Le bébé exprime ses premières émotions, le contentement et la détresse, par des gazouillis et des pleurs. Vers l’âge d’un an, les réactions émotionnelles de l’enfant sont devenues beaucoup plus variées ; elles comprennent notamment : This is my test page

  • la tristesse et la joie;
  • le dégoût, la colère et la peu ;
  • la surprise et l’intérêt. (224)

Le développement chez le jeune enfant de la capacité d’expression des émotions, par le langage ou d’autres moyens, est lié au développement rapide de ses circuits neuraux. Les différents types de réactions émotionnelles se localisent à différents endroits du cerveau en développement. (126) Cette organisation des réactions émotionnelles dans le cerveau, qui peut expliquer par exemple la tendance à être plutôt anxieux ou plutôt calme dans certaines situations, semble dépendre d’une combinaison de prédispositions héréditaires et d’expériences vécues par le nourrisson. (224)

Les bébés qui sont entourés de soins aimants et attentifs durant les premiers mois de leur vie sont généralement plus aptes à contrôler leurs émotions vers l’âge d’un an. Dans une situation d’inquiétude ou d’inconfort modéré, ils arrivent à se calmer seuls. Si l’intervention d’un adulte est nécessaire pour les apaiser, ils se calment plus facilement. (53, 157)

Facteurs déterminants pour l’obtention de résultats positifs : développement de la sensibilité et du contrôle des émotions

 
Empathie et participation des parents et autres adultes responsables
 
Tempérament du bébé

Nota : Ces facteurs déterminants sont également indiqués dans le menu déroulant présenté ci-dessus. Utilisez ce menu pour naviguer sur cette page.



Empathie et participation des parents et autres adultes responsables

Les premières expériences vécues par les nourrissons se rapportent en grande partie à leurs besoins physiques fondamentaux. On doit les nourrir, changer leurs vêtements, les laver, les garder au chaud et fournir ce qui manque à leur confort. Les parents qui savent répondre à ces besoins de façon rassurante et prévisible font savoir à leur bébé qu’ils seront toujours présents pour s’occuper de lui.

À la naissance, les besoins du bébé sont comblés sur demande. Avec le temps, les parents apprennent à connaître la fréquence de ces besoins et établissent des routines en conséquence, par exemple, allaiter le bébé toutes les trois heures, lui donner son bain le matin, lui faire faire une sieste l’après-midi. Lorsque ces routines sont suivies régulièrement, le bébé connaît moins de stress.

Les bébés découvrent que leurs parents réagissent non seulement à leur manque de bien-être mais aussi à leurs émotions positives. Une étude réalisée avec 30 bébés de 12 mois a révélé que les mères ayant un lien d’attachement durable avec leur enfant sont plus enclines à réagir à ses émotions positives comme à ses émotions négatives. (70)

Les recherches neurologiques ont démontré que le fait de rassurer ou d’apaiser un enfant renforce chaque fois les circuits neuraux de son cerveau qui lui permettent de se calmer. Avec le temps, plus les chaînes de neurones qui déterminent la réponse au stress se renforcent dans la zone « émotionnelle » du cerveau, plus l’aptitude de l’enfant à supporter un léger inconfort ou une période d’attente s’accroît : il apprend à se calmer lui-même. (53, 157) Les circuits neuraux ainsi établis influenceront, dans les années à venir, la capacité de contrôle émotionnel de l’enfant et sa résistance au stress. (70, 157)

  • Les autres membres de la famille peuvent aider les parents à bien connaître le bébé et contribuer à l’établissement de routines.

  • Les membres de la famille peuvent s’informer sur le développement de l’enfant pour comprendre comment les premières expériences influencent l’aptitude à contrôler les émotions.

Les groupes communautaires qui offrent du soutien aux parents peuvent aussi contribuer au sain développement affectif des enfants. Les parents qui bénéficient eux-même de soutien sont plus disposés à témoigner à leurs enfants l’engagement affectif dont ceux-ci ont besoin. Divers services communautaires aident les nouveaux parents en leur donnant l’occasion d’échanger avec d’autres parents et d’en apprendre plus sur les besoins des nourrissons.

  • Les programmes d’éducation parentale peuvent aider les nouveaux parents à se sentir moins seuls et fournir des réponses à leurs questions sur les soins à donner aux nourrissons et sur le développement des enfants.

  • Les centres de ressources familiales offrent aux parents un lieu de rencontre accueillant et des occasions structurées et non structurées d’échanger de l’information. Le personnel de ces centres vise à établir une relation de confiance et de respect mutuel avec les parents, accroît leur confiance en renforçant leurs bons comportements parentaux et leur donne l’exemple en se montrant chaleureux et attentif avec les bébés.

  • Les visites à domicile assurent aux parents plus de soutien que les services génériques. C’est aussi une option supplémentaire pour les parents qui ont peu de chances d’utiliser d’autres services. Les programmes de visites à domicile ont une vision globale de l’aide à apporter aux parents et aux autres personnes qui s’occupent de jeunes enfants. Ils offrent un soutien social et une formation sur le rôle parental, donnent des exemples concrets d’interaction positive avec les bébés et mettent les parents en contact avec d’autres services communautaires.


Tempérament du bébé

Les bébés ont des caractéristiques propres dès la naissance. Certains pleurent beaucoup ; d’autres sont généralement contents. Certains sont plutôt agités et d’autres, très passifs. Ces caractéristiques ont une influence sur les parents et, parfois, sur les soins qu’ils donnent à leur bébé. De plus, lorsque ces caractéristiques ne « cadrent » pas avec les attentes des parents, ceux-ci ont plus de difficulté à faire preuve de l’engagement affectif et de la sensibilité nécessaires au sain développement de leur enfant. (114)

Le débat concernant le rôle de l’inné par opposition à celui de l’acquis est encore présent lorsqu’il est question du tempérament de l’enfant. Les points débattus sont principalement les suivants :

  • la mesure dans laquelle les tendances affectives et comportementales résultent de caractéristiques biologiques ou sont déterminées par l’expérience;

  • la mesure dans laquelle les prédispositions du caractère peuvent être modifiées par l’expérience, surtout en bas âge. (224, 70)

On s’entend dans les deux camps pour dire qu’à la naissance, les bébés ont différentes réactions innées au monde qui les entoure. On a observé par exemple que les bébés donnent des signes de détresse plus ou moins rapidement, que certains sont plus actifs physiquement, que certains sont sociables et d’autres, plutôt timides. (114)

Les chercheurs qui croient que l’expérience peut influencer le tempérament citent souvent une expérience classique qu’on a réalisée avec des singes rhésus. De jeunes singes possédant la même prédisposition génétique à la timidité que l’on retrouve chez certains humains ont été confiés à une nourrice experte et très maternelle. Ces bébés ont non seulement surmonté leur timidité mais se sont aussi imposés comme des chefs parmi leurs pairs. Par ailleurs, des études portant sur les jumeaux identiques concluent que le rôle de l’hérédité est plus important. (224)

Les découvertes récentes de la recherche sur le cerveau ont amené la majorité des chercheurs à adopter une position où l’inné et l’acquis ont tous deux leur place. Ces spécialistes avancent que, quelles que soient les prédispositions avec lesquelles les enfants naissent, elles peuvent être influencées dans une certaine mesure par les expériences de la petite enfance.

C’est peut-être durant les premières années de la vie que les expériences négatives ont les effets les plus dévastateurs. Les menaces ou les mauvais traitements subis de façon répétée durant l’enfance peuvent perturber gravement le système de défense contre le stress. Normalement, la réaction biochimique de l’organisme à une situation de danger se dissipe rapidement une fois que la menace est passée. Lorsque les menaces se font fréquentes et imprévisibles, la réaction normale au stress est altérée et, si cela se produit durant les stades critiques du développement, les circuits neuraux qui contrôlent ce mécanisme se renforcent. La réaction biologique au stress se déclenche alors plus facilement. L’enfant n’arrive plus à se calmer et vit dans un état d’anxiété constant. (53, 157)

Les études portant sur des enfants équilibrés qui grandissent dans des conditions difficiles semblent indiquer que les séquelles d’une enfance douloureuse sont atténuées par les relations positives que ces enfants nouent avec d’autres adultes aimants, présents et fiables. (190)

  • Les autres membres de la famille peuvent aider les parents à mieux connaître leur bébé et à établir des routines adéquates.

  • Les parents peuvent se préparer à la venue de leur bébé en s’informant sur le développement de l’enfant et sur le rôle que les premières expériences jouent dans l’apprentissage du contrôle des émotions.

Bien que les communautés n’exercent pas d’influence directe sur le tempérament des enfants, les programmes qui aident les parents en leur offrant une formation sur le rôle parental et sur le développement de l’enfant, en les aidant à acquérir des compétences et en leur fournissant du soutien peuvent contribuer à accroître leur confiance et à réduire le stress.

 

Connaissez-vous des mesures législatives, des initiatives ou des programmes novateurs qui contribuent au bon développement des enfants et des jeunes? Voici ce qu'il faut faire:

1. Passez en revue les stratégies énumèrées dans la présente section du site.

2. Si la mesure législative, l'initiative ou le programme auquel vous pensez ne s'y trouve pos, cliquez sur l'icône ci-dessous et faits-nous part de vos commentaires diréctement en utilisant la formule en ligne.

Il est aussi possible d'utiliser la formule pour nous enroger de la rétroaction sur les stratégies énumérées. Vous pourres ainsi nous aider à maintenir les renseignements à jour, et nous vous en serons très reconnaissants.



 

Haut de page ·  Imprimer  ·  Plan du site  ·  Accueil