Vers l’âge d’un an, le bébé :
  • a commencé à reproduire les mots qu’il entend;

  • commence à utiliser quelques mots spontanément et délibérément;

  • se sert efficacement de gestes pour communiquer;

  • entreprend lui-même différentes activités;

  • expérimente par lui-même et comprend la relation de cause à effet dans certaines situations précises. (53)

Ces nouvelles habiletés résultent du développement physique de l’enfant et des expériences qu’il a vécues depuis 12 mois sous la surveillance d’adultes aimants et attentifs. Le développement du langage et le désir de faire de nouvelles expériences dépendent des facteurs suivants :

  • la fréquence à laquelle les parents ont parlé à l’enfant et ont répondu affectueusement à ses premiers balbutiements;

  • la mesure dans laquelle l’enfant a été stimulé avec des jouets et par des activités quotidiennes;

  • les encouragements que les parents ont donnés à l’enfant dans ses tentatives pour acquérir de nouvelles habiletés;

  • les possibilités données à l’enfant d’explorer son milieu de vie sans restriction.

Facteurs déterminants pour l’obtention de résultats positifs : préparation au développement du langage et à l’apprentissage

 
Stimulation adéquate
 
Compétences parentales positives
  Environnement sécuritaire et varié

Nota : Ces facteurs déterminants sont également indiqués dans le menu déroulant présenté ci-dessus. Utilisez ce menu pour naviguer sur cette page.


Stimulation adéquate

Les premiers sons émis par l’enfant (les gazouillis et le babillage) semblent génétiquement programmés et se produisent lorsque le bébé apprend à contrôler les mouvements de sa bouche, de ses lèvres et de ses cordes vocales. Les enfants produisent des sons puis articulent des mots en réponse au langage parlé qu’ils entendent. (53)

Le cerveau du bébé est prêt à commencer le processus d’apprentissage du langage dès la naissance. Lorsque les adultes qui l’entourent parlent au bébé, ces sons stimulent la partie du cerveau qui sert au langage et renforcent des connexions nerveuses précises. Répétés des centaines de fois, les sons entendus renforcent ces connexions de plus en plus, jusqu’à ce que les circuits auditifs soient bien établis et que le cerveau soit « câblé » pour l’apprentissage du langage. Vers l’âge de 12 mois, si on a beaucoup parlé au bébé, les circuits auditifs comprennent tous les sons de sa langue maternelle et les éléments de base nécessaires à l’acquisition du langage sont en place. (11)

L’expérience est importante. Plus on parle aux bébés, plus ils reconnaissent de mots et plus ils en utilisent à mesure qu’ils vieillissent. (11) Pour les nourrissons, ce n’est pas ce que les parents disent qui compte, mais le fait d’entendre parler un adulte qui lui sourit et lui témoigne de l’attention. Les bébés sont encouragés à continuer de babiller, et de développer leur langage, si on leur répond avec affection.

Vers l’âge de neuf mois, les bébés reconnaissent quelques mots, dont leur nom, et y répondent. Le ton aigu et chantant que les parents emploient pour parler à leurs bébés semble aider ceux-ci à faire le lien entre les objets et les mots qui les désignent. (53, 11) À 11 mois, les bébés commencent à associer aux objets correspondants des mots qu’ils entendent souvent dans différents contextes et ils essaient de les reproduire. Vers l’âge d’un an, les bébés prononcent leurs premiers mots.

Les bébés ne font pas qu’apprendre à parler durant leur première année de vie. Ils développent leur motricité fine et globale et s’en servent pour explorer le monde qui les entoure. Comme le développement du langage, celui des habiletés motrices suit une séquence prévisible, biologiquement programmée, et se perfectionne par la pratique. Les parents encouragent ce développement en créant pour leur enfant un milieu approprié et adapté à son âge, où il est incité à toucher, à prendre et à manipuler des objets. Ils guident l’enfant lorsqu’il est prêt à acquérir de nouvelles habiletés. Ils l’aident à faire des tâches qui sont parfois au-delà de ses capacités et le félicitent. Ils l’encouragent à jouer avec de nouveaux jouets. Ils sont sensibles à ce qui intéresse leur enfant et tiennent compte de ces intérêts.

Ces expériences contribuent à donner confiance à l’enfant en l’assurant qu’il peut réussir de nouvelles entreprises. Non seulement les habiletés acquises, mais aussi les sentiments positifs associés à l’apprentissage forment une base solide pour les années préscolaires et scolaires.

  • Stimuler tous les sens de l’enfant en lui faisant découvrir des textures, des formes, des couleurs et des sons différents.

  • Lui faire vivre de nouveaux défis qui sont néanmoins réalisables et sans danger.

  • Laisser à l’enfant autant de liberté que possible pour explorer son environnement tout en veillant à sa sécurité.

  • Jouer à des jeux interactifs avec l’enfant, lui chanter des comptines, lui faire « coucou ». Répondre positivement à l’enfant de manières différentes : imiter ses gestes, ses expressions faciales et les sons qu’il fait.

  • Parler souvent à l’enfant, même s’il est trop jeune pour comprendre. Les enfants apprennent les sons et les rythmes du langage avant de pouvoir parler.

  • Faire la lecture à voix haute à l’enfant.

Les ressources communautaires aident les parents à comprendre ce dont leurs enfants ont besoin pour apprendre et à répondre à ces besoins.

  • En plus de prêter des jouets aux parents, les joujouthèques peuvent leur fournir de l’information sur le rôle parental. Les programmes de stimulation des tout-petits permettent à des personnes qui s’occupent de jeunes enfants, habituellement des mères, de se réunir avec leurs bébés pour en apprendre plus sur les interactions positives entre parents et enfants.

  • Les programmes de mentorat permettent de jumeler les nouveaux parents avec des parents expérimentés. Ceux-ci aident les nouveaux parents à se sentir à l’aise avec leur bébé et leur montrent concrètement comment assurer l’affection et la stimulation nécessaires à l’enfant. Le programme « Canadian Mothercraft’s Parent Companion » est un bon exemple de programme de mentorat.

  • Les projets multidisciplinaires offrent une variété de services d’éducation et de soutien aux parents. « Parents as Teachers », par exemple, est un programme bien documenté qui peut débuter à partir du dernier trimestre de la grossesse et se poursuivre jusqu’à ce que l’enfant atteigne l’âge de trois ans. (227) Il est offert à tous les parents. On a constaté que ce programme améliorait les habiletés intellectuelles et sociales des enfants et que les parents participants étaient beaucoup mieux informés sur le développement et l’éducation des enfants.

De nombreux parents doivent retourner au travail bien avant le premier anniversaire de leur enfant et faire appel à des services de garde. La qualité de ces services a une influence déterminante sur le sain développement des enfants. Les gouvernements provinciaux ont le pouvoir d’établir des normes applicables aux services de garde d’enfants. Lorsque de telles normes existent, elles se fondent sur un minimum acceptable plutôt que sur des exigences de qualité. Quoi qu’il en soit, la majorité des enfants, y compris les nourrissons, se font garder dans un cadre non réglementé. (53) On a effectué peu de recherches sur les services de garde non réglementés, mais les études qui existent laissent croire que les garderies réglementées offrent des services de meilleure qualité. (53)

Les politiques gouvernementales ont une influence non seulement sur la qualité des services de garde d’enfants et de nourrissons, mais aussi sur leur accessibilité. Les services de garde de qualité exigent beaucoup de personnel et coûtent cher (entre 6 000 $ et 10 284 $ par année selon une étude réalisée en 1993). (53) Dans l’ensemble du Canada, ce sont les parents qui paient la majeure partie de ces coûts. Certains gouvernements accordent des subventions aux familles à faible revenu. Au cours de la dernière décennie, toutefois, le prix des services de garde a augmenté mais le revenu des familles ne s’est pas accru dans la même mesure, et on offre de moins en moins de subventions pour ces services. (53)

Les politiques gouvernementales suivantes peuvent aider les parents à obtenir plus facilement des services de garde de qualité pour leurs enfants :

  • l’octroi de subventions directes aux parents, selon leur revenu, pour leur permettre d’acheter des services de qualité;

  • tune formation et du soutien pour les fournisseurs de services de garde, afin d’assurer et de maintenir la qualité des milieux où les enfants sont gardés;

  • des règlements qui établissent des normes de qualité et des processus de surveillance de la qualité pour tous les services de garde d’enfants.

Compétences parentales positives



Les enfants apprennent au contact d’autres personnes. Leurs parents constituent leur plus importante source de stimulation durant la première année. L’attention que les parents portent à leur bébé est une mesure de leur disponibilité affective. L’empressement de la mère ou du père à répondre aux expressions faciales et aux mouvements corporels du bébé est très important pour l’acquisition du langage et le développement cognitif de l’enfant. (114)

L’enfant sourit et sa mère lui rend son sourire. L’enfant gazouille et son père lui chante une chanson. Il se cogne la main et reçoit un câlin accompagné de paroles réconfortantes. Le contexte émotionnel positif de ces actions et réactions donne le ton aux apprentissages que l’enfant fera par la suite.

La santé mentale des parents est l’un des plus importants facteurs de risque d’apparition de problèmes chez les enfants. Les parents équilibrés sur le plan affectif sont plus enclins à se montrer affectueux et émotionnellement disponibles envers leur enfant. (286)

Les parents qui bénéficient de soutien et qui savent ce dont les enfants ont besoin pour bien se développer sont mieux disposés à adopter un comportement parental positif et à répondre à ces besoins.


  • Veiller à ce que la mère ait du soutien.

  • Préparer et planifier la façon dont la maison sera tenue après l’arrivée du bébé.

  • S’informer sur le sain développement de l’enfant et les mesures qui le favorisent.

Les projets communautaires qui aident les parents à comprendre les besoins de leur bébé et à se sentir à l’aise et confiants dans leur rôle parental contribuent à former des liens familiaux empreints de chaleur et de sensibilité. Bien que certains parents recherchent activement de l’information et des moyens d’en apprendre plus sur les soins à donner aux nourrissons, ce n’est pas pratique courante, dans notre société, de chercher ce genre d’aide ailleurs que dans la famille immédiate ou auprès des amis. C’est pourquoi il est important d’aller au devant des nouveaux parents.

Il existe des centres de ressources familiales dans de nombreuses communautés. Ces centres n’offrent pas tous la même gamme de services de soutien, mais ils sont généralement dotés d’employés ouverts et accueillants qui peuvent répondre aux questions que les nouveaux parents se posent et qui ont eux-mêmes des comportements parentaux exemplaires. Leur but est d’établir une relation de respect et de confiance avec les parents en partant de leurs points forts. Les services offerts par ces centres de ressources peuvent comprendre une halte-accueil, des activités programmées qui permettent aux parents de se rencontrer et des programmes structurés pour les bébés et leurs parents. Ils fournissent du soutien, de l’information et des services accessibles dans un cadre non menaçant. (237)

Les programmes de visites à domicile ont pour but d’offrir du soutien aux parents et de contribuer à développer leur confiance et leur compétence. Diverses études ont démontré que les programmes bien conçus de visites à domicile peuvent accroître le bien-être physique, affectif et social des familles. (41)

Ces services sont surtout dispensés aux familles qui ont un grand besoin de soutien, par exemple les jeunes mères seules, les familles à faible revenu et celles qui ne peuvent pas avoir recours régulièrement à d’autres services communautaires. Les conseillères visiteuses doivent être bien formées et disposer d’un bon soutien. La réussite de leur intervention auprès des familles dépend de leur capacité d’établir une bonne relation de confiance. (22, 41, 87, 148)

Les programmes de stimulation de l’enfant donnent aux parents et à d’autres personnes qui s’occupent d’enfants l’occasion de se rencontrer avec leurs bébés et d’apprendre de nouvelles techniques avec une monitrice formée à cette fin. Bon nombre de ces programmes apprennent aux parents à observer leur bébé, à essayer de déterminer ce qu’il éprouve ou ce qu’il cherche à communiquer et d’adapter leur comportement à ses besoins.

Les programmes de mentorat permettent de jumeler les nouveaux parents avec des parents expérimentés. Ceux-ci aident les nouveaux parents à se sentir à l’aise avec leur bébé et leur montrent concrètement comment assurer l’affection et la stimulation nécessaires à l’enfant. Le programme « Canadian Mothercraft’s Parent Companion » est un bon exemple de programme de mentorat.


Environnement sécuritaire et varié

Les bébés se servent de leurs sens pour explorer leur environnement. Lorsqu’ils trouvent un objet attirant, ils sont naturellement portés à le toucher, à y goûter, à le tirer ou à le pousser. Il faut examiner les jouets et les autres objets qui se trouvent à la portée du bébé pour s’assurer que celui-ci peut les manipuler sans danger. Lorsque le bébé est capable de se déplacer, il faut ôter les objets dangereux rangés sur les comptoirs et dans les armoires que le bébé peut atteindre.

Une fois qu’ils ont appris à ramper, les bébés doivent avoir de l’espace à explorer. Laissés libres dans une pièce aménagée spécialement pour eux, ils peuvent exercer leurs muscles sans danger et peuvent aussi choisir de se rapprocher ou de s’éloigner de leurs parents ou gardiens et de la sécurité qu’ils procurent.

Les jeunes enfants ont besoin de variété. Ils se désintéressent rapidement de ce qui est trop familier.

Les meilleurs jouets éducatifs pour les bébés de tout âge sont ceux qui procurent plaisir et stimulation tout en étant sécuritaires. (64)

  • S’assurer que les jouets des enfants soient sécuritaires.

  • S’assurer que les enfants soient toujours surveillés lorsqu’ils apprennent à ramper et qu’ils commencent à explorer la maison.

  • Aménager la maison de manière à ce qu’elle soit sécuritaire pour les enfants.

  • Favoriser et appuyer l’adoption de règlements concernant la sécurité des jouets pour enfants et l’étiquetage indiquant le groupe d’âge auquel les jouets conviennent.

 

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