drogues, le Mois national de la nutrition, la Semaine nationale des non-fumeurs et d’autres semaines et mois désignés à des fins de promotion de la santé.

  • Offrir des programmes animés par les jeunes dans les quartiers défavorisés. Le programme de compétences médiatiques à Regent Park, dans la ville de Toronto, est un exemple d’un programme modèle.

Collaborer avec les écoles en vue de l’adoption d’une approche globale de la santé en milieu scolaire qui intègre à une éducation en matière de santé de qualité un environnement physique et social positif à l’école et la collaboration avec les organismes communautaires de services et de soutien.

  • Élaborer avec les écoles du matériel et des programmes holistiques et intégrés de promotion de la santé qui répondent aux besoins locaux.

  • Appuyer la formation du personnel enseignant.

  • Assurer avec les écoles la prestation de services complémentaires qui répondent aux besoins locaux. Par exemple, des études révèlent que les cliniques de santé en milieu scolaire dotées d’une façade polyvalente peuvent supprimer les obstacles à l’accès et modifier les comportements sexuels. (270) Offrir un éventail de services, de la communication de renseignements à l’offre de mesures de soutien en passant par la prestation de services d’orientation et de réadaptation.

  • Faciliter l’organisation de rencontres entre la direction de l’école, l’infirmière scolaire, les conseillers en orientation, les intervenants sociaux, les agents de liaison de la police et les représentants des parents.

  • Fournir aux écoles une liste à jour des groupes d’entraide et des professionnels de la santé et des conseillers qui sont disponibles.

  • Prévoir des services de prévention, de traitement et d’orientation en ce qui concerne la consommation d’alcool et de drogues (y compris le tabac) de même que des services d’orientation relativement aux relations sexuelles sécuritaires, aux maladies transmises sexuellement, au sida, à la violence sexuelle, aux agressions sexuelles et à la planification familiale.

Créer des milieux sains et faciliter les choix santé en matière de modes de vie.

  • Responsabiliser les comités de résidents pour qu’ils prennent en charge les quartiers malsains et s’en occupent. L' « Alexandra Park Residents’ Association » est un bon exemple d’une telle initiative.

  • Adopter et appliquer des politiques qui interdisent l’usage du tabac et la consommation d’alcool et de drogues dans les lieux publics où les jeunes se retrouvent et au sein de tous les programmes communautaires regroupant des enfants et des jeunes.

  • Mettre sur pied des sessions d’information sur la sexualité et sur le dépistage anonyme desmaladies transmises sexuellement et du VIH.

  • Offrir des aliments nutritifs dans les lieux publics et les machines distributrices.

  • Fournir aux jeunes l’occasion d’utiliser leur temps libre de façon utile. Leur offrir, par exemple, la possibilité de participer à des activités physiques agréables qui mettent l’accent sur le plaisir et le développement de qualités de chef. De tels programmes peuvent revêtir une importance toute particulière dans les régions rurales et éloignées où les jeunes ne savent que faire de leur temps libre et sont souvent sans travail. Le programme « Town Youth Participation Strategy » illustre une initiative mise sur pied dans les petites collectivités rurales de l’Ontario.

  • Aménager des sentiers de marche et des pistes cyclables, des sentiers de ski, des patinoires, des lieux de baignade, etc. pour encourager l’activité physique spontanée.

  • Dénoncer les commerçants qui vendent du tabac ou de l’alcool aux jeunes qui n'ont pas l'age requis.

  • Parrainer des danses et diverses manifestations sans alcool (comme la soirée de la veille du jour de l’An).

Appuyer les jeunes qui sont dans le besoin, notamment les jeunes femmes enceintes, les jeunes parents et les jeunes de la rue.




  • Offrir un milieu de travail sans fumée et appliquer des politiques qui interdisent la consommation d’alcool et de drogue au travail.

  • Offrir des aliments nutritifs à la cafétéria ou à la cantine et lors d’activités desservies par un traiteur.

  • Offrir des programmes de promotion de la santé et d’éducation en matière de santé (abandon du tabac, etc.) de sorte que les jeunes employés puissent adopter des pratiques positives en matière de santé.

  • Appuyer les activités locales (foires sur la santé, marathons au profit d’oeuvres de bienfaisance, etc.).

  • Offrir aux employés des programmes d’activités sportives et de vie active, au lieu de travail ou en collaboration avec un établissement communautaire.

 

  • Appuyer la recherche et la diffusion de renseignements sur les meilleures interventions qui créent des environnements qui aident les jeunes à faire des choix santé en matière de modes de vie.

  • Mettre en œuvre des programmes obligatoires d’éducation en matière de santé et d’éducation physique dans toutes les écoles. Collaborer avec les administrateurs scolaires pour assurer la mise sur pied de programmes de qualité qui répondent aux besoins locaux.

  • Appuyer l’enseignement à l’école d’une attitude saine face à la sexualité.

  • Appuyer la formation et l’engagement d’enseignants spécialisés en éducation physique et en éducation en matière de santé.

  • Élaborer des politiques, des programmes et des processus pour appuyer une approche globale de la santé en milieu scolaire, les évaluations participatives des besoins et les services nécessaires.

  • Adopter et appliquer des politiques qui interdisent l’usage du tabac et la consommation d’alcool et de drogues dans les lieux publics où les enfants se réunissent et au sein de tous les programmes communautaires regroupant des enfants et des jeunes.

  • Appliquer la loi. Surveiller les commerçants et imposer des amendes à ceux qui vendent du tabac ou de l’alcool aux jeunes qui n’ont pas l’âge requis.

Médias

La publicité, le cinéma, la télévision et la musique bombardent les jeunes de messages qui idéalisent l’usage du tabac, la consommation d’alcool, de drogues et d’aliments sans valeur nutritive, la violence, et des relations sexuelles malsaines.

  • Manifester sa désapprobation lorsque les médias qui intéressent les jeunes véhiculent des images et des messages qui idéalisent des modes de vie qui ne sont pas sains. Appuyer les médias qui dépeignent les choix santé en matière de modes de vie comme intéressants et divertissants.

  • Prévoir des programmes de compétences médiatiques qui enseignent aux jeunes à évaluer d’un oeil critique la façon dont la publicité relative au tabac et à d’autres produits est conçue afin d’encourager les jeunes à acheter et à consommer ces produits même si leurs effets néfastes sur la santé sont connus.

  • S’opposer à la publicité sur le tabac et l’alcool près de l’école.

  • Lier les activités d’éducation en matière de santé aux campagnes de sensibilisation menées dans les médias relativement à des semaines et à des activités spéciales (Semaine nationale des non-fumeurs, Mercredi sans tabac, etc.).

  • Collaborer avec les médias concernant les devoirs des élèves (conception d’un message d’intérêt public ou rédaction d’un article sur une question de santé).


  • Préconiser une couverture médiatique qui illustre des jeunes en santé et participant à des activités saines.

  • S’opposer aux médias qui idéalisent la consommation d’alcool, de tabac et de drogues et les comportements sexuels à risque.

  • Encourager des vedettes des médias à illustrer des comportements positifs aux yeux des jeunes.

  • Encourager les médias à parrainer des activités et des sports regroupant des jeunes et à assurer la couverture médiatique d’activités intéressant les jeunes.

  • Encourager les médias à prévoir des programmes et des publicités qui donnent aux jeunes les renseignements dont ils ont besoin pour faire des choix santé en matière de modes de vie.

  • Encourager les médias à travailler avec les écoles et des groupes communautaires pour que les jeunes rédigent un message d’éducation en matière de santé, participent à une émission sur la santé, etc.

  • S’opposer à la publicité sur le tabac et l’alcool près de l’école ou lors d’événements s’adressant aux jeunes et aux familles.

  • Réglementer la publicité sur le tabac et l’alcool.

  • Prévoir des directives relativement aux programmes destinés aux enfants et aux jeunes et encourager les médias à élaborer des lignes directrices en matière d’auto-réglementation.

  • Parrainer des campagnes et des programmes dans les médias qui illustrent des jeunes et des modèles de comportement qui mènent une vie saine et qui choisissent de ne pas consommer de l’alcool, du tabac ou de la drogue ou de ne pas avoir un comportement sexuel non approprié.

  • Parrainer des campagnes et des programmes dans les médias qui fournissent aux jeunes, d’une façon qui les attire, des renseignements pertinents sur des choix santé en matière de modes de vie.

  • Donner l’exemple dans toutes les communications gouvernementales. Illustrer des enfants et des jeunes qui font des choix santé (port d’un casque de cycliste, exercices physiques, consommation d’aliments nutritifs, etc.).

Connaissez-vous des mesures législatives, des initiatives ou des programmes novateurs qui contribuent au bon développement des enfants et des jeunes? Voici ce qu'il faut faire:

1. Passez en revue les stratégies énumèrées dans la présente section du site.

2. Si la mesure législative, l'initiative ou le programme auquel vous pensez ne s'y trouve pos, cliquez sur l'icône ci-dessous et faits-nous part de vos commentaires diréctement en utilisant la formule en ligne.

Il est aussi possible d'utiliser la formule pour nous enroger de la rétroaction sur les stratégies énumérées. Vous pourres ainsi nous aider à maintenir les renseignements à jour, et nous vous en serons très reconnaissants.



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